Environnement - Page 5

  • Visé : 37.000 tonnes de déchets vont être évacués

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    Bonne nouvelle pour les riverains de la société SAREC située quai des Fermettes à Visé, sur l’ancien site de Navagne.

    Cette société, spécialisée dans le recyclage et le traitement des déchets, a stocké, durant l’année 2017, 37.000 tonnes de sable, de déchets de construction mais pas seulement. Car de nombreux riverains ont subi d’importantes nuisances olfactives. « La composition de ces déchets n’était pas conforme aux conditions du permis unique, valable jusqu’en 2036, dont disposait SAREC. Le Collège communal n’a pas ménagé ses efforts pour mettre un terme à ces nuisances, notamment en modifiant le permis de façon restrictive et en le limitant au traitement de déchets inertes », explique le bourgmestre de Visé, Marcel Neven. SAREC a introduit plusieurs recours mais un ordre d’évacuation de ces déchets a été donné en décembre dernier par le Département de la Police et des Contrôles de Wallonie.

    Or, ces déchets sont toujours présents. Et en juillet dernier, le Collège visétois a refusé une nouvelle demande de permis unique qui prévoyait notamment la construction d’un hall de 8.000 m2 pour le traitement des déchets.

     

    SAREC REPRIS PAR MAES

    Bonne nouvelle pour les riverains. La société SAREC vient d’être rachetée par la sprl Yves Maes, spécialisée dans la gestion des déchets de construction, qui reprend à son compte le permis de SAREC en vigueur. « Il lui appartient de mettre fin aux infractions de l’exploitant précédent. Nous avons rencontré récemment les représentants de la sprl Maes qui ont déclaré qu’ils n’iraient pas en recours contre le refus de permis par le Collège. Et ils se sont engagés à évacuer les déchets litigieux. Ils ont entamé une procédure européenne complexe de transfert international de déchets qui seront traités aux Pays-Bas », se félicitent Marcel Neven et l’échevin Luc Lejeune. Plus que quelques mois de patience pour les riverains qui seront débarrassés de ces déchets, sous le contrôle du Collège. - (Marc Gérardy)

  • Marche anti-nucléaire le dimanche 26 août 2018

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    En 2017, 50.000 personnes se tenant la main avaient formé une chaîne humaine entre Tihange, Liège, Visé, Maastricht et Aachen afin de demander la mise à l'arrêt du réacteur fissuré Tihange 2, réacteur considéré comme une menace pour les habitants de l'Eurégio.

    Cette année, deux jeunes participants ont décidé de "remettre le couvert". Le 13 juillet 2018, la pétition qui a accompagné les manifestations des trois dernières années a abouti sur le bureau de monsieur Hardeman, le nouveau patron de l'Agence Fédérale de Contrôle nucléaire. Drei Rosen Initiative, WISE Amsterdam, 11-maartbewegging et Nucléaire Stop Kernenergie lui ont fait parvenir les 500.000 signatures de la pétition demandant la fermeture de Tihange 2 et Doel 3.

    Selon ces associations (et bien d'autres groupes de citoyens), le monde nucléaire et les autorités administratives paraissent sourds au mécontentement et à l'inquiétude des citoyens qui vivent sous le vent des centrales. Les cuves de ces réacteurs ne correspondent plus aux normes en vigueur et le béton des bâtiments qui doivent confiner un accident n'est plus contrôlé.

    L’action Walk-off Tihange, une initiative de l’Aktionsbündnis gegen AKW Aachen (AAA) est soutenue par une large gamme d’associations locales et nationales : ACTE (comité local à Huy), COBAN (comité local à Blegny), Nucléaire Stop Kernenergie, Greenpeace Belgium et Aachen, ECOLO Kelmis/La Calamine.

    En une seule journée, des marcheurs aguerris rejoindront Tihange à Aix-la-Chapelle en passant par Liège, manifestant ainsi de façon très sportive pour la fermeture de la centrale atomique de Tihange.
     – Distance totale : 75,95 km (dénivelé positif : 927 mètres).
     – Départ à 4 h, arrivée prévue à 18 h 45.
     – Vitesses prévues : de 5,3 à 5,7 km/h selon les portions.

    Rendez-vous vers 09h00 devant la gare des Guillemins à Liège pour rencontrer des marcheurs et les organisateurs.

    (P. Neufcour)

     

      

  • Lanaye : le Jardin en folie

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    Le 2 septembre 2018, l'ASBL "Les Z'amis de Zoé" vous propose de participer à l'opération "Le jardin en folie.

    Rendez-vous à partir de 11h00 au centre Zoé Vie, au pied de la rampe du pont (lieu-dit le viaduc).

    Vente de légumes 100 % bios, bar, petite restauration, animations diverses, une boisson "nature"  offerte à chaque

    participant. (Communiqué)

  • Montagne Saint-Pierre - Visite guidée

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    Photo Wikimedia 

    Le Service Environnement de la Ville de Visé et l’asbl NATAGORA organisent le dimanche 26 août 2018 à 13h30 une visite guidée de la réserve naturelle de la Montagne Saint-Pierre. Le prix est de 3€ par adulte, gratuit pour les membres Natagora.

    Lieu de rendez-vous : Maison de la Montagne Saint-Pierre - Place du Roi Albert à 4600 Lanaye

    L’inscription préalable auprès de l’Echevinat du Développement durable est obligatoire, clôture des inscriptions le vendredi 24 août à 16h.

     

    Tél. :04/3748493 – Les jours ouvrables de 9h00 à 12h30 et de 14h00 à 16h00.

    (Communiqué du Service environnement)

     

  • De l'héroïne au glyphosate en passant par le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz: voici des choses à savoir sur Bayer et Monsanto

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    Le jury d'un tribunal de San Francisco a condamné vendredi le géant de l'agrochimie Monsanto, qui a immédiatement annoncé son intention de faire appel de cette décision, à payer près de 290 millions de dollars de dommages pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup, à l'origine du cancer d'un jardinier américain. Aujourd'hui c'est le groupe allemand Bayer qui est propriétaire de Monsanto.

    La condamnation vendredi aux Etats-Unis de Monsanto, pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide au glyphosate, pourrait coûter cher à l'allemand Bayer, qui vient de racheter l'américain pour 63 milliards de dollars. Voici trois choses à savoir sur ces deux groupes à la réputation déjà sulfureuse:


    Agent Orange et héroïne

    Monsanto, fondé en 1901 à Saint-Louis dans le Missouri, a d'abord produit de la saccharine, un puissant édulcorant, puis s'est lancé dans l'agrochimie à partir des années 1940. Son défoliant appelé "Agent Orange", connu pour ses funèbres traînées arc-en-ciel, a été utilisé comme arme de destruction massive par l'armée américaine au Vietnam. Son herbicide vedette et controversé, le Roundup, est lancé en 1976, et Monsanto met au point dans les années 1980 la première cellule de plante génétiquement modifiée avant de se spécialiser dans les OGM.

    Bayer, fondé en Allemagne en 1863, a inventé l'aspirine, mais aussi vendu de l'héroïne au début du XXe siècle, alors utilisé comme substitut à la morphine... et comme remède contre la toux. Pendant la Seconde guerre mondiale, Bayer fait partie tout comme son compatriote BASF du conglomérat chimique IG Farben, tristement célèbre pour avoir fourni aux nazis le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz.

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    Monsatan ou Mutanto

    Alors que l'agriculture se prépare pour nourrir une population de plus en plus nombreuse, Bayer lorgnait depuis longtemps sur l'américain Monsanto et ses semences OGM capables de résister aux plus puissants pesticides. Espérant échapper à l'hostilité que suscite dans le monde la seule évocation de Monsanto, Bayer a décidé d'abandonner ce nom après son opération de rachat.

    Parfois appelée "Monsatan" ou "Mutanto" par ses détracteurs, la firme est aussi bien mise en cause pour les OGM que pour les effets du glyphosate, principe actif du Roundup, dont le caractère cancérogène fait l'objet d'études contradictoires. Le gouvernement français s'est récemment engagé à cesser d'utiliser cette substance d'ici 2021, sans pour autant inscrire l'interdiction dans la loi. L'ONG "les amis de la Terre" a elle rebaptisé la fusion Bayer-Monsanto "les noces du diable".


    4.000 plaintes

    La condamnation par un tribunal californien de Monsanto à payer près de 290 millions de dollars de dommages à Dewayne Johnson, un jardinier américain imputant son cancer à son exposition répétée au Roundup, pourrait faire jurisprudence. Au moins 4.000 affaires similaires sont en cours devant des tribunaux américains. 

    Bayer ne communique pas sur l'ampleur des provisions financières auxquelles il compte procéder pour parer aux conséquences juridiques de l'acquisition de la sulfureuse entreprise Monsanto. Les analystes estiment que ces procès en rafale pourraient couter à Bayer de 5 à 10 milliards de dollars. 

    En 2001, Bayer avait déjà été sérieusement ébranlé sur le marché américain par le retrait de son anticholestérol Lipobay/Baycol, soupçonné d'avoir provoqué la mort de plusieurs patients. Les multiples procès avaient alors coûté au géant allemand 4,2 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros).

    Source : RTL