Herstal: les trésors de la F.N. exposés au public

La FN Junior Sport 1400 cc de 1925 vendue en Nouvelle-Zélande.

La FN Junior Sport 1400 cc de 1925 vendue en Nouvelle-Zélande.

La Fabrique Nationale est une entreprise dont on peut être fier. Fondée en 1889 et mondialement reconnue, elle a depuis produit des dizaines de modèles d’armes mais pas seulement. Car ce que les plus jeunes ignorent probablement, c’est que durant plusieurs décennies, la F.N. a également construit de nombreux véhicules.

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Le vélomoteur FN « Princess » 50 cc de 1961 dont la miss Belgique 1958 a fait la publicité.

Autant de produits d’une grande valeur historique qu’un homme, Robert Sauvage, tente aujourd’hui de sauvegarder. Relation publique de la F.N. durant 32 ans, Robert Sauvage est approché, en 2008, par le patron français de l’époque. Il lui demande de penser à une manière de sauvegarder l’histoire et le riche patrimoine de la F.N. «  Et c’est en faisant quelques rapides recherches qu’on s’est rendu compte qu’au fil des années, la F.N. n’avait rien gardé ou presque. Aucun exemplaire de produit. Aucun véhicule. Même les machines de l’époque étaient revendues quand on n’en avait plus besoin. Alors, très vite, on a décidé de créer la fondation d’utilité publique Ars Mechanica qui a pour vocation de reconstituer une collection raisonnablement représentative de l’histoire de la F.N.. Notre premier travail a été d’écrire l’histoire de la F.N.. On avait des documents jusqu’en 1989, il a fallu faire le travail entre 1989 et 2008  ».

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Robert Sauvage.

Dans la foulée sort alors « Ars Mechanica : le grand livre de la F.N. », un document de 5 kg, 576 pages et 1.500 photos. Ceci étant fait, Robert Sauvage s’attaque alors peut-être au morceau le plus difficile mais passionnant de son travail : reconstituer une collection de tous les objets ayant appartenu ou ayant été fabriqué à la F.N..

Aidé par une dizaine d’employés qui inventorient, digitalisent les documents ou font des recherches, Robert Sauvage guette la moindre pièce ou le moindre véhicule mis en vente. «  Et parfois, j’ai aussi de belles surprises. Comme un employé de la F.N.. qui me sonne pour me dire qu’il vient de retrouver, dans son bureau, des plans de fabrication du siècle dernier  ».

À force de ténacité, la collection Ars Mechanica est aujourd’hui constituée de centaines d’armes mais aussi d’une trentaine de véhicules, parfois centenaires, en état de rouler. «  Parce que j’ai rencontré un vrai passionné, ancien employé de la F.N., qui restaure les véhicules que j’achète  ».

Et la plus belle pièce de la collection, Robert Sauvage l’a achetée récemment. «  C’est la voiture personnelle du roi Albert 1er. Une FN 1300 sport de 1925  ».

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Le cabriolet FN 1300 Sport de 1925 ayant appartenu à Albert 1er.

Une pièce de grande valeur que le public pourra découvrir sous le chapiteau de l’Ecailler. «  Car actuellement, toute cette collection est entreposée dans un show-room de 300 m² au sein de la F.N.. Comme c’est ultra sécurisé, tout le monde ne peut donc pas y entrer. C’est la raison pour laquelle dès qu’on me demande des véhicules pour une exposition ou une manifestation, comme l’a fait Guido Crescente, je suis ravi. Ça me permet de faire découvrir au public ces pièces magnifiques ».

Et le plus grand rêve de Robert Sauvage, c’est de disposer d’un show-room de 3.000 m² entièrement accessible au public. Un rêve qui deviendra peut-être en partie réalité avec la Cité Mécanique que la Ville de Herstal compte mettre en place.

Jusqu’au 30 décembre prochain

Depuis ce jeudi et jusqu'au 30 décembre, L'Ecailler par La Maison de maître propose des fruits de mer à toutes les sauces ou presque. Organisé cette année par une association momentanée de commerçants, La Maison de Maître, la brasserie Salvi, la papeterie Jeurissen et la boulangerie Pelzer, cet écailler est devenu l’événement phare des fêtes de fin d'année sur Herstal. Et en plus de manger de bons plats, le public pourra donc s'attarder devant des véhicules d'exception. L'Ecailler est ouvert du lundi au vendredi de 12 à 15h et de 18 à 21h et le samedi de 18 à 21h.

(La Meuse - Aurélie Drion) 

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