• Féminicides, reconnaître comme crime spécifique

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    Photo RTL

    Lutgarde, Ellen, Leila, Sally, Mia, Isabelle, Barbara, Julie, Eliane, Céline, Dominique, Sabrina, Nancy, Jessica, Fatima, Valentine, Elodie, Daniëlle, Lesley, Aurélie et Jill. C’est au total 21 femmes qui ont été assassinées depuis le début de l'année parce qu'elles sont des femmes.

    En 2018, 37 féminicides ont eu lieu en Belgique, ce qui est, proportionnellement à la population, bien au-dessus de la moyenne d’autres pays européens ! En Belgique, contrairement à certains pays, le fait de tuer une femme au motif qu’elle est une femme n’est pas reconnu comme un crime spécifique aux yeux de la loi. Pourtant, il existe des auteurs, des causes et des circonstances tout à fait caractéristiques du féminicide. Dans la plupart des cas, l’auteur s’avère être le partenaire ou ex-partenaire de la victime.

    En matière de violences intrafamiliales, les politiques évoluent ; progressivement, celles-ci intègrent les spécificités des crimes de genre. Depuis une quinzaine d’années, la notion de féminicide a été introduite dans certaines législations nationales.

     

    Action Ruban blanc FPS 2019

    Le mouvement des Femmes Prévoyantes Socialistes et la Fédération des Centres de Planning familial des FPS (FPS et FCPF-FPS) portent des revendications en matière de violences faites aux femmes. Miser sur une vraie politique de prévention pour que les violences n’arrivent pas Le seul outil de prévention prôné par les pouvoirs publics se résume essentiellement à une addition de campagnes ponctuelles de sensibilisation, sans vision globale ni coordination, et peu représentatives de la diversité du public concerné. Ces dernières sont rarement évaluées, déconnectées de l’intervention des actrices et acteurs de terrain impliqué-e-s dans la lutte contre les violences. Elles se focalisent sur la responsabilité individuelle des victimes pour sortir des violences, en occultant la responsabilité collective, y compris celle de l’Etat, à faire en sorte que ces violences n’arrivent pas.

    Les violences machistes se fondent sur les rapports de pouvoir inégalitaires entre les femmes et les hommes qui restent une réalité dans tous les domaines de la vie. C’est donc intensément, tout le temps et à tous les niveaux qu’il faut agir pour battre en brèche les violences et proposer d’autres modes de relations interpersonnelles et d’organisation de la vie publique pour promouvoir l’égalité et le respect des droits de tou-te-s. Il est urgent de développer une politique globale et coordonnée de prévention primaire à travers tous les niveaux et domaines de compétences politiques (enseignement, médias, formation continue, emploi, service sociaux et de santé, police, justice, administrations publiques, …).

    Réformer la justice pour qu’elle soit utile à toutes les victimes de violences faites aux femmes De manière générale, les procédures judiciaires sont longues, compliquées, éprouvantes et coûteuses. Il s’agit de barrières qui rendent la justice inaccessible pour beaucoup, par manque de moyens financiers, de maîtrise des langues nationales ou de marge de manœuvre dans une situation personnelle compliquée. Le refinancement nécessaire de la justice aiderait sans doute à surmonter certaines difficultés. En ne considérant les violences conjugales que sous forme de circonstances aggravantes de coups et blessures, de larges aspects de leurs implications (récurrence, violences psychologiques, économiques, sexuelles, …) sont systématiquement négligés. En attribuant la charge de la preuve aux victimes, c’est un déni de justice qui leur est adressé puisque, en dehors des plus graves agressions physiques et sexuelles, les preuves matérielles des violences machistes sont souvent difficilement disponibles. En séparant justice pénale et civile, les violences traitées au pénal ne sont pas toujours prises en compte dans les affaires civiles (divorce, garde des enfants, etc.), ce qui a des effets souvent dramatiques pour les femmes et enfants victimes. Et ce n'est que quelques aspects parmi d'autres qui montrent que la justice reste inadéquate dans le traitement des violences faites aux femmes. Il est urgent d’adapter les lois, les procédures et la justice dans son ensemble, à la mesure de ce fléau. Dossier de presse 

     

    Mettre en œuvre la Convention d’Istanbul à tous les niveaux de pouvoir

    En 2016, la Belgique a ratifié ladite Convention d’Istanbul, premier texte international contraignant en matière de lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes. Ce faisant, les pouvoirs publics se sont engagés à respecter à tous les niveaux (fédéral, régional, communautaire et communal) les obligations formulées par cette Convention à travers la prévention des violences, la protection des victimes, la poursuite des auteurs et la coordination d’une politique intégrée impliquant les différents acteurs. Mais le rapport alternatif sur la mise en œuvre de cette Convention en Belgique souligne que, sur base des constats de terrain, 80% des articles de la celle-ci sont peu, mal ou pas du tout respectés. C’est inacceptable ! Il est urgent de consacrer un budget spécifique à hauteur de 2% du PIB pour la lutte contre l’ensemble des violences faites aux femmes, aussi bien dans l’espace public que privé, pour garantir non seulement des poursuites judiciaires des auteurs mais aussi des mécanismes de protection, de soutien et de réparation pour les victimes, ainsi que des mesures de prévention de ces violences. → Pour aller plus loin : - Notre analyse « La Convention d’Istanbul : la Belgique en situation d’état d’urgence face aux violences à l’égard des femmes » -

    Notre analyse « Le féminicide : un meurtre motivé par le genre » - Les revendications spécifiques de la FCPF - FPS https://www.planningsfps.be/nos-dossiersthematiques/dossier-violences-conjugales

  • Les prochaines activités du M.A.H.V

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    VENDREDI 22 NOVEMBRE À 20H : conférence de Paul DE JONGH (Ceges), Le Réseau Clarence et la résistance entre deux frontières

    Paul De Jongh est juriste et chercheur associé au Centre d'études et de documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CegeSoma) à Bruxelles.

    Et il est l’auteur du livre : Résistance sans frontières. Enquête sur les groupes d’espionnage et les lignes d’évasion (1940-1943) paru à La Renaissance du Livre en 2019.

    Ce livre sera mis en vente lors de cette soirée.

    Le 9 octobre 1943, neuf membres de la résistance belge et néerlandaise étaient exécutés à Rhijnauwen (près d’Utrecht). Parmi eux, deux moines de l’abbaye du Val-Dieu. Le parcours de ces deux moines nous mène à une histoire de groupes d’espionnage et de lignes d’évasion. Ces lignes de secours étaient utilisées par des prisonniers de guerre évadés, par des pilotes alliés abattus, par des personnes d’origine juive et des ressortissants néerlandais en fuite vers l’Angleterre. Eijsden, Visé et le Pays de Herve y jouent un rôle-clé. Une fois arrivés à Liège, les réfugiés étaient conduits à Givet ou à Bruxelles, où d’autres groupes de résistance les prenaient en charge. En 1942, le contre-espionnage allemand infiltre les groupes : l’Hannibalspiel. L’issue sera dramatique.

     

    Paul De Jongh parlera de l’histoire de l’émergence et de la croissance de ces groupes de résistance de la première heure. En retraçant le parcours de ces deux pères, il tente de répondre aux questions relatives au rôle de l’Église et de l’abbaye (avec son abbé allemand) dans cette affaire, au traitement subi par les résistants après leur arrestation, à la façon dont s’est déroulé leur procès, etc… Bref, une histoire transfrontalière passionnante d’espionnage, d’évacuation de pilotes, d’aide aux Juifs, d’infiltration allemande au sein des groupes de résistance…

    Paf de 5 € (grand public) et de 3 € (membre)

     

    DIMANCHE 24 NOVEMBRE, visite en car du musée de Mariemont et du Centre (La Louvière)

     

    Ce voyage en car nous mènera au seul musée géré entièrement par la Fédération Wallonie-Bruxelles. La richesse de ses collections n’est plus à démontrer. Les collections rassemblées par Raoul Warocqué sont actuellement présentées dans un musée inauguré en 1975 et construit par l'architecte belge Roger Bastin. Son architecture, sobre, crée un climat propice à la contemplation. La qualité et l'éclectisme des œuvres présentées en font l'un des premiers musées de Wallonie. Ce sont, en effet, de véritables trésors que Raoul Waroqué a rassemblés au cours de sa vie, réunissant grâce à sa fortune colossale des œuvres convoitées par les plus grands musées du monde. Aujourd'hui, le Musée royal de Mariemont, établissement scientifique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, poursuit l’œuvre de son fondateur par l'étude et la mise en valeur, mais aussi l'enrichissement, des collections qui lui sont confiées.

    Nous axerons la visite sur les collections antiques : l’Egypte, la Grèce, l’époque gallo-romaine et l’art romain sous la conduite d’un guide. 

     

    Après le repas pris au sein du musée (aux alentours de 13h), nous nous déplacerons de quelques kilomètres pour découvrir un tout nouveau musée à  La Louvière, le musée Kéramis qui présente un ensemble de collections céramiques dans l’ancienne usine Boch. Ce lieu mérite de nombreux visiteurs, en souvenir du fleuron industriel que fut la faïencerie Boch. Il rassemble de merveilleuses céramiques que nous pourrons découvrir dans l’après-midi.

    Après le verre de départ, nous repartirons vers Visé (arrivée peu avant 19h.).

     

    Paf (voyage en car, entrées, guidage de Mariemont) de 45 € pour les membres et de 49 € pour les non-membres payables au compte de la SRAHV BE77

    3400 2758 7242 avant le 22 novembre.                                    

    Départ assuré avec un minimum de 16 participants !

     

  • La Ville de Visé se constitue partie civile dans l'affaire Enodia/Nethys

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    Suite au dépôt de notre motion et à la question d'actualité du groupe Ensemble, le Conseil communal à l'unanimité a voté l'urgence et a décidé d'autoriser le Collège à agir en justice pour y défendre les intérêts de la Ville de Visé dans tout ce qui concerne le dossier de l'intercommunale Enodia/Néthys et de ses filiales. Et le Collège a décidé la constitution de partie civile de la Ville concernant les 18,6 millions d'indemnités d'argent public perçu par les 4 membres de l'ancienne direction.

    Voici la proposition de groupe "Visons demain" adoptée à l'unanimité par le Conseil communal.


    Madame la Bourgmestre,

    Madame, Messieurs les membres du Collège,

    Monsieur le Directeur général,

    Cher.e.s Collègues,

     

    Vu l'actualité et en particulier la demande du Gouvernement wallon que les communes se constituent à ses côtés parties civiles dans le dossier Enodia/Néthys concernant les 18,6 millions d'indemnités d'argent pulic versés aux anciens dirigeants de Néthys, nous proposons le vote en urgence de la délibération suivante :

     

    Considérant l'urgence de la présente décision en vue d'assurer la défense des intérêts de la Ville.

     

    Vu le Livre V, Titre premier, Chapitre 11, section 3 du Code de la démocratie locale et de la décentralisation, relatif aux intercommunales ;

    Vu la motion adoptée à l'unanimité par notre Conseil le 21 octobre dernier relative à l'avenir de l'intercommunale Enodia et de ses filiales et qui notamment a exprimé "Sa préoccupation pour le respect de l’éthique et des règles de bonne gouvernance;" et "Sa volonté de préserver les intérêts de la Ville de Visé, actionnaire de l’intercommunale;"

    Vu la décision prise par le même Conseil :

    "(...) Considérant que la commune doit pouvoir s’associer à toute action en justice qui concernerait ses intérêts dans la gestion, la vente ou la dislocation du groupe chapeauté par l’intercommunale Enodia, ex-Publifin, ex-Tecteo ;

    A l’unanimité, DÉCIDE:

    Article unique : d’autoriser le collège communal à agir en justice pour y défendre les intérêts de la Ville de Visé dans tout ce qui concerne la vente ou la cession des actifs de l’intercommunale Enodia (appelée naguère Publifin et Tecteo) et de ses filiales (...)"

    Considérant que le rapport réalisé par la nouvelle direction de Néthys constate que les anciens responsables avaient secrètement perçu des sommes exceptionnelles en guise "d'indemnités compensatoires" : Mr. Stéphane Moreau 11.627.756 euros, Mme Bénédicte Bayer 1.195.757 euros, Mr Pol Heyse 2.288.515 euros et Mr Diego Aquilina (CEO d'Integrale, une filiale de Nethys) 3.542.771 euros. Soit plus de 18, 65 millions d'argent public versés entre mai 2018 et  ... ce 9 octobre.

    Considérant la réaction du Gouvernement wallon qui a décidé ce 14 novembre de se constituer partie civile dans le dossier Enodia/Néthys et d'inviter la province et les communes à s'associer à sa démarche.

    Considérant que la Province prépare également une constitution de partie civile.

    Considérant que le versement de telles indemnités à des gestionnaires d'une entreprise publique crée au sein de la population et de nombreux responsables politiques un profond écoeurement de nature à aggraver le sentiment d'injustice.

    Considérant la nécessité pour les mandataires communaux de prendre leur responsabilité et la demande du Gouvernement wallon que les communes se constituent parties civiles à ses côtés.

    Considérant la nécessité de préserver les intérêts de la Ville de Visé.

    Considérant qu'il y a lieu d'élargir l'autorisation donnée au Collège le 21 octobre d'ester en justice dans le dossier Enodia/Néthys.

    Le Conseil a l'unanimité décide :

    1. d’autoriser le Collège communal à agir en justice pour y défendre les intérêts de la Ville de Visé dans tout ce qui concerne l'octroi d'indemnités ou autres avantages aux membres de l'ancienne équipe de direction d'Enodia/Néthys ou d'autres filiales du groupe,
    2. de demander au Collège de se porter partie civile et de s'associer à la démarche du Gouvernement wallon ou, le cas échéant, à celle de la Province.

     

    Nous vous remercions de prendre ce point urgent en considération.

    Bien cordialement,

    Caroline Van Linthout et Martial Mullenders

    Conseillers communaux Visons Demain

  • Réhabilitation de l'autoroute entre Cheratte et Visé en direction de Maastricht

    Cependant, pour éviter des dégradations supplémentaires sur ce tronçon pendant cette période hivernale, il a été décidé de procéder déjà au fraisage de la couche d’usure.

    Début des travaux ce mercredi

    A partir de ce mercredi 20 novembre jusqu’au vendredi 29 novembre prochain, la circulation sera réduite sur une seule voie en direction de Maastricht entre Cheratte et Visé, avec une vitesse limitée à 70 km/h (50 km/h à hauteur des accès). L’accès n°4 « Cheratte » sera également fermé à la circulation pendant toute la durée du chantier.

    Dans un premier temps, du mercredi 20 au samedi 23 novembre, les accès et sortie n°2 « Visé », la sortie n°2A « Trilogiport », les accès et sortie n°3 « Hermalle-sous-Argenteau » et la sortie n°4 « Cheratte » seront fermés à la circulation de manière successive pendant environ deux heures. Pendant l’hiver, les usagers circuleront donc sur le béton mis à nu sur ce tronçon avec une signalisation indiquant la présence de stries.

    Ces travaux, financés par la SOFICO, représenteront un budget d’environ 3 540.000€ HTVA. Ils seront réalisés en collaboration avec le partenaire technique de la SOFICO : le SPW Mobilité et Infrastructures. (Source : La Meuse)

  • 400 nouveaux habitants à Cheratte d’ici 2027

    400 nouveaux habitants à Cheratte d’ici 2027
    Matexi

     

    Vendredi dernier, on apprenait que c’était Matexi qui avait été choisie pour racheter l’ancien charbonnage du Hasard. À l’abandon depuis 1977 et racheté par la SPI en 2013, cette dernière avait lancé un appel d’offres pour racheter ce site ainsi que le terrain vague situé juste en face, soit 5,2 hectares. C’est à l’unanimité que le projet présenté par Matexi a été retenu. Et il faut bien reconnaître que le projet est plutôt séduisant, avec une large part faite à la mobilité douce, la durabilité et les espaces verts. Notre objectif est de redynamiser le quartier en attirant près de 400 nouveaux habitants, dans un quartier où il fera bon vivre, avec une diversité de fonctions, explique Régis Ortmans, directeur de Matexi Liège-Namur-Luxembourg. « Ce projet est un vrai travail d’équipe et pour y arriver, nous nous sommes aidés de bureaux qui avaient une expertise dans différentes matières. » Au total, ce sont 115 logements, 80 maisons de 3 à 4 chambres et 35 appartements de 1 à 3 chambres qui seront créés, le tout entouré par 2,2 hectares d’espaces verts.

     

     

    Le quartier Jardin

    Le projet s’articule en trois zones. Sur le terrain vague situé en face du charbonnage, Matexi va développer ce qui va s’appeler le « quartier Jardin », en référence à la cité Jardin qui se trouve de l’autre côté du rail. Il y aura de l’habitat avec des maisons et des appartements répartis en trois îlots. De nombreux espaces verts, seront aménagés avec notamment un potager communautaire, un verger de quartier et une pelouse de loisirs pourront accueillir les habitants et les activités.

    Le quartier des Coteaux

    De l’autre côté de la route, sur le terrain du charbonnage, ce sont deux immeubles qui seront construits. Ils auront une hauteur maximale de 4 étages, afin de ne pas masquer la tour classée du site. Au rez-de-chaussée de ces immeubles, on trouvera des commerces et une vaste place arborée pourra accueillir des terrasses. Pour relier les deux côtés de la rue, Matexi compte aussi restaurer et remettre en service l’ancienne passerelle.

    Fini en 2027

    Ravi de voir le soutien qu’elle reçoit des différentes autorités, Matexi devrait commencer ses travaux d’ici un an et demi à deux ans, après toutes les procédures administratives. Cinq phases sont prévues et la dernière devrait s’achever en 2027. Et s’il faudra encore attendre avant de découvrir tout ce nouveau quartier, Matexi devrait déjà régulièrement l’ouvrir au public, en y faisant des manifestations temporaires. Une manière pour les habitants du quartier de déjà se réapproprier un site bien trop longtemps à l’abandon. 

     

     

    Bureaux, logements, musée et horeca dans la partie classée

    Bureaux, logements, musée et horeca dans la partie classée

    La 3è partie du projet concerne la partie patrimoniale, soit les bâtiments classés de l’ancien charbonnage. On y accédera depuis la place du quartier des Coteaux via un bel escalier ou via la passerelle. Là, une seconde place offrira une vue sur le nouveau quartier. Les bâtiments seront dévolus à diverses fonctions. On retrouvera ainsi plus de 2.100 m² d'espaces de bureau ou de coworking. Plus de 500 m² seront dédiés à des espaces de détente ou de réunion. Une salle de sports sera également aménagée. Dans les anciennes salles des machines, on retrouvera, au rez-de-chaussée, un espace horeca avec, au premier étage, une mezzanine donnant dessus. Toujours dans ce bâtiment, les trois derniers étages seront transformés en trois appartements, permettant, tout comme l’horeca, d’amener de la vie à cet endroit, en dehors des heures de bureau. Enfin, la tour Malakoff sera particulièrement préservée. Matexi a en effet fait le choix d’y aménager un espace Mémoriel qui retracera la vie du charbonnage du Hasard et de ses mineurs. La salle de douche restera ainsi intacte. Le promoteur liégeois compte également mettre à profit, pour l’ensemble de son projet, l’exhaure du site. Par heure, plus de 160 m3 d’eau chauffée à 15 degrés ressort des galeries. Cette eau pourra servir à créer un réseau de chaleur ou à alimenter les sanitaires. Avec son projet, et sur base des différentes fonctions présentes et futures, Matexi estime que l’attractivité du quartier passera de 62 à 79 %. 

    Une mobilité différente

    Ce qui marque avec le projet de Matexi, c’est la manière dont la mobilité va se faire, principalement au sein du « quartier Jardin ». Si des dessertes seront créées et reliront les îlots, elles ne serviront que pour du dépose-minute. Il n’y aura pas de parking possible dans ces rues, mais plusieurs poches seront aménagées au sein du quartier. Le quartier sera donc apaisé et la priorité sera donnée aux modes doux. Mais pas que. Une des conditions à remplir pour pouvoir acheter ce site, c’était d’intégrer, dans son projet, le futur arrêt du Réseau Express Liégeois. Celui-ci est en effet prévu à proximité du nouveau passage sous-voie. Il permettra de relier Liège à Cheratte en 9 minutes. Et pour l’intégrer, Matexi a prévu un parking semi-couvert de 312 places, construit, le long du rail. Originalité, c’est via sa toiture qu’on accédera au quai et donc à l’arrêt du REL. Sur les 312 places, 100 seront réservées aux navetteurs et financées par la Ville. (Aurélie Drion)