Le mot du Bourgmestre

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A PROPOS DU CEB

La plupart d’entre vous ont entendu parler du CEB, le certificat d’enseignement de base qui a pris la place des examens cantonaux et diocésains il y a quelques années. Facultatif à l’origine, il est devenu obligatoire.
Sa difficulté n’est pas très lourde ; le pourcentage de réussite est élevé. Il n’empêche, il a pris une importance très élevée chez les enseignants, les élèves et les parents.
Plus que la réussite pratiquement acquise d’office dans la majorité des cas, c’est fondamentalement le pourcentage obtenu qui est le plus révélateur.
Un des intérêts majeurs est évidemment de contrôler l’assimilation des matières vues à l’école tant du point de vue de l’élève qui, soit est satisfait, soit sait qu’il doit s’améliorer, que de l’école qui peut se rendre compte qu’il y a des lacunes à combler.

Malheureusement, certains journaux ont cru pouvoir se saisir de la question et publient des questions préparatoires qui vident le CEB de sa substance. Il s’agit dès lors d’un bachotage comme on le connaît en France, ne reflétant plus la valeur réelle des élèves.

En Belgique, on n’a jamais voulu du bac conscient que l’on était, de son côté artificiel. C’est ce qui menace le CEB.
Certes, la presse est libre chez nous. Encore ne faudrait-il pas que l’on utilise cette liberté négativement.


Marcel NEVEN
Bourgmestre

(NDLR : ce texte n'engage que la responsabilité de son auteur)

 

Commentaires

  • Il est désagréable d’une fois encore constater qu’un « libéral » fasse exactement le contraire des valeurs de liberté qu’il prétend défendre.

    Le bourgmestre visétois, critiquant la publication par La Meuse de questions du CEB, croit bon de préciser que… « Certes, la presse est libre chez nous. Encore ne faudrait-il pas que l’on utilise cette liberté négativement ».

    Qui est-il donc pour juger que la publication de questions de précédents CEB est positive ou négative ?

    Et sur le fond, où donc est le problème ? C’est d’autant plus ridicule que, pour faire réviser leurs élèves pour le CEB, les instituteurs eux-mêmes utilisent le plus souvent ces anciens tests du CEB comme exercice.
    Si on veut faire le parallèle avec le permis de conduire, là aussi toutes les questions théoriques possibles sont visibles sur le net et toutes les auto-écoles font faire les parcours potentiels d’examens à leurs élèves. Est-ce pour autant que le permis est plus facile à obtenir et qu’il perd de sa valeur ? …

    Enfin, je pense qu’il est assez révélateur que ce bien-pensant bourgmestre soit plus dérangé par la publication de questions potentielles du CEB dans La Meuse que par la publication par le même journal d’une cartographie des musulmans vivant en Belgique.

    Question de valeurs sans doute…

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