Le mot du Bourgmestre

image_preview.pngEchange de territoire entre la Hollande et la Belgique

 

Le traité de Londres de 1839 (traité des XXIV articles) concrétisé par le traité de Maastricht de 1843 fixait comme frontière entre la Belgique (récemment indépendante) et les Pays-Bas le thalweg (point le plus bas) de la Meuse.

Une rectification du cours du fleuve ayant pour objectif de faciliter la navigation en supprimant les méandres eut pour résultat que des territoires belges se situent actuellement sur la rive droite (presqu'île de l'Ilal) et des territoires néerlandais sur la rive gauche (Petit-Gravier).

Il était donc normal que dans l'esprit du traité de 1843, soit réalisée une rectification de frontières.  Il a cependant fallu plus d'un demi siècle pour la concrétiser.

Si à  première vue, l'existence de ces enclaves est sans grande importance, en fait, elles constituent des zones de non-droit.  Pour atteindre le territoire belge situé sur la rive droite, il faut traverser les Pays-Bas durant plusieurs kilomètres.  L'accès par l'eau est impossible ; il n'y a pas de lieu d'abordement.

Un protocole d'accord fut signé le 20 juin dernier à Visé.  Il sera entériné ce 28 novembre au Palais royal d'Amsterdam par les Ministres des affaires étrangères Didier Reynders et Bert Koenders en présence des couples royaux belge et néerlandais.

Voilà donc une rectification de frontières peut-être minime, mais ratifiée à l'amiable, ce qui en dehors de l'Europe est rarement le cas.

Pour ma part, j'ai participé aux discussions toujours amicales et je serai naturellement présent à Amsterdam.

Le 23 novembre 2016,

 

Marcel NEVEN

Bourgmestre

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