Saint-Remy et le prince Laurent : le charme est réciproque

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C'est une initiative de Marc Bolland, le Bourgmestre de Blegny. En effet, il avait averti le Palais du 150ème anniversaire de la société royale "La Jeunesse" de Saint-Remy. Et hier, à l'occasion de la fête locale, le village a reçu la visite du Prince.

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Il est venu, tout simplement, seul, sans escorte, sans falbalas, dans son petit monospace personnel. Attendu par le Gouverneur de la Province, Hervé Jamar (dont c'était la première sortie officielle) et le mayeur de la commune, son Altesse est arrivée à la salle de la Jeunesse en voiture "officielle". Les habitants étaient nombreux à se presser pour tenter de l'apercevoir.

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Après avoir écouté les discours de bienvenue, le prince a ensuite dévoilé la plaque commémorative de ce prestigieux anniversaire. 

Le livre d'or signé, le prince a écouté très attentivement les explications qui lui étaient données sur les quelques objets anciens qui étaient exposés. Il a manifesté tout son intérêt, n'hésitant pas à poser de nombreuses questions.

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La salle qui l'attendait était comble, même le balcon où les enfants étaient impatients de le voir. Albert Gérardy, puis Samuel Habets, l'actuel président, se sont relayés au micro pour relater l'histoire et les buts de "La Jeunesse". Enchanté, semble-t-il par cette petite fête locale, son Altesse a désiré prendre la parole :

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« Ce n’était pas prévu que je prenne la parole », lançait-il. « Mais j’ai quelque chose qui me tient à cœur à vous dire. J’apprécie et j’admire le dévouement des membres qui travaillent activement dans les associations de villages comme celle-ci. Certains ont donné leur vie pour faire vivre un comité local ! Par cette création, ils sont parvenus à inculquer des valeurs. Personnellement, je me demande parfois pourquoi on vit. Et dans quel but. Eh bien, ce genre d’organisation donne un objectif à la société. Peu de gens peuvent se targuer de réaliser de tels accomplissements dans leur vie. Je suis vraiment sous le charme de cette impulsion et de sa pérennité. J’espère d’ailleurs que l’initiative perdurera. Le président a une vingtaine d’années, donc je ne me tracasse pas. Et c’est tant mieux. Vous le méritez » !  

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Le prince Laurent a également remis une enveloppe souvenir aux trois plus anciennes membres cotisantes, Mesdames Gaillard, Gérardy et Liégeois ainsi qu'aux plus jeunes, des bébés de quelques mois.

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Ayant goûté au traditionnel péket, le cortège, harmonie en tête, le cortège s'est rendu vers le monument aux victimes des guerres où des gerbes de fleurs furent déposées.

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Le village de Saint-Remy compte deux "sociétés" : "La Jeunesse" d'obédience catholique, et "La ligne droite", socialiste. Les premiers avaient invités les seconds à participer à la fête, en invitant les deux harmonies à jouer ensemble notre hymne national à l'occasion du dépôt de fleurs. 

Un bref historique des festivités et des traditionnels cramignons de la Basse-Meuse, au cours desquels les deux harmonies s'opposent musicalement -en général- a été fait au prince. Ce dernier aurait voulu se rendre compte par lui même de quoi il s'agissait. C'est donc à sa demande que les deux harmonies "rivales" se sont mises face à face pour jouer le traditionnel "Quéne daye" de manière tout à fait festive et pacifique.

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Quittant les lieux, le prince Laurent et les personnalités se sont ensuite dirigées vers l'école communale où le prince Laurent avait garé sa voiture. Il ne s'est volontiers dirigé vers les petits écoliers qui l'attendaient, tout en criant "Vive le Prince". Après avoir serré de nombreuses mains, comme "monsieur tout le monde", son Altesse a retiré sa veste, a salué la foule, puis est remonté en voiture et est parti.

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Les habitants sont unanimes : "Merci Monseigneur, non seulement de nous avoir honoré de votre présence, mais aussi pour votre gentillesse, votre simplicité et votre disponibilité".

Un 150ème anniversaire qui restera dans les mémoires des Saint-Rémois!

(NDLR : Quéne Daye est un morceau wallon que les deux harmonies jouent en canon, de manière décalée. La première commence, puis la seconde reprend le même air, mais décalé de quelques mesures. Le but étant de faire perdre le fil de la partition aux musiciens de la société adverse)

Le reportage photo est en ligne, voir marge droite.

 

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