Des élèves de Cheratte au coeur d'un film

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Durant un an, les réalisateurs Thierry Michel et Pascal Colson ont posé leurs caméras dans la classe des 6ème primaires de l’école communale de Cheratte. Un an durant lequel il a filmé les joies, les peines, les doutes et l’évolution de huit enfants de 11 ans, dont sept sont musulmans et d’origine turque. Un film-documentaire bouleversant.

Reconnu internationalement, et après avoir filmé durant 25 ans l’Afrique, le réalisateur belge Thierry Michel est revenu à un thème qui lui est cher : l’enfance. Et pas n’importe comment : en installant ses caméras dans la classe de 6ème primaire de l’école communale de Cheratte. Une école qu’il n’a pas choisie par hasard. À part le petit Lucas, les huit élèves de 11 ans sont tous musulmans et issus de l’immigration turque. La plupart sont ainsi des petits-enfants d’un mineur qui a travaillé dans le charbonnage du Hasard, situé juste en face de leur école. Durant un an, Thierry Michel et Pascal Colson ont ainsi suivi ces futurs ados qui sont à une année charnière de leur vie et qui ont en ligne de mire, le CEB. Avec leurs mots bien à eux et leurs réflexions bien de leur âge, reflets également de leur éducation religieuse, ils nous parlent de certains thèmes, de leurs doutes et de leurs rêves. «  Ils sont à un âge fondamental. Ils se posent des questions et sont à l’aube d’une rupture », explique Thierry Michel. «  Jusque-là, ils vivaient en vase clos. Mais ils vont bientôt devoir quitter la matrice protectrice pour aller découvrir le monde. Et pour eux, Liège, c’est déjà un autre monde  ».

Comme on le découvre dans le documentaire, ces enfants habitent Cheratte, vont à l’école à Cheratte et ne quittent pas vraiment Cheratte. En suivant le parcours de ces huit enfants, Thierry Michel et Pascal Colson ont aussi mis en lumière le travail extraordinaire de leur institutrice, Brigitte. Institutrice dans cette école depuis 1988, elle a créé un lien tout particulier et très fort avec ses élèves, dont elle a, pour la plupart, également eu les parents en classe.

Toujours par le dialogue, elle fait réfléchir les enfants sur leur vie, leur histoire, leur religion et aussi l’actualité. Des enfants que l’on voit parfois, déjà, tiraillé entre leur vie familiale, communautaire et religieuse et la société occidentale dans laquelle ils vivent. « Les Enfants du Hasard » montre aussi et avant tout le rôle essentiel d’une institutrice primaire qui aide ses élèves à entrer dans un monde de grands. Durant un an, Thierry Michel et Pascal Colson ont réussi à faire oublier leur caméra pour nous livrer un documentaire intimiste, spontané et parfois émouvant sur la vie de ces huit enfants et de leur institutrice. À voir absolument.

Source : La Meuse. 
 

Commentaires

  • C'est bien de connaître nos racines, de savoir ce que nos grands parents ont fait et nous ont transmis. Il est bien d'en tirer des leçons. Que l'on soit Turc, Marocain, Belge, ...Que l'on croit ou non en Dieu; nous sommes tous différents. Vivre avec nos différences est très enrichissant pour nous tous. Vive la solidarité!

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