Société - Page 2

  • Richelle : la fin d'une ère. Mariette Pinckers ferme son magasin

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    Ce commerce avait ouvert ses portes au centre du village en 1959 

    YANNICK GOEBBELS
    Durant une soixantaine d’années, Mariette Pinckers n’a pas seulement dépanné ses clients avec son magasin situé dans le centre de Richelle. Elle a également participé activement au dynamisme du village, sa supérette étant devenue un endroit de rencontre où la convivialité et le respect régnaient en maître.  
    « J’aurais tellement voulu poursuivre mon activité. Je prenais énormément de plaisir à servir mes clients. Malheureusement, ma santé ne le permettait plus. J’ai ainsi dû fermer mon magasin, à contre-cœur ».
    C’est par ces mots que Mariette Pinckers nous accueille à son domicile, situé dans le centre du village de Richelle, à quelques mètres de son ancienne supérette. « Ce magasin faisait partie intégrante de mon quotidien. Le fermer était l’une des étapes les plus difficiles de ma vie ».
    Tout a commencé en 1957 pour cette dame, aujourd’hui âgée de 81 ans. « Je venais de déménager. Mes grands-parents étaient boulangers à Richelle. Mais ils sont décédés assez jeunes. Ma grand-mère n’aurait pas su poursuivre l’aventure seule. Nous avons donc dû changer notre fusil d’épaule. Une boulangerie a été achetée par Clément Dessart. Quant à moi, j’ai repris l’autre endroit en 1959 et j’en ai fait un magasin où je vendais de tout, pour le plus grand bonheur des villageois ».
    Il y a toutefois un produit que Mariette Pinckers n’a jamais souhaité proposer à ses clients : l’alcool. « Je n’en n’ai jamais vendu », lance-t-elle en haussant le ton de sa voix. « Il fallait une licence spéciale pour être autorisé à vendre de l’alcool, mais ça ne m’intéressait pas. Cela aurait très clairement compliqué ma comptabilité. Comme je disposais d’un public fidèle, personne ne m’en a tenu rigueur. C’était mon choix ».
     
    Valeurs
     
    Il faut dire que cette supérette était devenue bien plus qu’un petit magasin. C’était un véritable endroit de rencontre où la convivialité et le respect étaient des valeurs partagées tant par Mariette que par ses clients. Certaines personnes avaient l’habitude de passer de longues minutes à discuter avec d’autres villageois dans ce commerce. On peut donc dire que ce magasin faisait partie intégrante de la vie des Richellois.
     
    C’est donc avec des souvenirs plein la tête que Mariette a fermé son magasin. « J’ai eu quelques soucis de santé liés à mon âge. Il faut dire que je travaillais sans compter. Mais je devais me rendre à l’évidence : je ne suis plus capable de tenir une journée entière. Il s’agit d’une ancienne demeure : il y a plusieurs marches. C’était trop fatigant, à mon âge, de poursuivre une telle activité. Mes clients l’avaient compris. Quand il fallait monter sur une escabelle pour prendre un produit situé sur une rangée un peu trop haute, ils me proposaient de faire cet effort pour moi. Raison pour laquelle je tiens aussi à remercier ma clientèle »
     
    À présent, Mariette Pinckers prend du temps pour elle. Un repos bien mérité pour une dame qui a permis de dépanner pas mal de personnes grâce à son magasin, un commerce qui était devenu, au fil du temps, bien plus qu’une simple supérette locale.
    (Yannick Goebbels)
  • Les Bengalis en concert à la Collégiale de Visé

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    En collaboration avec l'Echevinat de la Culture de Visé, le Kiwanis Basse Meuse organise ce 28 octobre à 20 H un concert donné par la célèbre chorale liégeoise.

    Les Choeur des Bengalis comprennent 70 choristes et 5 musiciens. Vous pouvez réserver vos places à l'Echevinat de la Culture au 04/374.85.50 ou à la Maison Peuvrate rue de Dalhem.

    P.A.F. : 10 € en prévente, 12 € sur place. A noter que l'entrée est gratuite pour les moins de 12 ans.

  • Visé : les troubles "dys" présentés par "les Jeudis citoyens"

     

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    Les "Jeudis citoyens", c'est une organisation de l'Echevinat de la Famille et de la Citoyenneté. Créés à l'initiative de Patrick Willems, l'échevin en charge, il s'agit d'un cycle de conférences portant sur des sujets divers et organisés régulièrement. Hier soir, Noëlle de Beurk, la conférencière, nous a expliqué en quoi s'agissaient les troubles "dys-"

    Nous avons ainsi pu faire un tour d'horizon de ces troubles spécifiques des apprentissages (T.S.A.) ou DYS. Ces troubles sont irréversibles, 25 % des enfants en seraient victime, et certaines de leurs manifestations peuvent être une certaine lenteur à effectuer une tâche donnée ou bien seulement à être vite fatigué. Ces enfants devront adapter leur mode de vie à leur maladie.

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    Ces troubles de l'apprentissage se manifestent de diverses manières :

    - Dys-phasie : difficultés à s'exprimer oralement

    - Dys-lexie : difficultés à lire

    - Dys-orthoraphie : l'enfant sait écrire, mais ne s'adapte pas aux règles d'orthographe

    - Dys-calculie : comme son nom l'indique, difficulté à effectuer une opération mathématique

    - Dys-graphie : difficulté à écrire : les deux premières lignes d'un texte sont bien écrites puis l'écriture se dégrade

    - Dys-praxie : aussi appelée TDC; Trouble du développement de la coordination des gestes moteurs 

    - T.D.A./H Trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyper-activité, l'enfant ne parvient pas à se concentrer plus de quelques minutes sur le sujet qui l'occupe.

    Les enfants victimes de ces troubles sont rarement atteints d'un seul d'entre eux. Mais il existe des "remèdes", des manières différentes de leur présenter le travail Aussi, tous les acteurs doivent participer à trouver la meilleure adaptation, la meilleure méthode pour permettre à l'enfant de comprendre ce qu'il doit faire. Là, il faut absolument que les thérapeutes, les enseignants et surtout les parents travaillent ensemble pour arriver à un résultat concret.

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    Un handicap physique se voit, un trouble "dys- "ne se voit pas. On croit l'enfant dissipé, paresseux, inattentif... alors qu'il souffre d'une de ces maladies. Selon la conférencière, c'est généralement après une batterie de tests, effectués durant les premières années primaires que ce type de trouble peut être détecté. Un enfant simplement distrait, ou remuant n'est pas nécessairement un malade. En classe, il ne faut pas hésiter à expliquer aux autres élèves qu'un d'entre eux rencontre plus de difficultés dans son parcours. Si le maître s'occupe plus de lui, ce n'est pas parce qu'il est le "chouchou", mais simplement parce qu'il est atteint d'un handicap invisible.

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    Sujet extrêmement intéressant présenté à la salle du Casino du Collège St-Hadelin qui était comble. Parmi l'assistance, des parents, des grands-parents, mais aussi de nombreux enseignants. C'est dire que le sujet intéressait une vaste panel de représentants de notre société. La conférence s'est terminée par un question-réponse lors duquel on pouvait constater combien le public était intéressé par le sujet.

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    Qui est Noëlle de Breuck ?

    Notre conférencière est licenciée en sciences de l'éducation et logopède. Elle travaille comme psycho-pédagogue en cabinet libéral depuis 28 ans, en collaboration avec de nombreux neuro-pédiatres pédopsychiatres et membres de professions ayant trait au monde "dys".

    Noëlle de Breuck est à l'origine des aménagements réalisés au profit des enfants "dys" pour les CEB, CE1D et CESS. Chaque année elle est conviée comme experte et consultante par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour collaborer sur des adaptations. Madame De Breuck à également collaboré avec de nombreux groupes de travail portant sur les aménagements raisonnables. Les lecteurs intéressés peuvent se rendre sur : http://www.espacevitamine.be

  • Autisme Liège : Jean-Paul Tornatore devient l'un des parrains de l'ASBL

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    C'est parce qu'il a été contacté par le papy d'un petit Mattéo (8 ans) atteint d'autisme que Jean-Paul Tornatore a accepté d''être l'un des parrains de cette Asbl. Il rejoint ainsi  deux basketteurs, Boris Penninck et Yoann Hertay de division 1, ainsi que Liège Basket, Pepinster, les dames des Panthers Liège et leurs coaches Pierre Cornia et de Fabienne Georis.
      
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    Depuis quelques mois c'est maintenant Jean-Paul TORNATORE, vainqueur d'une Coupe du Monde de Karaté, qui a proposé de devenir parrain de l'association. Il combat aux couleurs (logo de l'asbl sur son kimono) de "Autisme Liège".
     Jean-Paul Tornatore est ceinture noire 4eDan de karaté Wado. Il a créé une Académie qui porte son nom et dispense ses cours dans les locaux des écoles communales de Richelle et de Sarolay. Jean-Paul a décidé de recommencer à combattre, il nous explique pourquoi.
     

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    "Depuis longtemps, je m'étais dit que si je remontais sur un tatami pour combattre, ce serait au profit d'une oeuvre. Après avoir fait la connaissance du grand-papa d'un enfant autiste, je me suis dit qu'il s'agissait d'une maladie dont on ne parlait pas beaucoup. Je me suis renseigné sur le site de l'A£SBL "Autisme Liège" et je me suis dit qu'il s'agirait là d'un bon moyen pour sensibiliser le public à toutes les problématiques de cette maladie. J'ai fait broder le logo de l'ASBL "Autisme Liège" sur la manche droite de mes karate-gi. Au travers de mon action, je m'attache à sensibiliser le public à cette maladie. Aussi, j'organise des évènements dont les bénéfices sont intégralement reversés à l'ASBL. Depuis que j'ai recommencé à combattre, j'ai participé à trois compétitions internationales : Le 26 août je me suis classé premier en Suisse, le 3 septembre j'ai terminé second au Tournoi International d'Amsterdam et je viens de participer à la Budokan Cup en Allemagne où j'ai été disqualifié de la première place sur blessure (nez cassé) et je termine donc second aussi. J'attends d'être rétabli pour envisager l'avenir en compétition".
     
    Jean-Paul est bachelier en EPS, il travaille actuellement comme éducateur au Collège St-Hadelin de Visé. Il est aussi l'heureux papa de deux petites filles. 
    Le karateka organise deux évènements au profit de "Autisme Liège" : un stage le 21/10 (PAF 10€) à Neupré

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    ainsi qu' une compétition amicale qui se déroulera le 6 mai 2018. Jean-Paul Tornatore tient à préciser qu'il s'agit d'une démarche personnelle, que son académie n'y est pas impliquée. 
      
    Le 28/10, un souper sera organisé à Loncin au profit de l'association.
     
    Pour terminer, Jean-Paul tient à ajouter : "Les premiers dons commencent à arriver sur le compte bancaire au profit de Autisme Liège. Un énorme merci pour les premiers dons effectués, votre générosité nous touche. Pour rappel, un don (peu importe la somme) peut se faire sur le compte Autisme Liège : BE91 2400 7720 9576 (communication : nom+prénom+karaté). Mon combat pour aider et faire connaître l'autisme ne pourra se faire sans vous !"
     
  • Visé se visite de toutes les manières

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    Mardi 26 septembre 2017, le musée de Visé accueillait un sympathique groupe de la section liégeoise de la Ligue belge de la Sclérose en plaques.

    Le meilleur lieu pour accueillir sans problème un tel groupe composé pour moitié de chaisards (personne à mobilité réduite , en voiturettes simples ou électriques) est la place de la Collégiale. Un mot d’accueil dans cette somptueuse église permet au guide-conférencier (ce serait le terme officiel donné par le Commissariat général du Tourisme de Wallonie) d’aborder la riche histoire de Visé. Puis non pas la découverte du Visé empavé (les Encloistres des rues Dossin et Raskinroy) conduisant à l’hôtel de ville mais bien les rues du centre ville qui ne manquent pas d’atouts avec les maisons de gilde, quelques aspects de la reconstruction de la ville et quelques belles autres demeures avant de rejoindre un des rares restaurants de Visé adaptés pour accueillir facilement des personnes en voiturettes. A méditer par d’autres commerçants. L’arrêt photo habituel est toujours cette statue de Maroye, la gardeuse d’oies, héroïne du 14E S ;

    Dimanche 1er octobre, c’était la présentation du livret " Visé avå les Voyes " , petit résumé mais copieux du patrimoine du centre ville en wallon. L’occasion de faire une visite guidée très différente de celle du mardi précédent car ce jour-là, les rues centrales étaient bondées de voitures et de passionnés de « belles carrosseries ». Ici, passage par les degrés St Martin avant de rejoindre notre maison de ville puis le centre culturel avant de découvrir le musée en wallon. Deux chefs d’orchestre pour cette double visite : Paul D’herde (photo) côté ville et Marie-José Counasse côté musée. 25 participants dont certains venus de la verte Ardenne. Le livret peut être acquis facilement au prix seulement de 2 € , grâce à la Fédération Wallonie-Bruxelles et est disponible au musée de Visé pendant les heures de bureau du mardi au vendredi. (Pour plus de détails www.museedevise.be).

    (Communiqué)