Terrorisme - Page 4

  • Terrorisme : qu'en est-il en Basse Meuse ?

    th.jpegCet avant-midi, une réunion était en cours à l'état major de la zone de police de la Basse-Meuse. Le commissaire Alain Lambert, chef de zone, nous l'a confirmé. Des discussions sont actuellement ouvertes concernant les mesures qui vont être prises incessamment. Notre police se veut tout à fait rassurante quant notre sécurité. 

  • Traque des frères Kouachi: "l'assaut est en cours, l'épilogue est proche", selon la préfecture de police (vidéos et direct)

    La traque des frères Kouachi, jihadistes français soupçonnés d’avoir perpétré la tuerie à Charlie Hebdo, s’est déplacée vendredi matin de Picardie en Seine-et-Marne, où des coups de feu ont été échangés avec deux suspects et où une personne est prise en otage. L’assaut a été donné selon des médias français. Il est actuellement en cours. Des mesures de sécurité sont prises à l’aéroport de Roissy tout proche.

    (Rédaction en ligne)

    AFP

    SUIVEZ LE DIRECT VIDEO SUR BFMTV.

    C’est l’état de siège à Dammartin-en-Goële, au nord-est de Paris où l’assaut aurait été donné. Selon la préfecture de police, on «est proche de l’épilogue».

    L’aéroport de Roissy est concerné car il ne se trouve qu’à 10 kilomètres du lieu où se déroulent les événements. Des avions sont détournés de leur itinéraire; deux pistes sur quatre sont fermées. On sait en effet que les frères Kouachi disposent d’armes lourdes et notamment d’un lance-roquettes.

    Prise d’otages

    Tout a commencé, ce vendredi matin par des coups de feu échangés entre les forces de l’ordre et deux suspects qui pourraient être les frères Kouachi soupçonnés de l’attentat contre Charlie Hebdo et une prise d’otage était en cours dans une imprimerie de Dammartin-en-Goêle, au nord-est de Paris. Cette petite société basée à environ 40 kilomètres au nord-est de Paris, aux confins de la Picardie.

    Les médias français ont un moment parlé de 2 morts mais l’information a été démentie.

    L’imprimerie Création tendance découverte. (Google street)

    Les coups de feu se sont produits à hauteur de cette commune de Seine-et-Marne, à environ une demi-heure de route de la zone où les fugitifs étaient recherchés depuis jeudi, selon l’une de ces sources, confirmant une information de RTL.

    Une institutrice témoin du vol de la voiture : « Ils avaient un lance-roquette »

    Auparavant, ils avaient volé une Peugeot 206 à Montagny-Sainte-Félicité (Oise) à une femme qui a formellement reconnu les deux hommes comme étant les frères Kouachi, selon une source policière. Une institutrice qui arrivait à l'école a vu la scène. Elle a vu la voiture devant elle se faire braquer par les deux frères. Elle vu leurs armes et notamment le lance-roquette. Elle n'y croyait pas. Ils lui ont fait signe de passer avant de partir avec la 206 grise.

    La prise d’otage a lieu dans une entreprise de la commune, une imprimerie nommée CTD. «Il n’y a pas de certitude sur le nombre de personnes à l’intérieur», d’après une source proche de l’enquête.

    Selon un témoin sur place, employé de l’entreprise YBE dans la zone industrielle de la ville et contacté par l’AFP, un échange nourri de coups de feu a été entendu à 08H50.

     

     

    B65ZUh6CUAAl6MV.jpg

    Le village est bouclé par les forces de l’ordre où des dizaines de gendarmes étaient en train de se déployer, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont notamment établi un barrage à l’entrée de la commune sur la nationale 2 qui mène vers la zone de Villers-Cotterets où les les deux hommes étaient recherchés depuis jeudi.

    Les journalistes présents sur place témoignent qu’il y a un ballet d’ambulances dans le quartier.

    L’assaut est en cours.

    Google Street View

    Trois hélicoptères survolent la zone

    Une témoin a contacté RTL pour raconter ce qu'elle a entendu elle a souhaité rester anonyme: « J'ai entendu des coups de feu juste en face de notre entrepôt, les gendarmes sont intervenus dans une société depuis trois hélicoptères survolent la zone. Honnêtement je n'ai pas envie d'aller dehors. Le climat est tendu, on a connu mieux  ».

    Selon une riveraine, les personnes habitant le quartier ont été priées de rester chez elles.

  • Chérif Kouachi, déjà condamné pour envoi de combattants en Irak, et son frère Said traqués après l'attaque contre Charlie Hebdo: "plusieurs interpellations" et des "gardes à vue"

     

    ImageProxy.mvc.jpeg

    Deux frères, dont un jihadiste connu des services antiterroristes, sont activement recherchés jeudi par la police. Un troisième homme a été placé en garde, tout comme sept autres personnes, proches des deux frères, comme l’a confirmé Manuel Valls (AFP)

     L’attaque à la kalachnikov en plein coeur de Paris contre le journal satirique a fait douze morts, dont les dessinateurs Cabu et Wolinski, et onze blessés dont quatre graves, soulevant une grande vague d’émotion dans le pays.

    La police a diffusé dans la nuit de mercredi à jeudi les photos de Chérif et Said Kouachi, 32 et 34 ans.

    Chérif Kouachi est un jihadiste bien connu des services antiterroristes français, condamné une première fois en 2008 pour avoir participé à une filière d’envoi de combattants en Irak.

    Jugé et condamné en 2008

    B6xbRabIUAAjXeQ.jpg-small.jpeg

    B6xbSa4IEAELbF-.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Né en novembre 1982 dans le Xe arrondissement de Paris, de nationalité française, surnommé Abou Issen, Chérif Kouachi a fait partie de ce qui a été appelé «la filière des Buttes-Chaumont», qui visait, sous l’autorité de «l’émir» Farid Benyettou, à envoyer des jihadistes rejoindre en Irak les rangs de la branche irakienne d’Al-Qaïda, dirigée à l’époque par Abou Moussab al Zarkaoui. Interpellé juste avant de s’envoler à destination de la Syrie, puis de l’Irak, il a été jugé en 2008 et condamné à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis.

    Deux ans plus tard, son nom a été cité dans le projet de tentative de faire évader de prison l’islamiste Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien membre du Groupe islamique armé algérien (GIA), condamné en 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir commis l’attentat à la station RER Musée d’Orsay en octobre 1995 à Paris (30 blessés).

    Chérif Kouachi était notamment soupçonné d’être proche de Djamel Beghal, une autre figure de l’islam radical français, qui a purgé dix ans de prison pour la préparation d’attentats, avec lequel il était soupçonné d’avoir participé à des entraînements.

    (AFP)

    Après avoir été mis en examen dans cette affaire, il a toutefois bénéficié d’un non-lieu.

    Armé et dangereux

    Crâne rasé et ovale, bouc clairsemé sur la photographie diffusée par la police, Chérif Kouachi est susceptible d’être «armé et dangereux», tout comme son frère Said, né en septembre 1980 également dans le Xe arrondissement parisien. Ce dernier, lui aussi de nationalité française, apparaît sur l’appel à témoins les yeux marrons, de courts cheveux bruns et un collier de barbe peu fourni.

    Les deux frères sont soupçonnés d’être les auteurs de la tuerie à Charlie Hebdo, qui a fait douze morts mercredi en fin de matinée. La carte d’identité d’un des deux hommes avait été retrouvée dans la voiture abandonnée porte de Pantin.

    B6yfHMhIcAAySst.jpg 

    Dans un premier avis de recherche diffusé en début de soirée auprès des forces de l’ordre figurait le nom d’un troisième suspect, Mourad Hamyd, 18 ans. Ce dernier est le beau-frère de Chérif Kouachi. Il était soupçonné d’avoir aidé les tireurs. Un témoin avait fait état de la présence d’un troisième complice dans la voiture au moment de la fuite.

    (AFP)

    Il s’est rendu mercredi en fin de soirée à la police à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, «après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux», a expliqué à l’AFP une source proche du dossier.

    A l’école au moment des faits ?

    Des internautes se présentant comme ses camarades de classe avaient auparavant affirmé sur Twitter que Mourad Hamyd était en cours avec eux au lycée au moment de l’attaque, utilisant le mot-clé #MouradHamydInnocent.

    Plusieurs gardes à vue

    Mourad Hamyd, 18 ans, le plus jeune des trois hommes visés par un avis de recherche lancé mercredi auprès des forces de l’ordre, s’est lui rendu dans la soirée au commissariat de Charleville-Mézières (Ardennes) et a été placé en garde à vue, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier. Soupçonné d’avoir aidé les deux tireurs, ce jeune, beau-frère de Chérif Kouachi, s’est rendu «après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux», a expliqué à l’AFP une source proche du dossier. Selon une autre source proche du dossier «plusieurs gardes à vue» étaient par ailleurs en cours «dans l’entourage» des frères Kouachi, a confirmé Manuel Valls.

    (AFP)

    Des opérations d’envergure ont été menées mercredi soir à Reims et Charleville-Mézières, impliquant des policiers d’élite du Raid. D’après une source proche du dossier, il s’agissait avant tout de «perquisitions et de vérifications» de lieux rattachés aux suspects.

    Les enquêteurs avaient préalablement mené des perquisitions dans plusieurs villes: Strasbourg mais aussi Pantin ou Gennevilliers en région parisienne.

    Deuil national

    «La France est aujourd’hui devant un choc», le choc «d’un attentat terroriste», a déclaré François Hollande. Dans une allocution solennelle, il a ensuite décrété une journée de deuil national jeudi, avec une minute de silence dans les services publics et les écoles à midi. La cathédrale Notre-Dame sonnera le glas au même moment. Les drapeaux seront en berne pendant trois jours. «C’est la République toute entière qui a été agressée», a lancé le chef de l’Etat, «la République, c’est la liberté d’expression (...), la culture, la création, le pluralisme».

    (AFP)

    Charb, Wolinski, Cabu, Tignous et Honoré, figures historiques de «Charlie», connus pour leurs dessins irrévérencieux, ont été tués, ainsi que le chroniqueur Bernard Maris.

    Menaces constantes

    L’hebdomadaire était visé par des menaces constantes et faisait l’objet d’une protection policière depuis la publication de caricatures de Mahomet fin 2011. Le siège du journal avait été détruit dans un incendie criminel à cette époque.

    Selon un survivant, les agresseurs, cagoulés et vêtus de noir, ont fait irruption vers 11H30 en pleine conférence de rédaction et crié: «Nous avons vengé le prophète!» et «Allah akbar».

    Deux policiers ont été tués. L’un d’entre eux assurait la protection de Charb. L’autre, blessé et à terre, a été tué à bout portant par l’un des assaillants lors de sa fuite, criant «On a tué Charlie Hebdo», selon une vidéo amateur authentifiée par les enquêteurs.

    (AFP)

    Le procureur de Paris François Molins a évoqué «au moins deux assaillants», affirmant qu’un témoin avait constaté la présence d’un troisième complice dans leur voiture en fuite.

    Des tirs ont été échangés avec les forces de l’ordre. Les assaillants ont ensuite pris la fuite en voiture et braqué un automobiliste avant de semer les policiers à leur poursuite.

    « La religion c’est de la merde »

    Le plan Vigipirate a été relevé au niveau le plus élevé en Ile-de-France et les sorties scolaires suspendues. Selon l’Intérieur, près de 500 CRS et gendarmes mobiles sont en renfort dans la capitale.

    (AFP)

    Largement plus de 100.000 personnes se sont rassemblées mercredi soir dans plusieurs villes de France, notamment Paris, Rennes et Lyon, tout comme dans des capitales européennes. «Les religions, c’est de la merde. Charlie, c’est le droit de penser ça», a lancé à Paris Béatrice Cano, la cinquantaine, le dernier numéro de l’hebdomadaire à la main.

    Les réactions ulcérées se sont multipliées dans le monde. Le secrétaire d’État John Kerry a assuré, en français, que «les Parisiens et tous les Français» avaient le soutien des Américains. Le Conseil de sécurité de l’ONU a dénoncé un attentat «lâche et barbare», Angela Merkel le qualifiant d’«abominable».

    « Je suis Charlie »

    Des centaines de milliers d’internautes ont exprimé leur émotion derrière le hashtag #jesuischarlie.

    La France est militairement engagée sur plusieurs terrains contre des groupes militaires jihadistes, notamment dans la zone sahélo-saharienne. Des avions français participent aussi aux bombardements en Irak contre le groupe État islamique (EI).

    (AFP)

    Les services de sécurité français redoutent que des jihadistes partis en Syrie et en Irak, au nombre d’un millier déjà, commettent des attentats à leur retour en France.