La rectification de la frontière Visé - Margraten - Eijsden c'est dans 12 heures !

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Depuis le 1er janvier 2018, la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas se trouve à nouveau au milieu de la Meuse

Avec le passage à la nouvelle année, la rectification de frontière Visé / Eijsden-Margraten – Maastricht est un fait. Désormais, la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas se trouve à nouveau au milieu de la Meuse. Les accords définitifs avaient été officiellement fixés dans un traité, qui avait été adopté en 2017 par les parlements des deux pays. La rectification de frontière est donc un fait au 1er janvier 2018. Un résultat obtenu dans l’harmonie et le respect mutuel.

 

Pourquoi cette rectification de frontière ?

À cet endroit, l’ancienne frontière avait été fixée en 1843 en suivant le point le plus bas de la Meuse, également appelé thalweg. En 1961, les deux royaumes avaient décidé d’améliorer la liaison entre le canal Juliana et le canal Albert. Les méandres de la Meuse furent rectifiés, ce qui amena des parcelles du territoire belge à se retrouver en territoire néerlandais et vice versa, et ces parcelles n’étaient plus accessibles par voie terrestre au sein de leur propre pays. Elles étaient devenues un endroit idéal pour les personnes peu soucieuses de respecter la loi. Personne n’était vraiment satisfait de cette situation, et des communes tant belges que néerlandaises ont réclamé un tracé logique de la frontière.

 

Protocole d’accord

La procédure officielle pour une telle rectification de frontière requiert l’examen de beaucoup d’éléments. Il ne s’agissait pas seulement d’une modification des frontières nationales, mais également des limites des provinces et des communes. Il convenait en l’occurrence de passer des accords entre les ministres des deux pays, la Région Wallonne, les provinces, les trois communes concernées, les cadastres des deux pays, la police et les organismes de gestion de l’eau des deux côtés de la frontière. Grâce à une écoute de l’autre et à une réflexion commune pour les solutions, un document particulier, le Protocole d’accord, a été signé le 23 juin 2016 par les deux gouverneurs et les trois bourgmestres. Il comportait des accords de travail et des intentions sur la manière de gérer les eaux, la nature et l’aménagement du territoire dans la nouvelle situation.

 

Rectification officielle de la frontière

Après l’été de 2016, la Commission frontalière royale avait formulé une proposition définitive pour la rectification de frontière, en se fondant notamment sur le Protocole d’accord. Lors de la visite officielle du Roi et de la Reine de Belgique aux Pays-Bas le 26 novembre 2016, les ministres des Affaires étrangères de la Belgique et des Pays-Bas avaient signé, en présence des deux couples royaux, le traité relatif à la rectification de frontière. Ce traité a été adopté au cours de 2017 par les parlements des deux pays et est ainsi entré en vigueur le 1er janvier 2018.

Commentaires

  • Je trouve tout à fait normal de modifier les frontières dans un but de simplification de toute l'administration. Ce qui me chagrine, c'est que la Belgique cèdent une partie de son territoire. Alors que nous pourrions revendiquer tout la territoire de la rive gauche de l'estuaire de l' Escaut, lequel est totalement désolidariser des Pays-Bas, ce qui pour permettrait d'agrandir le Zwin et d'unifier le système administratif de cette région. En revanche, ce sera difficile car ça apportera de l'eau au moulin de la Flandres sur le plan électoral. Le même problème se pose dans les cantons germanophones de l'Est de la Belgique;J'ose croire, que si un référendum populaire était organisé dans ces régions, beaucoup voteraient pour un rattachement à la RFA.

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