Santé

  • Rappel de produit chez Carrefour: le magasin retire son filet de poulet bio des rayons pour non-mention d’un allergène

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    La société Vleeswaren De Keyser a décidé mercredi, en concertation avec l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), de retirer de la vente son produit «filet de poulet» bio de marque Carrefour (100g), la présence de l’allergène «lait» n’étant pas mentionnée sur l’étiquette.

    Il s’agit du numéro de lot 102120, distribué par les magasins Carrefour entre le 27/03/2018 et le 30/03/2018, portant la date de péremption du 23/04/2018.

    Le produit, qui ne présente toutefois aucun danger pour les consommateurs non allergiques, a été retiré de la vente. Les personnes allergiques au lait et qui auraient acheté ce filet de poulet peuvent le ramener au point de vente, où elles seront remboursées. Le service consommateurs de Carrefour Belgique est joignable au numéro gratuit 0800/9.10.11.

    (Source : La Meuse)

  • Visé : Il découvre le bio un peu par hasard…

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     Photo : DR

    Philippe Renard, chef étoilé, qui est aujourd’hui président du Convivium Slow Food de Belgique, relève un nouveau challenge et lance une gamme de produits bios et locaux en association avec sept maraîchers et arboriculteurs. 

    « Alors que je connaissais de petits soucis de santé, explique Philippe Renard, j’ai rencontré Daniel Gramme, naturopathe à Seraing. C’est lui qui m’a demandé de changer ma manière de m’alimenter et qui m’a vraiment fait découvrir l’univers du bio. A partir du moment où j’ai vu les changements que cela m’apportait, j’ai voulu en faire profiter un maximum de personnes. C’est ainsi qu’est née l’idée de convertir la cantine conventionnelle d’Ethias au bio. Depuis toujours, j’ai accordé de l’importance à l’utilisation de produits régionaux de qualité et de saison mais le bio c’est encore autre chose », explique le cuisinier.

    Alors qu’il pourrait commencer à se la couler douce, Philippe se lance dans une nouvelle aventure entouré de sept producteurs bios et ensemble ils créent ADM Bio (Atelier des Maraîchers Bio).

    Kézako?

    ADM bio c’est une coopérative composée de sept agriculteurs bios de la province. « Dans l’agriculture, on dépend toujours des industriels pour la transformation », explique Laurent Streel, l’un des producteurs à l’origine du projet. « On s’est dit: pourquoi ne pas prendre notre avenir commercial en main. Maîtriser toute la chaîne, de la production jusqu’à la vente au consommateur final, à la grande distribution ou au magasin de détail. » Mais voilà, nos producteurs ne sont pas des chefs en cuisine et c’est là que Philippe entre dans le jeu. « La cuisine de collectivité je connaissais déjà. Nous avons réfléchi et imaginé une gamme et un mode de distribution des fruits et légumes de ces producteurs. Au départ, nous nous sommes arrêtés à la quatrième gamme et proposé des légumes nettoyés. Ce n’était pas suffisant, c’est alors que nous nous sommes lancés dans la cinquième gamme qui est celle des fruits et légumes transformés, c’est-à-dire cuisinés et prêts à être réchauffés »

     

    C’est ainsi qu’ADM Bio vous propose des potages en bouteilles ou en sacs sous vide mais aussi des purées de pommes de terre aux olives ou aux herbes, des mélanges de légumes anciens, du chou rouge aux pommes, des chicons… Et bien d’autres choses savoureuses que vous trouvez soit en barquettes à réchauffer soit en sacs sous vide pour les collectivités.

     

    La bonne soupe dans les écoles…

    Avant de penser à distribuer plus largement la gamme des produits qui ne cesse de s’étoffer, l’idée était de donner aux gamins qui mangent à la cantine une bonne soupe. « Celle que je confectionne dans cette vaste cuisine que nous avons aménagée dans un hall à côté de la criée de Visé, c’est la recette de cette bonne soupe roborative de ma grand-mère. Avec ça, les loulous peuvent lutter contre le froid et avoir de l’énergie pour toute l’après-midi » rappelle ce passionné de cuisine saine et savoureuse.

     

    « Si j’osais rêver… Je voudrais que tout le monde puisse avoir accès aux produits sains, bios et équitables… Mon rêve? Pourquoi ne pas proposer nos produits dans les grandes surfaces et les hard-discount? Mais ça, c’est une autre histoire… »

    En attendant, vous pouvez retrouver les produits ADM Bio dans les magasins bios proches de chez vous.

    La coopérative recherche activement des coopérateurs/trices

    Ce projet novateur et enthousiasmant vous tente et vous souhaiter apporter votre pierre à l’édifice? Il vous suffit d’adresser un mail à admbiosc@gmail.com qui vous enverra toutes les infos et vous invitera à venir signer le livre des coopérateurs lors d’une visite de l’atelier.

     

    ADM Bio, Rue des Cyclistes Frontière 24 Parc d’activités économiques à 4600 Visé

    GSM 0496706454

    (Source Vlan)

  • YESSSSS! Le Pain Se Sent Rire est réouvert !

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    Enfin, l'équipe de la boulangerie bio de Visé a pu reprendre le travail.

    La nouvelle demande d'agréation a été traitée en "express" par l'Afsca et à l'issue de ce contrôle la boulangerie a pu se remettre au boulot. Notons que les médias et de nombreux internautes avaient manifesté leur étonnement devant la célérité mise par l'agence fédérale pour contraindre un petit commerce à cesser ses activités alors que les pratiques de l'atelier de Bastogne étaient dénoncées et connues depuis près de deux ans. Evidemment, il est plus facile de faire frôler la faillite à un petit commerce local que s'attaquer à un "géant" de l'industrie de la viande qui occupe à lui seul près de 30 % du marché belge...

    Le blog de Visé tient à manifester son soutien et sa solidarité avec "Le Pain Se Sent Rire" (P. Neufcour)

  • Visé : Ecolo dépose une motion pour le prochain Conseil Communal

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    Suite à la fermeture de la boulangerie bio de Visé, nombreux sont les consommateurs à se mobiliser et à désapprouver la décision prise par l'Afsca, d'autant, semblerait-il, que la raison invoquée ne soit administrative et ne soit en rien motivée par des infractions relatives à l'hygiène ou la santé publique.

     
    L'espoir est grand que suite aux pressions subies, y compris de la part des Ministres de l'agriculture, le Pain se sent rire puisse réouvrir très bientôt.
    Mais le temps presse et le Conseil communal de Visé est directement concerné par la menace qui pèse sur la seule boulangerie bio de la ville.
    Les faits ne peuvent en aucun cas justifier les mesures de fermeture prises et encore moins le maintien de la fermeture qui causerait à brève échéance 
    la faillite de l'entreprise qui fait vivre plusieurs personnes ce qui en outre pénaliserait ses fournisseurs bio locaux, sans parler de la perte du stock de matières premières. 
    Vouloir le développement des circuits courts, c'est aussi soutenir les petits opérateurs confrontés aux excès d'une machine administrative pourtant incapable de juguler les dérives de l'agro-industrie comme l'indique le communiqué Ecolo exige une profonde réforme de l'AFSCA.

    Motion demandant la levée des mesures de fermeture de la boulangerie Le Pain se sent rire prises par l’AFSCA

    Considérant que la boulangerie Le Pain se sent rire est la seule boulangerie bio de Visé et qu’elle privilégie les produits locaux et équitables.

    Considérant que ses produits sont appréciés par une clientèle fidèle et que la qualité de ses produits a été remarquée tant par plusieurs prix du meilleur pain que par des échos élogieux dans la presse.

    Considérant que plusieurs personnes vivent de cette activité.

    Considérant que suite à un contrôle qui n’a pu aboutir le 20 février, l’AFSCA est revenue le 28 février accompagnée par la police et a ordonné la fermeture de la boulangerie avec retrait d’agrément et apposition des scellés sur les stocks et les outils de production.

    Considérant qu’entre l'inspection du 20 février et la pose de scellés le 28, il n'y a eu ni audition contradictoire, ni information des responsables du Pain se sent rire quand à la menace d'une fermeture qui est pourtant la sanction la plus grave possible et que depuis la fermeture aucune possibilité de recours interne n'a été proposée à l'entreprise.

    Considérant que l’AFSCA a refusé d’effectuer le contrôle lors de son intervention du 28 février, que  dés lors, elle ne dispose d’aucun élément pouvant établir l’existence d’un éventuel risque sanitaire qui justifierait une fermeture immédiate, que du reste la boulangerie a été autorisée à continuer à vendre les produits qui se trouvaient à ce moment en magasin.

    Considérant que l’AFSCA a considéré unilatéralement que la demande du boulanger de retarder le contrôle d’une heure de façon à ce qu’il puisse être présent - sachant qu’il était à un rendez-vous médical - était un refus de contrôle, ce qu’il conteste.

    Considérant que cette demande était légitime et qu’il est habituel que les contrôles se déroulent de façon contradictoire en présence d’un responsable de l’entreprise, que si un éventuel énervement – du reste contesté - a pu avoir lieu, il ne peut être pris en compte pour justifier la fermeture d’un commerce.

    Considérant qu’à supposer même qu’il y ait eu refus de contrôle et menace, ce qui n’est pas le cas, une fermeture décidée 8 jours plus tard et perdurant sans délai ne peut qu’être abusive.

    Considérant que cette fermeture condamne l’entreprise à la faillite et qu’un telle conséquence ne peut être admise dans de telles circonstances.

    A l’unanimité, le Conseil communal de Visé demande à l’AFSCA de restituer sans délai son agrément au Pain se sent rire et de libérer les stocks et équipements de l’entreprise des scellés afin de permette la réouverture de la boulangerie sans autres conditions."

    (NDLR) Le citoyen lambda est effectivement en droit de se demander si il n'y a pas deux poids et deux mesures dans les mesures prises par cet organisme dit "de sécurité alimentaire". Durant environ 2 ans, malgré les nombreux contrôles (improductifs) Veviba a pu continuer à commercialiser des produits semblant avariés ou impropres à la consommation humaine, alors que dans le cas du Pain se sent rire, l'atelier est directement fermé parce que le patron a demandé un délai d'une heure afin d'être présent. Si ce n'était si triste, on en rirait presque. Ubu où es-tu?

    (P. Neufcour)

  • Attaquée, l'AFSCA a répliqué sur Facebook

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    Photo : Thomas Van As

    C’est un véritable bras de fer qui s’est engagé entre Le Pain Se Sent Rire, une boulangerie de Visé, et l’Afsca, en charge des contrôles au niveau de la chaîne alimentaire. Bras de fer qui tourne au règlement de comptes sur la place publique : du jamais vu !

    (Lire l'article complet dans nos éditions "papier" ou "numériques")