Agriculture

  • Nos agriculteurs continuent leur rôle nourricier, la FUGEA à leur côté.

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    Dans cette période particulière, il est de notre responsabilité de répondre collectivement à la crise sanitaire que nous vivons. 

    Suite aux directives gouvernementales et aux mesures sanitaires prises en Belgique à ce jour, la FUGEA a demandé aux gouvernements d’agir pour permettre à nos agriculteurs de continuer leurs travaux et fournir ainsi l’alimentation nécessaire à la population. Il est fondamental que les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour assurer la sécurité alimentaire de nos citoyens en reconnaissant l’importance du rôle joué par les paysans sur notre territoire. Pour assurer la résilience de notre système alimentaire, les différentes filières doivent être soutenues.

    Pour la FUGEA, il est primordial que les filières courtes puissent continuer à fonctionner dans le respect des conditions sanitaires ; nos producteurs en sont conscients. Les points de vente à la ferme ou magasins de producteurs doivent rester ouverts.

    Avec la fermeture des marchés, de nombreux producteurs actifs dans le circuit court ont perdu des débouchés. Nous espérons que des mesures seront prises pour les soutenir. Des solutions de secours existent et sont déjà proposées (commande, etc.), nous comptons sur la solidarité des consommateurs.

    Il faut à tout prix éviter un blocage complet du secteur agricole et agroalimentaire. Outre les dégâts économiques énormes qu’il induirait, cela engendrerait des pénuries certaines, avec des conséquences potentiellement dramatiques pour la population. L’activité doit continuer avec les fournisseurs habituels (laiterie, abattoir, ..) afin que l’industrie de transformation puisse continuer à fournir les magasins et les clients habituels.

     

    La FUGEA s’engage à identifier les problématiques touchant nos producteurs sur le terrain et à les faire remonter aux décideurs. Quand la crise sanitaire sera derrière nous, il faudra évaluer les pertes du secteur et y apporter des réponses. Aujourd’hui, concentrons-nous sur l’essentiel, l’alimentation de la population. C’est bien le secteur agricole qui la produit. Gardons nos paysans qui nous nous nourrissent. Relocalisons notre agriculture pour assurer la souveraineté alimentaire de notre pays.

    L'équipe de la FUGEA reste à votre disposition, en télétravail, jusqu'à nouvel ordre. Redirections téléphoniques, emails, ... Notre équipe se tient prête à vous répondre dans les meilleurs délais.

    Sachez que nous mettons tout en œuvre pour soutenir le secteur agricole, l'informer et le conseiller le mieux possible afin de répondre aux interrogations des semaines à venir.

    L'ensemble des coordonnées de l'équipe FUGEA sont disponibles sur notre site internet : https://fugea.be/fugea/equipe/.

     

    Nous vous encourageons bien sûr à prendre soin de vous, de votre famille et à suivre les mesures sanitaires adéquates.

    (Communiqué)

  • Suite à la publication de l'étude d'impact sur l'accord UE-MERCOSUR, la FUGEA réagit

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    Suite à la publication de l’étude d’impact, commanditée par les Verts européens, sur l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, la FUGEA se devait de réagir.

    Les conclusions concernant le secteur agricole rejoignent les craintes déjà énoncées par la FUGEA :

     Renforcement d’échanges commerciaux inutiles concernant des produits que nous sommes en capacité de produire localement ;

     Mise en concurrence déloyale de notre agriculture avec des productions ne respectant pas les normes imposées à nos agriculteurs ;

     Risques sanitaires et remise en cause de la qualité de l’assiette des consommateurs ;

     Etc.

    Au-delà des menaces pesant sur nos agriculteurs et ceux des pays du Mercosur, l’étude souligne qu’un tel accord aurait un impact négatif d’un point de vue environnemental et climatique.

    Nous partageons la conclusion de l’euro-députée Saskia Bricmont : « La Commission doit revoir sa copie. L’accord UE-Mercosur n’est pas compatible avec le Green Deal. ». Nous la complétons en indiquant que cet accord est également un danger pour le maintien et le développement d’une agriculture durable.

    La FUGEA continuera à se mobiliser sur ce dossier dans l’intérêt de nos agriculteurs et de nos citoyens. Cette bataille ne pourra se faire sans le soutien de la société civile et du monde politique. Nous continuerons donc à collaborer avec ces acteurs. Lien vers l’étude : https://www.greens-efa.eu/

  • Canicule : entre 30 et 50 % des récoltes de pommes perdues en Basse-Meuse

    Les 40 degrés et le soleil brûlant de la fin juillet ont fait de sérieux dégâts dans les vergers de pommiers de tout le pays et en particulier de Basse-Meuse. Suivant les parcelles, les fruits ont été fortement brûlés entraînant de lourdes pertes.

    « C’est une vraie catastrophe pour nous, commente Xavier Laduron, fruiticulteur à Warsage. « Tout dépend des parcelles mais aussi de l’âge des pommiers. Un jeune pommier a moins de feuilles pour abriter les pommes du soleil. Tous ces éléments mis l’un dans l’autre, et sans être dans l’exagération, je pense qu’on atteint au minimum 30 % de pertes, voire même 50 %. Car les pommes ont été brûlées par le soleil et elles commencent à pourrir. On ne sait plus rien en faire. »

    Un triste constat que partage Georges Leclerc. « Certaines de mes parcelles avaient déjà été grêlées au printemps, entraînant 80 % de perte. Maintenant, c’est une perte totale à cause de la canicule. Mais j’ai d’autres parcelles où je m’en sors mieux, avec 20 à 25 % de perte. » Car pour pouvoir limiter la casse, Georges Leclerc a pulvérisé de l’argile sur ses fruits. Comme une crème solaire, ça a permis d’un peu protéger les fruits de l’agression du soleil.

    Un coup au moral

    Mais pour les fruits brûlés par le soleil, il n’y a malheureusement plus rien à faire. Ils commencent à pourrir et ils ne pourront servir à rien, même pour en faire des jus. « Il y a deux façons de faire. Soit on les bouge, soit on les laisse, poursuit Xavier Laduron. « J’ai fait le choix de les garder en me disant que, s’il y a encore un épisode caniculaire d’ici septembre, les fruits abîmés protégeront un peu les pommes qui restent. Comme le fait un parasol »

    Un avis que n’a pas rejoint Philippe Hustin, de Glons. « J’ai engagé dix personnes pour les faire tomber des arbres. Elles le font depuis dix jours et elles termineront la semaine prochaine. Car pour moi, les fruits sont en train de pourrir. Ce qui attire les guêpes et autres insectes. De plus, comme les pommes se développent par grappes de quatre ou cinq fruits, s’il y en a une qui pourrit, ça peut entraîner la pourriture des fruits voisins et donc augmenter les pertes. »

    Une chose est sûre, cet épisode caniculaire met un sérieux coup au moral de ces trois fruiticulteurs et de tous les autres. « On commence tout doucement à en avoir marre. L’ambiance est vraiment morose dans le secteur. » Et si d’ici la récolte, dès la mi-septembre, une nouvelle canicule ou de la grêle veinaient s’abattre sur la région, les pertes pourraient être telles que certains auraient bien du mal à s’en relever.

    (Aurélie Drion pour La Meuse)

  • Visé : concours du meilleur jeune juge de vache laitière à la Ferme du Temple

     

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    Il y a peu, dans une ambiance festive, la ferme du Temple de Lorette accueillait le Concours du Meilleur Jeune Juge organisé par la section de Blegny de la Fédération des Jeunes Agriculteurs en collaboration avec l'Agence Wallonne pour l'Elevage

    La famille Teney-Grutman (Didier, Fabienne, les enfants) et leur équipe avaient mis à la disposition des candidats 6 jeunes vaches primipares et 6 vaches plus âgées. Toutes sont des Holstein, race laitière, pie noire ou pie rouge.

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    Les jeunes juges doivent tout d'abord classer les jeunes vaches et les vaches adultes selon les caractéristiques de la race. Ensuite, ils doivent décrire, noter et coter la vache qui a été choisie par le Juge professionnel.

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    Sont prises en compte les caractéristiques telles que le développement, le bassin, les pieds et membres, le pis, l'avant-pis, l'arrière-pis et le caractère laitier. Une fois cet exercice terminé les feuilles sont rentrées. Contrairement aux habitudes du passé,  la vache à juger pour ce concours n'était pas la plus "belle" du cheptel, mais bien un animal un peu "hors norme" qui se distinguait des autres par certaines caractéristiques. 

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    La fiche d'identité de la vache à coter 

    La Ferme du Temple, située sur le plateau de Lorette à Visé est donc exploitée par les époux Teney - Grutman et leur équipe. Leur cheptel, reconnu, porte le nom de : "du Temple de Lorette". Ainsi, un animal prénommé Ganache portera officiellement le nom de Ganache du Temple de Lorette.

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    Didier, Fabienne et leur équipe gèrent un cheptel d'environ 80 vaches, le nombre varie un peu au cours de l'année, selon les saisons, etc...  Pie noire ou Pie rouge produisent bon an mal an une moyenne de 35 litres de lait par jour et par animal, ce qui est dans la moyenne de 30 à 40 litres pour cette race. Grâce à leur travail acharné, Didier et Fabienne sont parvenus à obtenir la reconnaissance de leur cheptel; ainsi deux de leurs taureaux, Castar et Gringo ont été cédés au centre d'insémination artificielle de l'AWE où leur sperme est utilisé pour féconder des vaches aux caractéristiques typiques de la race.

    Les participants 

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    Jusqu'il y a quelques années encore, les participants étaient issus de monde agricole, fils ou fille d'agriculteurs. Actuellement, on voit émerger une jeune génération qui n'a parfois rien à voir avec le monde rural, mais qui ont cette activité de "juge" comme hobby. A la ferme du temple, ils étaient 32 inscrits, dont une majorité de jeunes filles.

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    Emeline Lèbre, la gagnante, et son frère

    Après dépouillement des bulletins, la victoire est revenue à Emeline Lèbre, une jeune fille de 16 ans habitant Remouchamps qui l'a emporté avec la cote de 3,72. Emeline est fille d'agriculteurs et était venue accompagnée de son frère (voir photo) et de ses parents. Bravo Mademoiselle!

     

    Le Juge

     

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    Pierre Creppe est fils d'agriculteurs.

    Il travaille pour l'AWE et est Juge professionnel International pour la race Holstein. Il nous explique "Je suis fils de fermier, mais j'ai fait des études d'automation et d'électronique. Je devais avoir environ 10 ans lorsque j'ai commencé à m'intéresser à ce genre de concours, au point d'être devenu juge au niveau international. La vache que j'ai choisie avait certaines caractéristiques particulières que les jeunes juges devront retrouver. J'examine l'animal et donne mes cotations. Le jeune dont les cotations se rapprocheront le plus des miennes remportera le concours. Attention cependant, il y a des Bonus/Malus : un défaut qui n'est pas découvert entraînera une décote, mais une qualité particulièrement bien mise en exergue apportera un bonus." 

    L'avenir

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    Didier et Fabienne sont évidemment fiers de voir leur travail quotidien reconnu. Ils ont d'ores et déjà inscrit 4 vaches au concours de Battice et espèrent obtenir des résultats leur permettant de participer à des concours internationaux. Un troisième taureau issu du cheptel du Temple de Lorette est en train de passer les tests afin de déterminer si à l'avenir il pourra être utilisé pour la reproduction.

    Un pêle-mêle de photos prises lors de la soirée en marge de droite.

    (Si vous désirez plus de renseignements surLa ferme du Temple de Visé, elle est référencée sur plusieurs sites internet).

    © Texte et photos Pierre Neufcour