Faits divers - Page 3

  • Visé : l'auteur de l'incendie volontaire de la rue de Dalhem a été interpellé

    L’incendie a eu lieu dans la nuit du 10 au 11 janvier dernier, vers 2 heures du matin, dans une résidence de la rue de Dalhem, à Visé, dans laquelle vivent 18 personnes.

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    À leur arrivée, les pompiers ont dû faire face à plusieurs foyers dans un des appartements et également dans le garage de la résidence. L’appartement en question est complètement détruit, tandis que la résidence a souffert des dégagements de fumée. On déplore également une victime, intoxiquée, qui a été emmenée à l’hôpital. Un bilan heureusement assez léger puisqu’un expert descendu sur place a estimé que l’incendie aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

    Incendie volontaire

    Très vite, le locataire de l’appartement sinistré a été soupçonné d’y avoir mis le feu intentionnellement. Jean-Marc, 53 ans, est en effet en conflit avec plusieurs résidents de l’immeuble, et également avec le propriétaire de son logement. De surcroît, il semblerait que le quinquagénaire est dépressif depuis la perte de son emploi…

    d-20180111-3JZKJG 2018-01-11 16:23:46

    L’homme n’était pas dans son appartement lorsque les pompiers et la police sont intervenus. Et il était introuvable depuis la nuit de mercredi à jeudi.

    Il a finalement été retrouvé ce vendredi dans les environs du barrage de la Gileppe (Jalhay). Le quinquagénaire, qui avait également mis le feu à son véhicule, a reconnu les faits. Il explique les raisons de son acte par les conflits qu’il connaît avec son voisinage et son propriétaire. Il a également expliqué qu’il s’était rendu au barrage de la Gileppe avec l’intention de mettre fin à ses jours, précisant qu’il « attendait de mourir par hypothermie ».

    Jean-Marc a été privé de liberté et déféré au parquet de Liège ce samedi matin. Son dossier a été placé à l’instruction avec une demande de mandat d’arrêt pour incendie volontaire avec circonstances aggravantes, les faits s’étant déroulé pendant la nuit dans un immeuble dans lequel se trouvaient de nombreuses personnes.

    Texte Romain Cammereri   Photos Thomas Van Ass

     

     

  • Le cimetière de Cheratte-Hauteurs vandalisé

    Comme nous vous l’annoncions dans nos éditions de ce lundi, 28 tombes du cimetière de Cheratte-hauteur ont été taguées dans la nuit de samedi à dimanche dernier.

    Des bombes de peinture fluorescente rose et verte ont été vidées sur ces tombes avec certaines inscriptions, telles par exemple « SATAN ».

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    Ce lundi matin, les services techniques de la Ville de Visé se sont rendus sur place.

    «  Nous avons établi un listing des concessions touchées. Il y en a bien 28 ! Une dizaine de propriétaires avaient déjà nettoyé leur concession. Aujourd’hui, vu la situation exceptionnelle, nous avons décidé de nettoyer nous-mêmes, à l’huile de bras, toutes les tombes taguées  », précise Luc Ligot du Service des Sépultures de la Ville de Visé.

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    «  Nous avons eu de la chance, entre guillemets, qu’il s’agissait de bombes de peintures de chantier qui ont été utilisées par le ou les tagueurs. Nous avons donc pu nettoyer totalement toutes les pierres tombales, quelles que soient leur matière. Il reste à repeindre la porte de la morgue et nous avons aussi repris une petite vierge en bronze qu’il faudra renettoyer plus spécifiquement  », ajoute Luc Ligot.

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    En attendant, les réactions se multiplient sur Facebook concernant ces actes de vandalisme gratuit, sans la moindre revendication. « Aucun respect, répugnant, scandaleux, honteux, grave, triste » : tels sont les termes employés par les personnes qui ont de la famille enterrée dans ce cimetière de Cheratte-hauteur.

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    «  C’est une première depuis 41 ans  », rappelle-t-on à la Ville de Visé.

    «  Nous invitons toutes les personnes concernées à déposer plainte auprès de la police cherattoise en tant que personnes lésées et nous invitons les éventuels témoins à se faire connaître  », conclut Luc Ligot.

    L’enquête se poursuit pour tenter de retrouver le ou les auteurs.

    Marc Gérardy pour La Meuse 
     
  • Oupeye : encore une pharmacie braquée au couteau!

    La semaine dernière, deux pharmacies avaient reçu la désagréable visite d’une bande de braqueurs. En l’espace d’une journée, soit le mardi 19 décembre, deux pharmacies avaient été ciblées. Le premier fait s’était déroulé à Houtain-Saint-Siméon. Quatre auteurs avaient fait irruption dans la pharmacie de la rue de la station, deux d’entre eux étaient porteurs d’un couteau. Ils avaient menacé la préposée et lui avaient demandé de se reculer du comptoir. Les malfrats s’étaient alors servis dans la caisse avant de prendre la fuite.

    Rue d’Amercoeur, à Liège, une autre pharmacie avait également été braquée le même jour. Deux hommes étaient entrés par le toit (!) avant de menacer l’employé, également à l’aide de couteaux.

    Et voici que ce vendredi, en fin d’après-midi, une troisième pharmacie a été visitée par une bande de trois individus. Armés d’un couteau, ils ont menacé le personnel avant de prendre la fuite avec un butin.

    À l’heure actuelle, on ignore si les trois faits font l’objet d’une même bande. (La Meuse)

     
     
  • Visé : Le chalet du club de tennis détruit par le feu

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                                                                                     Photo Facebook

    D'après les renseignements en notre possession, il semblerait que l'incendie se soit déclaré cette nuit aux environs d'une heure. A l'heure où nous écrivons ces lignes les causes du sinistre ne nous sont pas encore connues. Immense tristesse pour tous les membres du club et de nombreux sympathisants qui perdent un lieu où ils avaient de très nombreux souvenirs.

  • Haccourt : Une belle histoire de Noël

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    A l'origine, une collection unique de pandas

    Céline et André Cornet, vous vous souvenez? Nous avions déjà évoqué leur collection de plus de 2200 représentations différentes de pandas dans nos colonnes. A l'époque, une jeune étudiante chinoise qui se trouvait en Belgique en avait eu connaissance et avait averti les autorités de sa province natale, le Sichuan. La collection de ce couple avait impressionné les autorités chinoises au point qu'à plusieurs reprises, des délégations étaient venues de Chine afin de l'examiner. Selon les visiteurs, la collection des deux Haccourtois était le plus complète qu'ils aient jamais vue dans le monde. Céline et André avaient été invités à plusieurs reprises dans le Sichuan, où ils avaient été reçus avec tout le luxe dont les Orientaux peuvent faire preuve pour leurs invités de marque : hôtels de luxe, visite guidées, interviews à la télévision etc... Bien évidement, des reportages avaient été publiés dans La Meuse ainsi que sur le blog Sudpresse de Visé.

    Un car-jacking en Angleterre

    Il y a plus d'un an, Jon Blair, un Londonien, s'était fait voler sa voiture ainsi que son contenu. Dans le véhicule, se trouvait un panda en peluche, le préféré de Louis, un des fils de Jon. Louis était inconsolable depuis la disparition de son jouet fétiche. Durant de longs mois, la famille a entrepris des recherches sur Internet afin de tenter de retrouver la même peluche que celle qui avait été dérobée. Il y a environ un mois, la belle-soeur de Jon l'a averti qu'elle pensait bien avoir retrouvé le même panda que celui qui avait été volé. Cette peluche appartiendrait à un couple de Belges, de Haccourt, qui seraient collectionneurs.

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    Ce panda figurait sur une des photos publiés sur le blog Sudpresse de Visé ! (Cinquième panda en partant de la gauche, sur la seconde étagère)

    Contact avec la famille Cornet

    Le papa de Louis a alors tenté par tous les moyens de contacter Céline et André. Problème de langue, Jon s'exprime en anglais, Céline et André en français. "Quand on m'a demandé mon numéro de compte en banque, nous explique André, j'ai tout de suite pensé à une arnaque et je n'ai plus répondu aux appels" En réalité, ils l'apprendront plus tard, Jon voulait verser une somme d'argent pour acheter la peluche...

    Jon ne se décourage pas, il prend alors contact avec l'administration communale d'Oupeye et c'est un parfait bilingue qui lui répond, Raphaël Hensenne.  Jon lui fait part de ses recherches et Raphaël lui propose alors de servir d'intermédiaire. Il prend contact avec Céline et André et les informe de la situation exacte. Sans hésiter, Céline et André décident d'offrir cette peluche au jeune anglais "comme cadeau de Noël" précise Céline. 

     La rencontre

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    Tout s'est passé très vite, informé hier de la décision de Céline et André, Jon Blair a décidé de prendre l'Eurostar ce matin pour arriver à Haccourt aux environs de midi. Invité à visiter leur collection, Jon a immédiatement désigné le panda qu'il recherchait parmi les centaines d'autres. C'est de très bon coeur que Céline et André le lui ont offert. Jon a remercié le couple en leur offrant un splendide bouquet de fleurs, ainsi que trois nouveaux pandas achetés pour Louis, mais qu'il ne voulait pas car il ne s'agissait pas du même que "le sien". Jon nous expliquera ce que le panda recherché avait de "spécial" : son sourire et la couleur de la plante des pieds. Rares sont les exemplaires de représentation de l'animal souriant et ayant la plante des pieds de teinte brune. 

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           "Le" panda

    Qui était le plus heureux? Jon Blair d'avoir trouvé ce qu'il cherchait depuis longtemps ou le couple Cornet d'avoir pu jouer le rôle de "Père Noël" en sachant qu'ils allaient rendre le sourire à Louis ? Difficile à dire...

    Après environ une heure passée chez Céline et André, le papa de Louis est reparti vers Londres, heureux de sa découverte. L'Eurostar ne l'aurait pas attendu.

    Qui est Jon Blair, cet homme qui vient de Londres à Haccourt simplement pour une peluche?

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    Il nous a raconté brièvement son parcours, le voici.

    "Tout d'abord, je tiens à préciser que je n'ai aucun lien de parenté avec l'ancien premier ministre, nous déclare-t-il avec un grand sourire. Je suis né en 1949 en Afrique du Sud, au temps de l'apartheid. Lorsque le temps de faire mon service militaire est arrivé, j'ai refusé d'entrer à l'armée car pendant ces années, les militaires étaient utilisés pour brimer la population noire. Cela me répugnait au point que j'ai quitté ma famille et suis venu m'installer à Londres, en qualité de réfugié. Je me suis retrouvé journaliste télé, j'ai couvert trois conflits armés sur trois continents différents, on m'a tiré dessus, j'ai été bombardé... J'ai d'ailleurs 16 plaques métalliques à la colonne vertébrale". De journaliste, Jon a alors crée sa propre société de production de documentaires, qu'il propose aux diverses chaînes de télévision. Il a ainsi produit des réalisations sur Anne Franck, la liste de Schindler, etc... Et il termine en ajoutant "J'ai même dû me transformer en détective pour pouvoir retrouver Céline et André"

    Alors que nous venions de terminer la mise en page de cet article, Jon Blair nous a fait parvenir deux photos qu'il venait de prendre :

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    Les pandas (le petit, originaire de Chine,  lui a été offert par Céline et André) dans la voiture en route vers Bruxelles et la seconde, ci-dessous, en train de siroter une "Jup" au terminal Eurostar. 

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    (Pierre Neufcour)