Politique - Page 6

  • Les laboratoires de biologie clinique agrées n'ont plus confiance dans le gouvernement

    Les laboratoires de biologie clinique agréés, qui depuis le début de la crise covid-19 "se sont pleinement employés (...) à identifier les patients infectés dans les plus brefs délais", dénoncent leur mise sur le côté par le gouvernement au profit de firmes industrielles. "Quarante-cinq de ces laboratoires sont prêts et qualifiés pour élargir leur capacité en fonction des besoins (...) Ainsi, quelle ne fut pas la stupéfaction de tous les acteurs du secteur" quand il a été annoncé que les tests supplémentaires seraient effectués par les laboratoires de l'industrie pharmaceutique "sous prétexte d'élargissement des capacités", déclare jeudi l'Union professionnelle belge des médecins spécialistes en biopathologie médicale.

    "Pour affronter la crise sanitaire actuelle, plusieurs laboratoires ont déjà investi dans une capacité supplémentaire et se tiennent prêts à réaliser d'autres investissements", relève-t-elle.

    L'annonce du ministre De Backer d'une augmentation des capacités pour permettre 10.000 tests quotidiens avait été accueillie avec satisfaction, alors que jusque-là les laboratoires "devaient se battre pour trouver suffisamment de matériel de prélèvement et des réactifs sur le marché mondial".

    Une satisfaction de courte durée, puisque "aucun contact n'a été pris avec les unions professionnelles des biologistes cliniques, ni avec la commission de biologie clinique compétente chargée de l'agrément et de la qualité des laboratoires, ni avec le groupe de travail de biologie clinique du conseil technique médical à l'Inami qui peut inclure les tests dans la nomenclature des prestations médicales, ni avec les laboratoires hospitaliers, ni non plus avec les laboratoires extrahospitaliers", indique l'Union. A l'exception du laboratoire de référence de Louvain, "les laboratoires qui jusqu'à présent ont réalisé tous les tests de dépistage du COVID-19, ont été complètement ignorés".

    "Ces laboratoires agréés sont aujourd'hui écartés sans préavis par des firmes industrielles et des collaborateurs qui ne satisfont pas aux exigences à remplir pour effectuer ces tests", dénonce-t-elle. Se passer des laboratoires agréés et déjà actifs au profit des laboratoires industriels est une perte "de temps et d'argent", estime-t-elle. 

    "Les biologistes cliniques sont inquiets et scandalisés par les développements politiques dans leur secteur", indique leur union, affirmant que les tests rapides d'antigènes distribués dans les Maisons de repos et de soins (MRS) pour dépister le virus ont "une plus-value pour le moins limitée". 

    Elle dénonce "une position de monopole" des laboratoires industriels obtenue "grâce aux pouvoirs spéciaux du gouvernement", relevant notamment que "l'Inami et Sciensano soumettent" le remboursement des tests effectués "à toute une série de conditions que les laboratoires industriels n'ont pas à remplir".

    "Nous ne comprenons et n'acceptons pas que la capacité des tests requise soit confisquée aux laboratoires hospitaliers et extrahospitaliers. Nous n'avons aucune sympathie pour ceux qui sont responsables d'avoir laissé en plan les professionnels des soins dévoués qui ne lésinent pas sur les heures de travail, et leurs patients. Ne soyez donc pas surpris que la confiance dans le gouvernement ait été fortement ébranlée", conclut l'Union.

  • Notre nouveau gouvernement

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    Les membres du nouveau gouvernement ont prêté serment tout-à-l'heure. En voici la composition, comme vous pouvez le constater il y a peu de changement :

    1. Sophie WILMES (MR): Première Ministre, chargée de Beliris et des Institutions culturelles fédérales

    2. Koen GEENS (CD&V): Vice-Premier Ministre et Ministre de la Justice, chargé de la Régie des bâtiments, et Ministre des Affaires européennes

    3. Alexander De Croo (Open Vld): Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances, chargé de la Lutte contre la fraude fiscale, et Ministre de la Coopération au développement

    4. David Clarinval (MR): Vice-Premier Ministre et Ministre du Budget et de la Fonction publique, chargé de la Loterie nationale et de la Politique scientifique

    5. Pieter De Crem (CD&V): Ministre de la Sécurité et de l’Intérieur, chargé du Commerce extérieur

    6. Maggie De Block: Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, et de l’Asile et la Migration

    7. Daniel Bacquelaine (MR): Ministre des Pensions

    8. Marie-Christine Marghem (MR): Ministre de l’Energie, de l’Environnement et du Développement durable

    9. François Bellot (MR): Ministre de la Mobilité, chargé de skeyes et de la Société nationale des chemins de fer belges

    10. Denis Ducarme (MR): Ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l’Agriculture, et de l’Intégration sociale, chargé des Grandes villes

    11. Philippe De Backer (Open Vld): Ministre de l’Agenda numérique, des Télécom-munications et de la Poste, chargé de la Simplification administrative, de la Lutte contre la fraude sociale, de la Protection de la vie privée et de la Mer du Nord

    12. Nathalie Muylle (CD&V): Ministre de l’Emploi, de l’Economie et des Consom-mateurs, chargée de la Lutte contre la pauvreté, de l’Egalité des chances et des Personnes handicapées

    13. Philippe Goffin (MR): Ministre des Affaires étrangères et de la Défense

  • Réinvestir dans les transports en commun pour des déplacements efficaces (Ecolo)

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    Ce 13 février, comme chaque année, les écologistes sont allés à la rencontre des usagers des transports en commun pour les remercier. « Plus que jamais, Ecolo s’engage à leurs côtés pour des transports en commun plus fréquents, plus de places assises, des horaires respectés, des informations en temps réel, des tarifs accessibles à tous, des gares et des arrêts bien entretenus », commente Martial MULLENDERS.

    Les embouteillages, la pollution de l'air, les nuisances sonores et les émissions de gaz à effet de serre sont autant de conséquences des limites de la logique du ‘tout à la voiture’ qui a trop longtemps prévalu. Pour Ecolo, il est urgent de repenser l’espace public et de placer les transports en commun au centre d’une mobilité modernisée, qui passe également par la préservation des petites gares et des points d’arrêt, et un service de qualité aux usagers grâce au personnel de guichet notamment. C’est en ce sens que les écologistes activent tous les leviers dont ils disposent, des communes à l’Europe, en passant par les Gouvernements régionaux dans lesquels ils sont présents. La multi-modalité et des transports en commun performants sont en effet le coeur d'une mobilité durable, flexible et ambitieuse.

    « Des transports en commun performants, ça veut dire moins d'embouteillages et un air moins pollué. Nous voulons refinancer tous nos transports en commun, pour qu’ils soient plus ponctuels, plus nombreux, plus confortables, plus rapides, plus fréquents,...! Nous voulons également un meilleur équilibre dans l’organisation de l’espace public, afin que tous les usagers puissent se déplacer efficacement et en sécurité. Notre utilisation actuelle de la voiture n’est plus viable, ni d’un point de vue environnemental, ni d’un point de vue pratique. Il convient de proposer aux citoyen.ne.s la meilleure alternative possible afin d’envisager ensemble un futur plus désirable et plus confortable » concluent les coprésidents d'Ecolo Rajae Marouane et Jean-Marc Nollet.

    (Communiqué)