Justice

  • Triple meurtre de Visé : le pourvoi en Cassation d'Amedeo Troiano vient d'être rejeté

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    La cour de cassation a rejeté, mercredi, le pourvoi en cassation introduit par Amedeo Troiano contre l’arrêt de la cour d’assises de Liège qui l’a condamné à la réclusion à perpétuité en février dernier. Amedeo Troiano, âgé de 38 ans, avait été reconnu coupable de l’assassinat de Benoît Philippens et des meurtres de Carol Haid et d’Esteban Counet (originaire de Dolhain-Limbourg). Ce couple de banquiers et leur filleul âgé de 9 ans avaient été abattus le 18 avril 2014 à Visé. Amedeo Troiano avait qualifié le verdict de la cour d’assises de Liège de « scandaleux », affirmant être innocent.
    (Lire l'article complet dans nos éditions "papier" ou "numériques")

     

  • Assises de Liège : perpétuité pour le triple homicide

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                                                                          Photo Thomas Van Ass

    Hier, il avait été reconnu coupable d'un assassinat et d'un double meurtre commis à Visé. Cet avant-midi, la Cour d'Assise de Liège vient de rendre son verdict. Amedeo Troiano est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

    Lire l'article complet sur www.lameuse.be

  • Une instruction ouverte à l'encontre de "Tonton Tapis": un plaignant l'accuse d'avoir organisé son insolvabilité

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                                                                    Photo Thomas Van Ass

    André Debor, alias « Tonton Tapis », a-t-il organisé son insolvabilité pour éviter d’exécuter un jugement du tribunal du commerce de Liège ? C’est ce que la justice liégeoise tente de découvrir. Suite à une plainte, déposée en avril, une instruction a été ouverte. En attendant, l’ancien roi de la moquette nie vigoureusement.

    En avril 2016, un homme a déposé plainte à l’encontre du septuagénaire visétois. En cause, un jugement datant de mars 2015, dans lequel la SPRL Manutex, dont André Debor était gérant, est condamnée à payer la somme de 51.000 euros (plus les indemnités de retard), au plaignant. Ce dernier n’a, à ce jour, rien perçu. Et pour cause : André Debor a mis fin aux activités de sa société peu de temps avant le jugement. Organisation de son insolvabilité, martèle l’homme à l’origine de la plainte. Absence de liquidité et donc, impossibilité de payer, précise André Debor par l’entremise de son conseil, Me Didier Grignard. (Rédaction en ligne)

    Une information à découvrir dans nos éditions de ce mercredi 16 novembre ou via notre liseuse numérique

  • Colis piégé à Feneur : l'auteur des faits (79) condamné à 9 ans de prison

     

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                                             L'habitation de Feneur

    Souvenez-vous : le 2 juillet 2013 nous relations dans nos colonnes un fait divers tragique : l'explosion d'un colis piégé à Feneur. 

    L'auteur, un Liégeois âgé de 79 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de 9 ans d’emprisonnement et à une amende de 3.000 euros avec sursis après avoir commis une triple tentative d’assassinat. Pour se venger de deux banquiers-assureurs après un mauvais placement, il leur avait envoyé des colis piégés. 

    Le prévenu avait été frappé par la crise économique du début des années 2000. Il avait réalisé un placement d’argent qui s’était avéré infructueux. L’homme en avait conservé une rancœur très importante à l’égard de son banquier mais aussi à l’égard d’un responsable de placement de ce type de produit.

    Les banquiers-assureurs avaient été harcelés durant plusieurs années par cet homme. En juillet, deux colis piégés leur avaient été envoyés et avaient explosé à leur ouverture. Trois personnes (les deux banquiers et une épouse) avaient été atteintes lors de l’ouverture des colis à Dalhem et Awans.

    Les colis contenaient des engins explosifs sophistiqués. Ils étaient munis d’une culasse, de canons et d’un double mécanisme de mise à feu de 6 cartouches de calibre 22 millimètres. Un expert en balistique avait confirmé que ce piège était destiné à tuer. Il avait occasionné des blessures importantes aux victimes atteintes aux mains et aux poumons.

    Le prévenu affirmait que son dispositif était uniquement destiné à blesser et à provoquer des cicatrices. Mais le tribunal n’a pas suivi ses explications. Dans son jugement, le tribunal a constaté que le prévenu avait façonné ses pièges avec minutie et qu’il avait mis en œuvre les moyens qui auraient dû causer la mort. Son projet criminel avait été longuement préparé.

    Le tribunal l’a condamné à une peine de 9 ans de prison pour la triple tentative d’assassinat. Il a également écopé d’une peine d’amende de 3.000 euros avec sursis pour des faits de détention d’armes.

     

  • Visé : l'un des plus jeunes magistrats du pays

    high_d-20160922-GA56JA.jpgÀ seulement 28 ans, Alexandre François est l’un des plus jeunes magistrats du pays. Voire, peut-être, le plus jeune. Originaire de Visé, il travaille aux tribunaux d’Arlon et de Marche. Ses matières de prédilection ? Les violences intrafamiliales et les mœurs.
     
    Rencontre.
     
    C’est ce qui s’appelle un parcours sans faute : à seulement 28 ans, Alexandre François est l’un des plus jeunes magistrats du pays. Il a été nommé dans cette fonction à l’âge de 27 ans, après des études de droit à Liège, trois ans de barreau à Verviers puis un stage judiciaire d’un an. Un rêve devenu réalité : « ma maman est magistrate, ma marraine est avocate. La première fois que j’ai émis l’idée de devenir magistrat, j’étais en cinquième primaire », glisse-t-il.
    Il aura en tout cas été plongé dans le grand bain judiciaire dès ses premiers mois. Il a pris ses fonctions en mai, et s’occupe déjà de quelques belles affaires. Dont celle des deux corps retrouvés à Rendeux : suicide ? Meurtre ? Il n’en révélera rien, secret professionnel oblige. Mais parle d’affaire « complexe ». Si le nouveau substitut du procureur du Roi adore son métier, force est d’admettre que certains aspects de la fonction son encore difficiles à gérer.
    Il le reconnaît sans difficulté : l’aspect du métier avec lequel il a le plus de mal, ce sont les victimes et leurs familles. «Communiquer avec elles, c’est quelque chose qui m’est encore difficile ».
    Mais il ne recule pas facilement devant les difficultés. Ses matières de prédilection sont d’ailleurs réputées délicates : les violences intrafamiliales et les faits de mœurs.
    Comme tout magistrat, Alexandre François va devoir imposer son style, son image, sa marque de fabrique. « Je pense que je suis un magistrat très sévère ! », lâche-t-il sans ciller. Avant d’ajouter que «sévérité et justice ne sont pas contradictoires », et qu’il lui tient à cœur de « laisser leur chance aux gens. La prison reste la dernière option ». Le tout jeune magistrat se sent en tout cas comme un poisson dans l’eau dans sa nouvelle fonction.
    (Romain Goffinet)