Justice - Page 3

  • Un Visétois poursuivi pour avoir trafiqué des compteurs de voitures

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    Un Visétois âgé d’une trentaine d’années a comparu jeudi devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de plusieurs faits de faux et d’escroqueries commis dans le cadre de la revente de voitures d’occasions. Ces véhicules, qui disposaient pourtant de « car-pass » en ordre, présentaient des compteurs où le kilométrage avait été largement trafiqué.

    Le prévenu était actif dans le secteur de la vente de voitures d’occasion achetées en Allemagne. L’enquête a démontré qu’il aurait revendu une quinzaine de voitures allemandes avec des compteurs trafiqués, où le kilométrage réel avait été diminué.

    Les véhicules concernés disposaient pourtant d’un « car-pass », un système présenté comme inviolable. Des clients avaient réalisé avoir été floués lors de leur achat quand ils avaient rencontré des soucis mécaniques avec les véhicules. Après avoir consulté des garagistes officiels, les marques allemandes avaient constaté que les compteurs des véhicules présentaient des kilométrages nettement inférieurs à ceux enregistrés dans les bases de données lors d’autres contrôles.

    Le prévenu, qui présente un casier judiciaire important, répond aussi de faits liés à la perception d’acomptes non-remboursés après des livraisons qu’il n’a pas honorées. Il est également impliqué pour un faux concernant l’achat d’un tableau dans une galerie d’art.

    Le prévenu a contesté les faits qui lui sont reprochés au cours de l’instruction d’audience. L’affaire a été reportée au 10 novembre pour réquisitoire et plaidoiries.

     (Belga)  
     
  • Visé: il tabasse sa mère dans sa résidence intergénérationnelle

     

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    C’est au sein de la charmante “maison Abbeyfield” de Lixhe, une résidence intergénérationnelle avec des zones communes, qu’Olivier, un Blegnytois de 34 ans, s’en était pris à sa maman en janvier dernier. Les faits étaient initialement qualifiés de tentative de parricide tant les coups étaient violents !

    C’est le 1er décembre dernier que l’administrateur-trésorier de ce manoir situé à Lixhe s’était rendu à la police afin de signaler les maltraitances dont une résidente, âgée de 65 ans, avait été la victime. La sexagénaire habitait là depuis 8 mois, et hébergeait de façon précaire son fils Olivier, qui avait été gardien de sécurité mais qui s’est retrouvé sur la mutuelle à cause d’une arthrose juvénile. D’après ce qu’a révélé l’audience, Olivier mixait médicaments et alcool et passait ses journées à ne rien faire, ce que sa mère avait tendance à lui reprocher avec insistance. Leurs discussions prenaient ponctuellement une tournure violente –déjà victime de son époux par le passé, lors de scènes dont son fils était le témoin, elle était désormais la victime de celui à qui elle avait donné la vie.

    En ce 1er jour de décembre, vers 11 h, c’est un autre résident qui avait découvert la maman d’Olivier. Quand il avait poussé la porte de son logement, il l’avait trouvée à demi-consciente. Olivier avait la main gonflée et criait “ce n’est pas moi, je le jure !”. La sexagénaire avait été emmenée aux soins intensifs avec des hématomes sur les membres, sur le thorax et surtout au visage. Elle présentait des lésions de maintien au bras, une fracture du nez, des fractures du volet costal. Auditionnée en fin de journée, elle avait refusé de s’exprimer. Elle avait, la veille des faits, pris des médicaments parce qu’elle “en avait marre” de son fils. Elle titubait sous l’effet des somnifères lorsqu’ils s’étaient disputés.

    Une peine de 7 ans de prison avait été requise contre le Blegnytois. Absent à l’audience pour cause de grève des gardiens, il avait reconnu les coups par le biais d’une lettre que son conseil, Me Simonis, avait lue à l’audience. Olivier expliquait qu’il n’avait pas appelé les secours « parce que quand mon père frappait ma mère, il la mettait ensuite au lit 2 jours », écrivait-il. Il contestait avoir eu l’intention de tuer sa maman : « il n’y a pas de mobile, pas d’élément moral, et les coups ne visaient pas de zone vitale ! », avait insisté Me Simonis. Les faits sont requalifiés en coups et blessures et Olivier, qui avait été condamné à 1 an de prison en décembre dernier pour, déjà, des coups sur sa mère, écope d’une peine complémentaire d’1 an de prison et de 1200 euros d’amende.

    Laurence Wauters.

     

     
  • Adam, 3 ans, un petit garçon tiraillé entre Visé et l'Algérie

     

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                                                                          Photo D.R.

    Depuis bientôt un an, Benasser, un Algérien de 58 ans, multiplie les tentatives pour récupérer son fils. Adam vit désormais à Visé avec sa maman et le nouvel époux de celle-ci. Malgré deux jugements en sa défaveur, elle affirme vouloir le protéger. Le papa a mis la machine judiciaire en branle pour le récupérer.

    L’histoire d’amour entre Samra et Benasser commence en 2011. Lui, vit en France depuis plus de 20 ans. Elle, réside en Algérie. Pendant les vacances, Benasser vient rendre visite à sa famille restée au pays. Il y rencontre Samra, actuellement âgée de 32 ans. Le couple tombe amoureux, la suite, on la connaît.

    Un an plus tard, alors qu’ils vivent en France, Benasser et son épouse retournent en Algérie pour affaires. «  Cela n’arrangeait pas mon épouse  », affirme-t-il.

    Malgré ces quelques dissensions, en 2012, le couple accueille Adam. Mais leur mariage bat de l’aile. Deux ans plus tard, c’est le divorce. «  La même année, alors qu’elle a pourtant la garde d’Adam, elle fuit vers la Belgique pour rejoindre un homme qu’elle a rencontré sur les réseaux sociaux. » L’expérience n’est pas concluante et quelques mois plus tard, la maman du petit garçon rencontre à nouveau quelqu’un, un Visétois cette fois-ci, qui deviendra son futur mari.

    Et depuis le 27 août, Benasser ne voit plus son fils. Ce jour-là, Samra prend un avion vers l’aéroport français de Paris-Orly, avec le jeune Adam. «  J’ai alors entamé une procédure judiciaire pour kidnapping et non-présentation de mon enfant. J’ai aussi lancé un avis de recherche sur Facebook. Quatre heures plus tard, une dame me confirme la présence de mon fils à Visé, où il vit depuis avec sa mère, remariée avec ce monsieur.   Je reste persuadé qu’elle a fui pour des papiers. Elle a ainsi sacrifié notre fils pour l’acquisition de la nationalité belge. L’épanouissement de mon enfant m’inquiète énormément, il a été brutalement coupé de la présence de son père.  »

    Une version avec laquelle Samra n’est évidemment pas d’accord. Selon elle, elle n’a pas kidnappé son fils mais elle dit le protéger. «  Mon ex-mari voulait une femme soumise alors que j’ai un Bac+6. Je n’étais pas bien traitée à ses côtés, mon fils non plus, j’ai été séquestrée et menacée de mort. J’ai d’ailleurs également déposé plainte à son encontre et l’affaire est entre les mains de la justice. Je ne voulais pas que mon fils vive dans son environnement. Il travaille dans le monde de la nuit.»

    Samra a d’ailleurs un avocat, en Belgique, qui se charge de son dossier.

    Benasser, lui aussi, a mis la machine judiciaire en branle. Samra, qui avait la garde exclusive (avec un droit de visite du papa), la perd dans un jugement rendu le 17 janvier dernier par le tribunal d’Oran. Dans ses attendus, le tribunal précise que Samra a «  privé le demandeur (Benasser) d’exercer son droit de visite et privé en même temps l’enfant de vivre sous l’auspice de ses parents. » Quelques jours plus tard, un autre jugement a été rendu, qui condamne la maman à une peine de prison d’un an ferme avec mandat d’arrêt.

    Des jugements en défaveur de la Visétoise, «  car je n’ai pas pu me présenter et l’avocat qui me représentait à l’époque a pris mes dossiers à la légère. Mon avocat en Belgique va voir ce qu’il peut faire mais ces jugements n’ont aucune valeur en Belgique.  »

     

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  • Milmort: Patrice Bleus placé sous mandat d'arrêt pour tentative d'assassinat sur Thierry Horrion

     

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                                                                              Photo DR/SP

    Samedi, Patrice Bleus, 45 ans, de Seraing, a été déféré au palais de justice de Liège. Il a été présenté à la juge d’instruction qui l’a placé sous mandat d’arrêt pour tentative d’assassinat sur la personne de Thierry Horrion.

    Bleus avait ouvert le feu, à trois reprises, sur le commerçant herstalien de 46 ans. La juge d’instruction a donc retenu la préméditation du geste, ce que conteste, avec force, Patrice Bleus, l’auteur des coups de feu.

    Bleus avait été arrêté par la police de Herstal quelques minutes seulement après avoir ouvert le feu sur Thierry Horrion, un Herstalien avec qui il venait de s’installer à la terrasse du café de la Gare à Milmort. Trois balles tirées. Au moins une a terminé dans le thorax. Bleus a ensuite matraqué sa victime, grièvement blessée à la tête, à coups de crosse.

    Après avoir essuyé les tirs, Thierry s’était effondré au pied de sa Porsche Boxster stationnée sur le petit parking jouxtant le café. (A.B.)

  • Le manifestant qui a agressé le commissaire Vandersmissen a été libéré: "J'ai réagi sous l'effet de l'alcool"

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    Le manifestant qui a agressé le commissaire Vandersmissen lors de la manifestation nationale, mardi, a reconnu les faits, a indiqué jeudi le parquet de Bruxelles. Il nous a livré sa version des faits après avoir été libéré.

    Tanguy F, l'agresseur du commissaire Vandermissen lors de la manifestation de mardi, dit regretter son geste. Il s’était présenté spontanément ce mercredi après l’avis de recherche diffusé par la police: "J'étais sous l'effet de l'alcool. Je n'en voulais pas à cette personne en particulier », a-t-il expliqué.

    L’homme explique ensuite qu'il a vu deux collègues être "gazés". "J'ai trouvé qu'ils y allaient fort mais, dans un premier temps, je me suis retiré. Puis finalement, je me suis rapproché et j'en suis venu aux mains. Si je n'avais pas bu, je n'aurais jamais réagi de la sorte."

    Il a été libéré.