Le billet du C.A.L - Page 5

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    Sortir l’avortement du Code pénal.

    Au travers des siècles, la liberté de la femme à disposer de son corps s’est révélée être un combat juste mais âpre et long.
    En 1795, époque où nos provinces sont des départements républicains  l’avortement est repris comme « Crime et attentat contre les personnes ».
    En 1867, le Code pénal belge modifie le texte et en fait un « Crime et délit contre l’ordre des familles et contre la moralité publique ».
    C’est  davantage la protection de la famille que celle de l’enfant et encore moins celle de la mère que le législateur de l’époque s’efforce de garantir. 
    Le fœtus n’est pas protégé pour lui-même en tant que futur enfant, mais bien en tant que membre d’une famille, famille qui est la valeur phare de la société de cette époque. 
    Ce socle de valeurs dites communes  est manifestement inspiré par la religion catholique puisque la morale sociale est avant tout la morale chrétienne et, par là, source du droit.
    Il faudra plus d’un siècle et le début des années 70 pour voir les défenseurs des droits des femmes réclamer  que l’IVG (interruption volontaire de grossesse) sorte du Code pénal.
    Mais l’hypocrisie bien pensante règne à l’époque. 
    Une étude du CRISP (1974) dénombre entre 75.000 et 150.000 avortements clandestins pour un équivalent de 150.000 naissances en 1960. En revanche, le monde catholique via l’UCL minimise, puisque le nombre d’IVG clandestines tourne autour des 20.000 par an !
    De plus, on parle d’une justice de classe ! 
    La proportion entre femmes d’industriels et femmes du monde ouvrier condamnées est criante d’un accès à des soins et des instructions judiciaires différents.
    En 1990, la loi « Lallemand – Michielsens » dépénalise partiellement l’avortement mais une dernière cartouche du monde catholique est tirée… Le roi Baudouin se déclare dans l’impossibilité de signer, avançant un problème de conscience…
    Le Gouvernement trouvera une solution … Le Roi n’abdiquera pas et la loi sera signée par le Gouvernement.
    Reste que l’IVG est toujours considérée en 2017 comme un délit, puisque reprise dans le Code pénal ce qui revient pour la femme à être marquée par le signe de la culpabilisation.
    Aujourd’hui, certains veulent revenir sur les acquis d’un monde libre et adogmatique.
    Face à ces ennemis du progrès et de la liberté individuelle, nous, Laïques, devons non seulement être vigilants mais poursuivre aussi notre combat.
    Que l’IVG soit reconnue comme un acte médical doit être une priorité!
    L’avortement est une mesure de santé publique, un droit des femmes à disposer de leur corps 
    et à choisir leur vie.
    Aussi rejoignez-nous et adhérez à la campagne #AvantMaMénopause (vidéo) qui vise à interpeller de façon ludique et décalée l’opinion publique sur ce sujet.

    Jean-Claude DETRIXHE
    Président du CAL Basse-Meuse

     

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    Beau succès

    Il y a quelques jours se tenait le deuxième marché artisanal du printemps organisé par La Maison de la Laïcité de Visé en collaboration avec le CAL Basse-Meuse et l’aide de la ville de Visé. Ce fut un réel succès.
    Dès l’inauguration les différentes personnes qui ont pris la parole ont souligné cette réussite. Tant Monsieur l’Echevin  Stéphane Kariger qui remplaçait Madame Viviane Dessart, Echevin de la Culture de la ville de Visé que Madame Bernadette Kinet, vice-présidente de la Maison de la Laïcité que Madame Rachel Etienne, coordinatrice  de la Maison, chacun a remercié les artisans et a souligné la qualité et la diversité des produits exposés.

    Tous ont aussi relevé le savoir-faire et le professionnalisme des ouvriers de la ville de Visé qui avaient mis tout en œuvre pour que les artisans et les visiteurs soient accueillis dans de très bonnes conditions.

    Si la pluie avait quelque peu chassé le public lors l’inauguration ainsi que le samedi, les visiteurs se sont présentés en grand nombre le dimanche et tous ont montré beaucoup d’intérêt pour tout ce qui s’offrait à leur vue.

    C’est donc un grand merci que nous  adressons un fois de plus aux artisans, pour la qualité de leurs œuvres et pour leur gentillesse, à la ville de Visé pour la mise en place, à Rachel Etienne qui a travaillé longuement sur ce projet, à tous les visiteurs qui se sont déplacés et à tous les bénévoles qui les ont accueillis tout au long du weekend.

    Vu ce grand  succès, nous vous donnons, dès à présent, rendez-vous pour une troisième édition qui se tiendra quand les travaux qui vont rénover tout le bâtiment de la salle des Tréteaux seront terminés.

     

    Nous nous réjouissons déjà !

     

    Claire Dethioux pour Culture et Action Laïque de la Basse-Meuse

     

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    Quoi de neuf à la Cité Miroir ?

     

    Comme vous le savez probablement, la Cité Miroir accueille, entre autres, les activités du Centre d’Action Laïque de la Province de Liège. 

    Vous pouvez y aller régulièrement  visiter des expositions ou y participer à des conférences-débats.

    L’exposition en cours en ce moment et jusqu’au 23 avril s’appelle « Medialand ».

    Medialand, c’est avant tout une invitation à revisiter de façon aussi ludique que pédagogique le monde des images, des médias, de l’esprit critique et  des engagements  du monde laïque dans ceux-ci. Au travers de 6 expositions thématiques et autant de visites animées, le CAL de la Province de Liège vous invite à la réflexion critique autour de notre rapport au monde des images. Chacune d’entre-elles apporte un point de vue particulier dans un monde qui lui est propre. 

    Du travail d’Oliviero Toscani, le controversé photographe de l’entreprise Benetton, à la question de l’esthétique véhiculée par les médias en passant par les canaux de communication et les outils de base de l’esprit critique, ces thématiques sont abordées au cœur de mises en scènes originales. Pour lier le tout, des circuits pédagogiques sont proposés pour bénéficier pleinement de l’expérience.

    Les 6 expositions sont : Olivier Toscani,  Le Cirque des clones numériques, Voyage au centre de l’info, L’expérience critique, Stéréotypes, Traits d’humour.

     Les prochaines conférences sont : « Les nouvelles écritures journalistiques au service de la presse d’investigation » avec Marc Vanesse le 23/03 de 9h à 12h, « Education aux medias, la rhétorique de la peur » avec Richard Lorent et Christine Servais le 30/03 de 9h à 12 h et « Le Pouvoir de l’image avec Pierre Somville et Christophe Mavroudis le 20/04 de 9h à 12h.

    La prochaine exposition thématique de la Cité Miroir sera « Masques, Beauté des Esprits » ainsi que « Mode Muntu. Des silhouettes par- delà le monde ». Vous pourrez voir ces deux expositions simultanées du 6/05 au 27/08.

    Renseignements sur www.citemiroir.be

    Vous pouvez réserver en ligne sur reservation@citemiroir.be  ou par téléphone au 04 230 70 50 ou à la billetterie de la Cité Miroir Place Xavier Neujean 22 à 4000 Liège.

     

    Bonne visite !

    Claire Dethioux pour le CAL Basse-Meuse

     

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    Pourquoi une journée internationale de la femme le 8 mars ?

    Car on pourrait penser qu'il y a déjà une fête des mères et que donc la morale « bien-pensante» est sauve.

    Mais si on attribue volontiers l'origine de la fête des mères à l'antiquité grecque - la célébration de la fête de la mère de Zeus - mais aussi au retour du printemps pour certains peuples d'Asie Mineure, la reconnaissance de la journée internationale de la femme trouve quant à elle son origine dans les luttes ouvrières et les grandes manifestations publiques des femmes du siècle passé.

    C'est en 1910 que Clara Zetkin, membre du Parti Socialiste Allemand, prône au congrès de l'Internationale Socialiste des Femmes à Copenhague l'organisation d'une manifestation d'une journée au niveau mondial pour « contrecarrer l'influence des féministes bourgeoises sur les femmes du peuple ». (1)

    Cette revendication était bien une prise de position politique contre la fête des mères. Elle dénonçait cette célébration comme une manifestation en faveur des femmes de la bourgeoisie.

     

    A la suite de cette prise de conscience, de grandes manifestations ont été organisées par les mouvements de femmes en Europe, puis en Russie et en Chine, pour dénoncer les inégalités de traitement entre les hommes et les femmes.

    Ces manifestations organisées en Europe ont débouché sur le droit de vote des femmes.

    Les Etats-Unis ont rejoint les revendications des féministes suite à des grèves de femmes durement réprimées au début du 20e siècle. (2)

       La première Journée Mondiale de la Femme, sous l'égide des Nations Unies, a eu lieu au Québec le 8 mars 1977.

    Mais le combat des femmes pour plus d'égalité de droits ne semble pas encore gagné. Il suffit de lire l'actualité pour voir que leur place dans le monde en tant qu'êtres humains à part entière est bafouée dans de nombreux pays, non seulement au travail, mais aussi dans la société, puisque, dans certaines régions de notre planète, les pratiques s'apparentant à de I ‘esclavagisme, les viols, les mutilations sont encore monnaie courante.

     

    A nous donc hommes et femmes de progrès d'apporter notre soutien à ce combat des femmes, et pas seulement le 8 mars !

     

    (1) D'après Françoise Picq, « Le long chemin vers l’égalité » in Le journal du CNRS, supplément 242, mars 2010.

       (2) En 1911, usine textile « Triangle Shirtwaist », New York, USA.

     

      Pierrette DANSE, administratrice du Cal Basse-Meuse

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    Marché Artisanal du Printemps 

    Au vu de l’immense succès rencontré l’année passée, la Maison de la Laïcité de Visé est heureuse de vous annoncer qu’elle organisera son deuxième marché artisanal du printemps les 18 et 19 mars 2017.  Elle veut ainsi promouvoir les artistes et créateurs de la Province de Liège mais aussi rapprocher de l’Art tous les citoyens.

    Ces deux journées se révéleront un moment privilégié de rencontre.  Elles seront aussi pour tout un chacun l’occasion d’acquérir l’une ou plusieurs de vos créations.

    Nous insistons également sur le côté « créatif et artisan » des participants, nous n’accepterons pas de revendeurs ou de commerciaux ni de métiers de bouche.

    Il reste encore quelques places.

    Nous sélectionnerons parmi les différentes propositions un nombre défini d’exposants, une trentaine au total. Nous veillerons autant que possible à varier les disciplines ainsi qu’à favoriser l’originalité et la qualité des propositions.

    La Maison de la Laïcité mettra tout en œuvre pour promouvoir et assurer le succès de cette manifestation (invitations, diffusion, vernissage).

     

    Vernissage : le vendredi 17 mars à 19h.

    Exposition-vente : samedi 18 mars de 14h à 20h et le dimanche 20 mars de 14h à 18h.

     

    Nous clôturerons les inscriptions le 07 février 2017. Notre Conseil d’Administration procédera à la sélection des artisans dans les 10 jours et nous vous informerons de votre participation ou pas.

    Le droit de participation est de 20€. Celui-ci inclut le vernissage, la promotion et l’aménagement des locaux. 

    Si ce projet vous intéresse, contactez dès à présent Rachel Etienne, Coordinatrice de la Maison de la Laïcité de Visé, afin de recevoir les documents d’inscription. Pensez à y joindre quelques photos de vos réalisations. 

     

    Contact : Rachel Etienne au 04/265 96 48 ou 0477/78 34 79 ou laicite.vise@gmail.com

     

    Au plaisir de vous lire et de découvrir vos œuvres !