Un élément du patrimoine : la carte vue ancienne qui retrouve ses lettres de noblesse

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Les cartes vues anciennes, un immense réservoir de recherches ? Et d’étonnantes découvertes

 

Combien d’entre nous ne conservent-ils pas des cartes-vues anciennes. Il est vrai qu’à notre époque , smartphone aidant, nos contacts sont plutôt d’envoyer une photo d’un coin que nous visitons chez nous ou à l’étranger et en un clic, notre famille et nos amis sont au courant. Et Facebook ou Instagram aidant, nous avons un cliché. Est-il conservé longtemps ou ne passe-t-il pas la journée pour disparaître finalement dans la blogosphère !.

Mais au siècle précédent et même la fin du 19e s., la carte postale était un vecteur tout aussi important et même plus que le téléphone que seuls certaines entreprises ou particuliers possédaient. (3 chiffres pour Visé avant 1914 et 9 chiffres des numéros téléphoniques maintenant) ; Il y avait plusieurs levées postales par jour et les facteurs étaient nombreux à travailler. Le prix du timbre était à la portée de la plupart et les boites de la poste étaient nombreuses dans la ville et plutôt que d’envoyer une simple carte (avec enveloppe c’était plus cher), la carte vue illustrée était de mise pour tous les actes de la vie quotidienne : la mère âgée envoyait à sa fille plus mobile sa commande chez l’épicier du coin, l’élève en internat envoyait une des nombreuses cartes vues éditées par l’école à ses parents qu’il ne retrouverait qu’aux grandes vacances, le voyageur envoyait à sa famille des vues de la ville visitée et j’en  passe. Qui éditait ces cartes-vues qui font encore le bonheur des collectionneurs et des musées intéressés à connaître le passé de leur région ? Il y avait des éditions nationales comme les NELS, LEGIA, HERMANS mais le plus souvent des éditeurs locaux comme des photographes, des libraires, des épiciers, des commerçants, des hôtels ou des restaurants…….. Mais le collectionneur averti se méfiera des légendes :

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une vue de la rue du Perron qui n’est qu’une vue de la Rue Haute, l’église en ruines de Visé qui n’est autre que l’église de Barchon,

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le chantier naval de Cheratte qui se muera en sentier naval…….Ne pas prendre tout comme argent comptant.  Il y a aussi l’aspect idéologique comme ces cartes vues des ruines de la ville de Visé détruite par « les boches ». Au grand désarroi des chercheurs, certains coins d’une ville ne feront jamais l’objet d’un cliché car trop peu représentatif ou commercial. L’éblouissement des personnes aussi quand un photographe s’installait dans la rue et que tous ses habitants sortaient de chez eux pour être dans la « boite ». A côté du cliché, il y a les textes : simples parfois, naïfs peut-être, intéressants souvent. Essayons de reconnaître ceux de nos ancêtres qui y sont dessus  Regardons donc ces cartes-vues dont la cote est parfois surfaite selon qu’il y a des personnes ou un motif particulier, selon la soi-disant rareté. Apprécions le côté noir et blanc pour les plus anciennes et surtout ne les jetons pas dans nos poubelles. Il peut y avoir aussi des musées que cela intéresse !!!

En légende, quelques vues intéressantes :

Les ruines non pas du chœur  de la collégiale de Visé  mais bien de l’église de Barchon et à côté le vrai chœur de la collégiale ruinée  et la  fausse rue du Perron qui est le sommet de la rue Haute, sans oublier Cheratte  et son « sentier » naval. Arrêt sur images, les petites filles Jeanne et Philomène Cerfontaine venaient de sortir de l’école communale de la place du Marché et furent prises en photo au dessus de la rue Haute peu après 1900.

 

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