Le billet du C.A.L

  • Le cri de la Chouette

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    Bonnes Vacances

     

    Les grandes vacances s’annoncent et beaucoup d’entre vous vont profiter d’un repos bien mérité.

    Savez-vous pourtant que « Vacance » ne signifie pas ne rien faire, en réalité le terme vient du latin «vacare» : « être vide, inoccupé ». On l’utilise d’ailleurs pour désigner un poste vacant, une maison laissée vacante car on part à la résidence secondaire ou pour parler de vacance du pouvoir si quelqu’un a démissionné.  Il est utilisé au singulier dans ces cas-là mais pour nos congés c’est le pluriel qui prévaut, on a bien besoin de plusieurs journées pour pouvoir se relaxer .

    Le mot vacance était utilisé pour dire que l’on était sans son occupation habituelle mais pas sans travail, loin de là. En 1231 le pape Grégoire accorde des congés de « vendanges » aux écoliers pour qu’ils puissent aller aider aux champs. L’économique primait déjà sur l’éducation…. A méditer.

    Les empereurs romains partaient aussi en villégiature mais c’est à partir du 19ème siècle que le concept se répand et les premiers congés payés sont accordés, le 27 juin 1936 en Belgique pour une période de 6 (six) jours. Heureusement depuis, la période s’est allongée ; cependant avec 20 jours légaux, nous sommes bien loin de nos voisins néerlandais ou allemands qui en ont 30.

    Les vacances scolaires ont été peu à peu calquées sur le calendrier religieux et on a ajouté des congés à la Toussaint, la Noël, Pâques et Carnaval, mais suite au développement de la laïcité, les vacances ne sont plus dictées par la vie religieuse. 

    Les congés de Pâques sont rebaptisés (en) « vacances de printemps », celles de Noël sont plus généralement appelées fêtes de fin d’années, etc… Bien des polémiques pour juste une question de sémantique, l’important c’est d’en profiter et surtout que les enfants n’aient pas un rythme scolaire trop chargé.

    Le secteur touristique est devenu un poumon économique important qui crée des emplois, le développement de cette industrie touristique est phénoménal : compagnies aériennes, agences de voyages, guides touristiques, plateforme internet, etc… tout est fait pour que l’offre soit diversifiée et abondante.

    Alors, que vous partiez à la mer, à la campagne, en randonnée ou que vous restiez chez vous tranquillement nous vous souhaitons une seule chose : profitez bien et passez de très bonnes vacances.

    Jean Joris Administrateur

     

  • Le cri de la Chouette

     

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    La CHOUETTE va changer de cri !

    Notre petite chouette hebdomadaire née tout d’abord sous la plume de Philippe Olislagers puis reprise avec brio par Claire Dethioux a trouvé une autre aile pour vous informer sur nos idées, pour attirer votre attention sur des événements organisés par les mouvements laïques de notre région.

    Quand je dis « une autre aile » je devrais plutôt écrire « plusieurs ailes » car remplacer Claire ne pouvait se faire qu’à plusieurs !

    Claire a rédigé le billet pendant toutes ces années, trouvant chaque semaine un sujet pour remplir une page blanche. Sa régularité était connue des services d’imprimerie mais aussi son étonnement quand les contingences de l’édition ou les « spéciales » ne lui laissaient pas de place dans les colonnes de votre magazine favori. 

    Au nom du conseil d’administration des asbl Maison de la Laïcité de Visé et de Culture et Action Laïque Basse Meuse, je tiens à la remercier par ces quelques lignes.

    J’en profite aussi pour vous signaler quelques autres changements puisque les assemblées générales ont nommé un nouveau conseil d’administration avec Victor Massin à la présidence et Michèle Watrin à la vice-présidence.

    De lecteur fidèle à devenir membre sympathisant, il n’y a qu’un pas … 

    Faîtes-le et rejoignez-nous en prenant contact avec notre coordinatrice Rachel Etienne au :

     04/265  96 48 ou 0477/78 34 79 ou par mail sur laicite.vise@gmail.com 

    Jean-Claude Detrixhe,

    Ex Président de Culture et Action Laïque de la Basse Meuse

  • Le cri de la Chouette

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    Vive la Paix pour Survivre. (Exposition)

    L’échec des grandes idéologies économiques, financières et religieuses appelle maintenant

    • la culture de la Paix,
    • la reconnaissance de la dignité de chacun,
    • le progrès des sociétés.

    La culture de la force et de la violence supplante la volonté de rencontre et d’écoute.

    Nous voulons la Paix, pour continuer à survivre en dignité, pour tenir vivante la force d’inventer, le génie créateur, l’UTOPIE du PROGRÈS.

    La 17ème exposition organisée par le centre européen d’art fantastique va bientôt se terminer ; il est grand temps de s’y rendre, avant le 30 juin 2017, date de clôture.

    Le parc d’Eben-Ezer est l’élément naturel qui fait partie prenante de la création : il offre un écrin de verdure remarquable aux artistes, durant une année entière, pour mettre leurs œuvres en valeur.

    Situé entre le Moulin du Broukay et la Tour d’Eben-Ezer, les villages de Wonck et d’Eben et la rive du Geer, ce décor est tout entier dédié à l’art et à la culture. Ce site de plus de quatre hectares fut jadis une carrière d’extraction du silex et une usine de concassage de galets de mer en silex.

    Cette exposition, c’est aussi l’occasion de visiter et de découvrir une région riche et fière de son passé : la Vallée du Geer. De nombreux chemins de promenades ainsi que des pistes cyclables permettent aux promeneurs de parcourir la région. Le Moulin du Broukay accueillera ceux qui auraient envie d’une petite halte bien méritée, pour se rafraîchir à l’ombre des arbres ou déguster un petit en-cas.

    En pratique : lieu-dit "Krokay Thier" (Bassenge-Eben), visite de 09 h à 17 h.

    Cette exposition d’Art Fantastique est donc un lieu de rencontre, de communion et de partage unique entre la nature, un thème, les artistes et les visiteurs. Ne tardez pas à y aller.

    Jean Joris,
    Administrateur.

  • Visé : Rallye de la Liberté organisé par la Maison de la Laïcite

    La Maison de la Laïcité de Visé et Culture et Action Laïque de la Basse-Meuse sont heureux de vous proposer la prochaine activité ainsi que le trimestriel n°20.

     

    Rallye de la Liberté

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    Le dimanche 4 juin 2017


    Vous savez sans doute que notre premier rallye touristique a été annulé. Pourquoi ?

    Avant de vous en expliquer les raisons, nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous pour sa réédition, le 4 juin 2017.

    Au départ, nous avions évité trop de publicité autour du rallye afin d’éviter une pléthore d’inscriptions. Résultat : peu d’inscrits, peut-être aussi à cause d’une méconnaissance ou d’une petite crainte du mot « rallye ». Notre rallye, basé sur la recherche d’un itinéraire, devait nous emmener et nous emmènera sur la route de différents sites remarquables dans notre belle région.

    Le rallye fait partie des grands jeux auxquels on peut participer de 7 à 77 ans, sous différentes formes. C’est très ludique. En effet, nul besoin de connaissance avancée de conduite ou de savoir lire un road-book pour y prendre part. C’est avant tout un JEU qui regroupe dans une même voiture un équipage de 2 à 5 participants. Cet équipage se compose d’amis, de parents, de voisins, de collègues …

    Pour nous, bien sûr, la sécurité des personnes et des biens demeure l’essentiel de notre conception d’un rallye touristique. Malgré la connotation sportive du terme ‘rallye’, due aux courses automobiles, chez nous, il n’est nullement question de vitesse, synonyme de danger potentiel. Un rallye touristique reste un jeu et nous ne souhaitons pas que la vitesse ou la course contre le temps en constituent un élément. Dans notre approche, la vitesse de déplacement sur les sites et la conduite rapide sur route n’influent pas sur le classement.

    Le départ se fera sur la place de Visé, à quelques mètres de notre local. Auparavant, nous prendrons un petit-déjeuner en toute convivialité (croissant, pain au chocolat, café, thé, jus d’orange), suivi d’un briefing pour rappeler quelques consignes essentielles… Chaque véhicule prendra alors la route avec une minute de décalage de façon à ne pas se retrouver à la queue leu leu.

    Des responsables seront présents à divers points de passage pour accueillir les participants. C’est là que nous leur remettons les questionnaires consécutifs et les enveloppes de secours.

    Une fois sur site, les équipes doivent répondre à des questions précises sur les monuments ou lieux qu’ils découvrent. Le nombre de points attribués à chaque question dépend de sa difficulté. La recherche de l’itinéraire se basera tant sur la navigation au fléché-métré que sur base de photos ou d’une carte. Vous vous rendez directement compte que même un enfant pourrait suivre ces indications. Le trajet est jalonné de questions très diverses, en rapport avec les endroits traversés.

    Voilà : rien d’impossible, rien que du plaisir, de l’amusement lors de ce genre de rendez-vous.

    Bien entendu, si vous disposez d’un véhicule ancien ou d’un véhicule d’exception, nous vous serions reconnaissants de l’utiliser pour notre rallye, mais nous invitons tous nos membres et amis à s’y présenter avec leur véhicule de tous les jours. Il suffira alors de suivre les indications pour aller de village en village où une halte est prévue et de répondre aux questions. L’enveloppe de secours contiendra le lieu précis de chaque étape.

    Ainsi de suite pendant quelques dizaines de kilomètres pour nous regrouper en fin de parcours et prendre l’apéritif tous ensemble avant de profiter d’un repas en toute décontraction, pour achever cette journée par la remise des lots.

    Espérons que ces quelques explications vous permettront de chasser toute appréhension. Vous pouvez vous inscrire dès à présent, jusqu’au 15 mai extrême limite. Un rappel et des exemples de questions comme la manière de trouver l’itinéraire vous sont proposés dans notre trimestriel n°20 que vous pouvez consulter sur notre site www.laicitevise.be ou en pièce jointe de ce mail.

    Nous nous réjouissons de vous retrouver nombreux à cette occasion le dimanche 4 juin 2017.

    Jean Gérassimos,

    Administrateur
  • Le billet du C.A.L. Basse-Meuse

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    Sortir l’avortement du Code pénal.

    Au travers des siècles, la liberté de la femme à disposer de son corps s’est révélée être un combat juste mais âpre et long.
    En 1795, époque où nos provinces sont des départements républicains  l’avortement est repris comme « Crime et attentat contre les personnes ».
    En 1867, le Code pénal belge modifie le texte et en fait un « Crime et délit contre l’ordre des familles et contre la moralité publique ».
    C’est  davantage la protection de la famille que celle de l’enfant et encore moins celle de la mère que le législateur de l’époque s’efforce de garantir. 
    Le fœtus n’est pas protégé pour lui-même en tant que futur enfant, mais bien en tant que membre d’une famille, famille qui est la valeur phare de la société de cette époque. 
    Ce socle de valeurs dites communes  est manifestement inspiré par la religion catholique puisque la morale sociale est avant tout la morale chrétienne et, par là, source du droit.
    Il faudra plus d’un siècle et le début des années 70 pour voir les défenseurs des droits des femmes réclamer  que l’IVG (interruption volontaire de grossesse) sorte du Code pénal.
    Mais l’hypocrisie bien pensante règne à l’époque. 
    Une étude du CRISP (1974) dénombre entre 75.000 et 150.000 avortements clandestins pour un équivalent de 150.000 naissances en 1960. En revanche, le monde catholique via l’UCL minimise, puisque le nombre d’IVG clandestines tourne autour des 20.000 par an !
    De plus, on parle d’une justice de classe ! 
    La proportion entre femmes d’industriels et femmes du monde ouvrier condamnées est criante d’un accès à des soins et des instructions judiciaires différents.
    En 1990, la loi « Lallemand – Michielsens » dépénalise partiellement l’avortement mais une dernière cartouche du monde catholique est tirée… Le roi Baudouin se déclare dans l’impossibilité de signer, avançant un problème de conscience…
    Le Gouvernement trouvera une solution … Le Roi n’abdiquera pas et la loi sera signée par le Gouvernement.
    Reste que l’IVG est toujours considérée en 2017 comme un délit, puisque reprise dans le Code pénal ce qui revient pour la femme à être marquée par le signe de la culpabilisation.
    Aujourd’hui, certains veulent revenir sur les acquis d’un monde libre et adogmatique.
    Face à ces ennemis du progrès et de la liberté individuelle, nous, Laïques, devons non seulement être vigilants mais poursuivre aussi notre combat.
    Que l’IVG soit reconnue comme un acte médical doit être une priorité!
    L’avortement est une mesure de santé publique, un droit des femmes à disposer de leur corps 
    et à choisir leur vie.
    Aussi rejoignez-nous et adhérez à la campagne #AvantMaMénopause (vidéo) qui vise à interpeller de façon ludique et décalée l’opinion publique sur ce sujet.

    Jean-Claude DETRIXHE
    Président du CAL Basse-Meuse