Artisanat

  • Chapelle des Sépulchrines : cette fois ils sont sept à exposer leurs oeuvres

    fullsizeoutput_1262b.jpeg

    Remi Bomani, Josiane Melin, Christine Charlier, Popijo, Ela Smykowska, Jean-Marie Fabritius, Jo... Ces noms ne vous disent rien? Ce sont ceux des sept artistes qui exposent leurs oeuvres depuis aujourd'hui et jusqu'au 6 mai, de 14h à 18h, à la Chapelle des Sépulchrines rue du Collège 31 à Visé.

    Remi Bomani a toujours aimé le dessin, bien que sa vie professionnelle se soit déroulée dans un tout autre domaine. Remi est un peintre de l'instant. Ce sont les moments où la lumière magnifie le paysage qui l'inspirent, une rencontre fortuite, un visage... Captant cet instant en photo, il l'interprète ensuite avec ses pinceaux pour lui donner l'éclat et le contraste des couleurs.

    Josiane Melin, elle, est passionnée par la magie du feu. L'artiste tente de se l'approprier afin de transformer le métal en bijoux, le verre en perle, les émaux en décors pour porcelaine. Elle est toujours avide d'apprendre de nouvelles techniques afin de les mettre en pratique et créer ainsi de nouveaux objets de façon artisanale.

    Christine Charlier est intéressée par les couleurs et les matières. Ses oeuvres sont réalisées sur divers supports : la porcelaine, la soie, le plexi... Elle se reconnaît influencée par des peintres japonais tel Zao Wou-Ki ou le Russe Kandinsky

    Popjo, c'est l'autodidacte qui a réuni le groupe d'artistes qui exposent actuellement. Popijo travaille la terre, source d'apaisement et d'évasion. Ses préférences ? Le moment présent, l'inspiration de l'instant..

    Passionnée par l'abstrait, Ela Smykowska est diplômée de l'Académie des Beaux-Arts de Liège. Elle aime l'éclat des couleurs, le mouvement, mais représente tant le contraste que les nuances subtiles. Elle trouve son inspiration dans la nature, la musique, les émotions ressenties.

    Il y a plus de 10 ans que la sculpture est devenue une véritable passion pour Jean-Marie Fabritius. Cet autodidacte trouve principalement l'inspiration dans ses lectures. Son talent artistique s'exprime dans l'art de façonner la matière avec minutie et précision.

    Jo, lui, est photographe amateur depuis peu. Adepte du "HDR"* qui dramatise ses images, il nous présente de splendides clichés tant en couleurs qu'en noir et blanc.

    * HDR : High Dynamic Range, en français grande échelle dynamique. Le HDR consiste à prendre rapidement plusieurs clichés du même sujet en modifiant le temps de pose, mais en gardant le même diaphragme afin de conserver la même profondeur de champ. Un algorithme superpose ensuite les divers fichiers pour en tirer une seule photo qui exploite les meilleures lumières tant dans les zones d'ombre que dans les zone lumineuses. (P. Neufcour)

    En marge droite, un pêle-mêle de quelques photos prises lors du vernissage. 

  • Parcours d'Artistes

    fullsizeoutput_12504.jpeg

    Les photos réalisées lors du vernissage de l'expo hier soir font l'objet d'un album disponible en marge droite

  • Visé : Parcours d'Artistes ce week-end au départ de la chapelle des Sepulcrines

    860594_1.jpg

    Voici 12 ans qu'un groupe d'artistes passionnés de la Basse-Meuse organisait le premier Parcours d'Artiste dans l'entité de la cité de l'oie. 

    Cette fois encore, ce ne sont pas moins de 15 ateliers qui ouvriront leurs portes aux visiteurs qui souhaitent découvrir les oeuvres de 20 artistes locaux.

    Huile, aquarelle, acrylique, pastels, sculpture, modelage, photographie, céramique, bijoux, émaux, autant d'artistes et d'artisans qui se feront un plaisir de vous faire découvrir leur art, leur passion, tout en se faisant un plaisir de vous accueillir chez eux.

    Rendez-vous vous est fixé les samedi 21 et dimanche 22 avril de 13h à 18h. 
    Après avoir visité l'exposition qui se tiendra à la chapelle des Sepulchrines (Centre Culturel rue du Collège 31), vous pourrez organiser votre itinéraire en fonction de vos désiderata.

    Afin de permettre la visite dans l'ensemble de l'entité, deux bus navettes qui désserviront tous les ateliers seront mis à votre disposition par l'Échevinat de la Culture.

    860594_2.jpg


    En pratique :

    A la Chapelle des Sepulchrines
    Vernissage le vendredi 20 avril à 19h
    Exposition jusqu'au dimanche 22 avril de 13h à 18h
    Ateliers d'artistes, les samedi 21 et dimanche 22 avril de 13h à 18h

    (Un reportage photo sera effectué ce soir lors du vernissage)

  • 22! V'là les Artistes!

    DSC_6814.JPG

    Pourquoi 22 ? Parce que c'est le nombre d'artistes Bassis Mosans qui exposent leurs oeuvres pour la 33 ème édition à la Chapelle des Sépulcrines au Centre culturel de Visé. A partir d'aujourd'hui et jusqu'au 17 septembre, tous les jours de 14h à 18h vous pouvez aller admirer leurs derniers travaux. Huiles, acryliques, dessins, photos, sculpture, artisanat, bijoux, un résumé des oeuvres que vous pouvez admirer (et éventuellement vous procurer). L'entrée est libre : 31 rue du Collège à Visé.

    (En marge droite, un album photo de quelques oeuvres exposées).

  • Visé - Richelle : le titre de "Meilleur Artisan Glacier de Belgique" attribué au glacier Hugo.

    thumbnail_20161122_1554264.jpg

    Meilleur Artisan Glacier de Belgique

    C'est le titre qui vient d'être attribué à Benjamin Vanderheyden, le futur patron du Glacier Hugo.

    En 2002, Benjamin sort diplômé de l'école d'hôtellerie de Spa. Il travaille trois ans en Belgique, en cuisine et en salle, avant de partir 2 ans dans le sud de la France, dans des maisons réputées. A son retour en Belgique, il apprend que le glacier Hugo cherche un ouvrier pour la fabrication. Richellois de naissance ayant toujours été admiratif de cet établissement, il se présente et Georges Streibel l'engage. Benjamin connaît les bases de la fabrication de la glace, mais Georges le forme au métier de glacier. Recettes, mode de fabrication, astuces du métier, "secrets de la maison", Georges transmet tout son savoir à son élève qui ne demande qu'à apprendre. En 2011, Benjamin effectue lui aussi un stage chez Lenôtre, pile 20 ans après son mentor.

    thumbnail_DSCN1156.jpg

    Il aura la chance d'y travailler sous la tutelle de Gérard Taurin, un des meilleurs ouvriers de France et champion du monde dans la catégorie "glaces" en 2004. Selon Georges, "Benjamin a toutes les qualités et le sérieux nécessaire. Il est très volontaire, veut toujours apprendre, se dépasser et saura maintenir le cap de la maison Hugo"

    Le concours

    thumbnail_IMG_20161123_1635153.jpg

    Cette année, Benjamin Vanderheyden a décidé de s'inscrire au concours du Meilleur artisan glacier de Belgique.

    "Les épreuves se sont déroulées dans le bâtiment de l'IFAPME à Villers-le Bouillet le 22 novembre " nous explique le jeune lauréat. "Le challenge était de présenter 5 desserts en 6 heures. Rien ne pouvait être préparé à l'avance, nous partions de produits bruts. Le thème étant " Les fêtes de fin d'année", j'ai présenté une bûche de Noël en glace et sorbet, un parfait à la bière, une Corne d'abondance revisitée, un dessert sur assiette et deux verrines individuelles. Pour convaincre le jury, il fallait obtenir au moins 80 % des points. Nous sommes 4 lauréats à avoir obtenu le précieux titre. Il n'y a pas de classement entre nous, nous sommes 4 à avoir réussi, c'est tout ce que nous savons. La coupe, la médaille, le diplôme et la veste à col tricolore nous seront remis en avril."

    DSC_4380.JPG

    A partir du 1er janvier 2017 Benjamin et son épouse seront donc aux commandes de "Chez Hugo". Georges continuera à l'aider de ses conseils, si nécessaire, durant une période transitoire de six mois, puis ce sera à la troisième génération de continuer. Benjamin ne prévoit aucun changement, il garde la même équipe, les mêmes produits, la même qualité et la même passion. Respecter la clientèle, les collaborateurs et les produits est la devise de la maison.

    Bonne route, Benjamin.

     

    Un peu d'histoire.

    Hugo Streibel est né en 1908 dans une famille de maîtres tisserands émigrés en Pologne. Mère polonaise et père suisse, Hugo, qui est charpentier de formation, a 19 ans. Il décide de quitter sa famille et d'aller rejoindre ses cousins au Brésil. Il s'arrête en Belgique. Il n'ira pas plus loin.

    Nous sommes en 1927, Hugo apprend le français et travaille sur les grands chantiers de l'époque. Il fait la connaissance d'un Italien, marchand de matériel pour glaciers. Le commerçant trouve que Hugo a le "look" pour exercer cette profession. Il le convainc, lui apprend les rudiments du métier puis Hugo se lance comme glacier ambulant.

    DSC_4375.JPG

    "A l'époque nous explique son fils Georges, Il n'y avait que deux goûts : vanille et chocolat. Papa avait fait l'acquisition d'un véhicule Chevrolet de 1926 afin de faire ses tournées. Il était à la pointe de la modernité car la majorité des autres glaciers ambulants exerçaient leur profession soit avec une charrette à bras, soit avec un véhicule hippomobile".

    Hugo habite Saive. Il fait la connaissance d'une jeune fille. Les deux jeunes gens se plaisent et se marient. Ils sont maintenant deux à exercer la profession. Après la guerre, le couple Streibel fait construire la maison du n° 3 de la rue du Centre à Richelle. Le commerce ambulant continue avec 2 camionnettes, chacun des époux faisant une tournée. En 1952 c'est la naissance d'un fils, Georges. Les arômes se diversifient, au chocolat et vanille s'ajoutent moka, caramel, pistache, citron, et fraise en saison. Quotidiennement quatre arômes sont proposés : vanille, chocolat, et deux autres qui varient. Hugo, est à le pointe du progrès, il veut aller de l'avant. Voulant disposer de frigos électriques dans son combi VW, il fait l'achat d'un groupe électrogène sur remorque, qu'il tractera derrière son véhicule. Meilleure conservation de la marchandise, et possibilité de faire de la "mousse de crème fraîche".

    En 1972, suite à des problèmes de santé de son papa, Georges, féru d'électronique et de radio-communications, se lance à son tour dans l'entreprise familiale. Il découvre toutes les possibilités de cette profession et "en tombe amoureux". Hugo apprend à son fils toutes les "ficelles" du métier et ses secrets de fabrication. Déjà à l'époque, dans la Basse-Meuse, les glaces de chez Hugo étaient réputées. Voici donc Georges responsable du "Glacier Hugo". Autodidacte, Georges fera un stage chez Lenôtre, à Paris.

    Le salon de dégustation

    Frustré de ne pouvoir servir toute sa clientèle en ambulant, Georges Streibel et son épouse Ana décident alors de créer un salon de dégustation au rez-de-chaussée de l'habitation familiale. 1998 verra la construction du salon de actuel, au 96 de la rue de Richelle à Richelle. La réputation du glacier n'est plus à faire, des consommateurs viennent de loin pour déguster ses produits. Très souvent, la file s'allonge devant la porte, qui attendant une table pour s'asseoir, qui attendant d'être servi au comptoir pour de la marchandise à emporter. Journellement, 23 goûts sont proposés sur un éventail de 50 disponibles. "Nous sommes maintenant une PME, nous confie Georges, nous employons 9 équivalents temps-plein, mais l'équipe compte 22 personnes."

    DSC_4377.jpg

    Fin de l'année, Georges passera le flambeau à Benjamin Vanderheyden, le jeune Richellois qu'il a formé et qui dirigera la troisième génération de "chez Hugo".

    Ne manquez pas l'article complet dans votre édition Basse-Meuse du journal La Meuse

    (P. Neufcour)