Justice

  • Argenteau : Christian Bodson a enfin gagné son procès!

    d-20160217-G6027N_thS.jpgImmobilier, bijoux, tableaux, comptes titres, la fortune de Jacques (décédé en octobre 1998) était inestimable. À tel point que les héritiers se sont déchirés devant le tribunal correctionnel à son sujet. Christian Bodson, un des enfants du couple, reprochait à plusieurs membres de la famille d’avoir caché une partie du magot au notaire. Le tribunal vient de lui donner raison.  
    En février 2016, Christian Bodson s’était exprimé dans nos colonnes. Derrière le volumineux dossier judiciaire qu’il consignait et qu’il enrichissait au fil de la procédure, l’homme ne cachait pas sa rancune. Depuis de nombreuses années, il était au cœur d’une bataille juridique impliquant plusieurs membres de sa famille.
    Au centre de celle-ci : un héritage familial plutôt coquet (biens immobiliers, comptes en Suisse, œuvres d’art, etc...). Le sexagénaire accusait son frère, sa sœur et même ses deux enfants d’avoir « caché » une partie de la fortune au notaire chargé de la succession, lors du décès de son papa. On parle ici d’un compte titres, ouvert en Suisse, d’une valeur de plus de 300.000 euros. Un montant qui avait été « donné » par le papa à deux de ses enfants, de son vivant, et qui aurait dû être déclaré au notaire lors du décès du patriarche. Or, devant lui, les ayants droit avaient déclaré n’avoir rien reçu du vivant de Jacques. Et ça, on ne peut pas le faire…
     
    Le frère et la soeur écopent de six mois de prison
     
    En mars 2017 le tribunal correctionnel de Liège a ouvert les débats de fond dans ce délicat dossier. Le frère, la sœur et les enfants de Christian Bodson étaient renvoyés pour une série de prévention liées au code civil. Ce 12 septembre, il a rendu son jugement. Si le fils de Christian Bodson a été acquitté des préventions, les autres membres de la famille ont eu moins de chance. La sœur et le frère écopent tous les deux de 6 mois de prison avec sursis pendant 3 ans et d’une amende de 8.260 euros. La fille de Christian est également condamnée à 100 heures de travail d’intérêt général et 275 euros d’amende, ou 6 mois de prison à titre subsidiaire.
    Les parties ont désormais 30 jours pour interjeter appel de cette décision s’ils le souhaitent.
    « Je suis satisfait », déclare Christian Bodson. « Les peines reçues, ils les ont méritées. Je souligne également que le tribunal n’a pas été tendre avec les amendes. Ce que j’espère, c’est qu’il n’y aura pas d’appel. Au stade actuel, J’ai droit à 1 euro symbolique. Le restant doit être déterminé par le Civil. »
    Dans 30 jours, si les prévenus n’ont pas fait appel de cette décision, les parties se reverront une nouvelle fois devant la justice, pour fixer l’agenda de la juridiction civile cette fois. Et là, ça risque de se chiffrer… (A.Ma -La Meuse)
     

     

  • Triple meurtre de Visé : le pourvoi en Cassation d'Amedeo Troiano vient d'être rejeté

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    La cour de cassation a rejeté, mercredi, le pourvoi en cassation introduit par Amedeo Troiano contre l’arrêt de la cour d’assises de Liège qui l’a condamné à la réclusion à perpétuité en février dernier. Amedeo Troiano, âgé de 38 ans, avait été reconnu coupable de l’assassinat de Benoît Philippens et des meurtres de Carol Haid et d’Esteban Counet (originaire de Dolhain-Limbourg). Ce couple de banquiers et leur filleul âgé de 9 ans avaient été abattus le 18 avril 2014 à Visé. Amedeo Troiano avait qualifié le verdict de la cour d’assises de Liège de « scandaleux », affirmant être innocent.
    (Lire l'article complet dans nos éditions "papier" ou "numériques")

     

  • Assises de Liège : perpétuité pour le triple homicide

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                                                                          Photo Thomas Van Ass

    Hier, il avait été reconnu coupable d'un assassinat et d'un double meurtre commis à Visé. Cet avant-midi, la Cour d'Assise de Liège vient de rendre son verdict. Amedeo Troiano est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

    Lire l'article complet sur www.lameuse.be

  • Une instruction ouverte à l'encontre de "Tonton Tapis": un plaignant l'accuse d'avoir organisé son insolvabilité

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                                                                    Photo Thomas Van Ass

    André Debor, alias « Tonton Tapis », a-t-il organisé son insolvabilité pour éviter d’exécuter un jugement du tribunal du commerce de Liège ? C’est ce que la justice liégeoise tente de découvrir. Suite à une plainte, déposée en avril, une instruction a été ouverte. En attendant, l’ancien roi de la moquette nie vigoureusement.

    En avril 2016, un homme a déposé plainte à l’encontre du septuagénaire visétois. En cause, un jugement datant de mars 2015, dans lequel la SPRL Manutex, dont André Debor était gérant, est condamnée à payer la somme de 51.000 euros (plus les indemnités de retard), au plaignant. Ce dernier n’a, à ce jour, rien perçu. Et pour cause : André Debor a mis fin aux activités de sa société peu de temps avant le jugement. Organisation de son insolvabilité, martèle l’homme à l’origine de la plainte. Absence de liquidité et donc, impossibilité de payer, précise André Debor par l’entremise de son conseil, Me Didier Grignard. (Rédaction en ligne)

    Une information à découvrir dans nos éditions de ce mercredi 16 novembre ou via notre liseuse numérique

  • Colis piégé à Feneur : l'auteur des faits (79) condamné à 9 ans de prison

     

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                                             L'habitation de Feneur

    Souvenez-vous : le 2 juillet 2013 nous relations dans nos colonnes un fait divers tragique : l'explosion d'un colis piégé à Feneur. 

    L'auteur, un Liégeois âgé de 79 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de 9 ans d’emprisonnement et à une amende de 3.000 euros avec sursis après avoir commis une triple tentative d’assassinat. Pour se venger de deux banquiers-assureurs après un mauvais placement, il leur avait envoyé des colis piégés. 

    Le prévenu avait été frappé par la crise économique du début des années 2000. Il avait réalisé un placement d’argent qui s’était avéré infructueux. L’homme en avait conservé une rancœur très importante à l’égard de son banquier mais aussi à l’égard d’un responsable de placement de ce type de produit.

    Les banquiers-assureurs avaient été harcelés durant plusieurs années par cet homme. En juillet, deux colis piégés leur avaient été envoyés et avaient explosé à leur ouverture. Trois personnes (les deux banquiers et une épouse) avaient été atteintes lors de l’ouverture des colis à Dalhem et Awans.

    Les colis contenaient des engins explosifs sophistiqués. Ils étaient munis d’une culasse, de canons et d’un double mécanisme de mise à feu de 6 cartouches de calibre 22 millimètres. Un expert en balistique avait confirmé que ce piège était destiné à tuer. Il avait occasionné des blessures importantes aux victimes atteintes aux mains et aux poumons.

    Le prévenu affirmait que son dispositif était uniquement destiné à blesser et à provoquer des cicatrices. Mais le tribunal n’a pas suivi ses explications. Dans son jugement, le tribunal a constaté que le prévenu avait façonné ses pièges avec minutie et qu’il avait mis en œuvre les moyens qui auraient dû causer la mort. Son projet criminel avait été longuement préparé.

    Le tribunal l’a condamné à une peine de 9 ans de prison pour la triple tentative d’assassinat. Il a également écopé d’une peine d’amende de 3.000 euros avec sursis pour des faits de détention d’armes.