Le Cri de la Chouette

 

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Souvenirs de mon enfance  

 

Ceci est une histoire vraie…

Pendant la guerre, mes parents ont aidé une famille juive. Le père, la mère et une adolescente qui s’appelait Gilda !

Ils n’habitaient pas chez nous. Je ne sais pas où ils habitaient… peut-être chez ma tante Jeanne… peut-être chez ma tante Marie… probablement que je ne devais pas le savoir… À mes questions, je n’avais que des réponses évasives !

Pourtant, régulièrement, ma mère leur portait des œufs des poules de ma grand-mère, des légumes du jardin de ma grand-mère et même des vêtements de ma sœur… Si on te demande quelque chose, tu ne sais pas !

Le temps a passé… Quelques fois, ma mère et moi sommes allés leur dire bonjour, ils habitaient alors une petite maison tout étroite, rue Gérardrie à Liège.

Et, malgré toutes ces années passées, je n’ai pas oublié l’inquiétude de ma mère quand, à la maison, on parlait de la situation de cette famille, ni son anxiété quand passait une patrouille allemande. Je la sentais nerveuse si nous croisions en rue des personnes étrangères au village.

Cela devait être épuisant de vivre dans la crainte, tout en voulant rendre service…

Vous qui avez lu ces lignes, vous comprendrez que je dise

"NON aux visites domiciliaires !"

Pourtant l’expression est presque jolie ! On pourrait croire à des visites de courtoisie afin de voir si tout va bien, si on a de quoi manger, de quoi se chauffer…

Mais ne nous y trompons pas : à cause d’un excès de zèle, d’un mensonge, d’une dénonciation, de quelques mots changés dans la loi, craignons que ces visites domiciliaires se changent en fouilles, perquisitions, arrestations, condamnations…

NON, la Démocratie ne peut permettre cela !

Mesdames et Messieurs les Ministres, vous avez été élus grâce à notre démocratie.

Alors, défendez-la comme l’ont fait les Conseils Communaux de la Basse-Meuse !


Victor MASSIN

Président

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