• Alerte au virus Ebola au CHC à Hermalle

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    Des mesures exceptionnelles de confinement pour le patient. - CHC

     

    Goma est au coeur de l’épidémie d’Ebola qui ravage depuis plus d’un an la République démocratique du Congo.

    Quand, ce 14 août, un patient de retour de cette ville depuis quelques jours et présentant plusieurs des symptômes de ce virus mortel et fortement contagieux s’est rendu aux urgences de la clinique Notre-Dame, à Hermalle, tous les signaux étaient donc au rouge.

     

     

    « D’après les médecins, il présentait quatre symptômes alarmants, confirme Catherine Marissiaux, la responsable de la communication pour le CHC. Comme il rentrait en outre de Goma… »

    Très vite, après un contact avec le médecin hygiéniste du CHC ainsi qu’avec celui de la cellule de surveillance des maladies infectieuses de l’agence wallonne de la Santé, la décision de déclencher la procédure NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique) était prise.

    « Tous les services d’urgence sont formés à des procédures particulières pour la prise en charge de patients radioactifs ou victimes de produits bactériologiques par exemple, continue Mme Marissiaux. Ça entraîne notamment le confinement du patient, un équipement et une façon de faire particuliers. Tout le matériel utilisé devait également faire l’objet d’un traitement spécifique après usage. »

    Seule bonne nouvelle : le patient, vu l’heure de son arrivée à Hermalle, n’a croisé aucun autre patient, ce qui évité le déclenchement d’une procédure d’une tout autre ampleur encore.

    Le personnel soignant du CHC s’est donc équipé de combinaisons de protection, tandis que le transfert du patient était organisé vers l’hôpital Reine Astrid. Un transfert sous haute protection également…

     

    Un transfert sous haute protection.
    Un transfert sous haute protection. - CHC

     

    « Il y avait un camion de l’armée, une voiture de la police militaire, une ambulance et un smur de l’hôpital Reine Astrid… Mais tout s’est très bien déroulé. Et cela a démontré l’efficacité de cette procédure et de la chaîne de soins en pareil cas. »

    Cas qui s’est finalement révélé négatif. Vers 23h, l’institut de médecine tropicale révélait en effet que le patient souffrait, non pas d’Ebola, mais d’une « simple » malaria.

    Un diagnostic qui a facilité la suite des opérations au sein de la clinique Notre-Dame. « Après, nous avons désinfecté tous les endroits dans lesquels il était passé et sa chambre a été mise en quarantaine. Comme il ne s’agissait que d’un cas de malaria, nous avons ensuite pu la désinfecter nous-mêmes. Mais si Ebola avait été avéré, nous aurions dû faire appel à la Protection civile », détaille la porte-parole du CHC.

    Au final, plus de peur que de mal donc. Le patient devrait en effet se remettre de sa malaria et le CHC a retrouvé sa quiétude, avec la satisfaction d’avoir fait face à une urgence peu commune de la meilleure des manières.

    Ebola, un virus avec un taux de létalité de 30 à 90%

    DIMANCHE, AOÛT 18, 2019 - 18:16

    Le virus Ebola est responsable de fortes fièvres et d'hémorragies souvent mortelles pour l'homme, selon l’institut Pasteur. Le taux de létalité se situe entre 30 et 90% selon les épidémies et l'espèce virale. Le réservoir naturel du virus serait la chauve-souris. Le virus Ebola a été découvert en 1976, lors des deux flambées épidémiques au Soudan et en République démocratique du Congo. Depuis, une vingtaine de flambées épidémiques sont apparues en Afrique Centrale. En décembre 2013, le virus a atteint l’Afrique de l’Ouest, région qui était jusqu’alors épargnée par la maladie. En 2014, il provoque la plus grande épidémie connue jusqu’à présent. Une nouvelle épidémie est en cours en RDC. Elle a fait plus de 1.800 morts en un an.

    (Source La Meuse)