Entreprises

  • Glyphosate : Bayer accepte de régler 40 millions de dollars à des plaignants américains

    Bayer va payer 39,6 millions de dollars (35,9 millions d’euros) à un collectif de plaignants l’accusant d’avoir masqué les risques pour la santé au moment de l’acquisition en 2018 du rival Monsanto pour 63 milliards de dollars, selon le document d’un tribunal de Kansas City publié lundi et relayé par Bloomberg.

     

    «L’affaire a été réglée à la satisfaction de toutes les Parties» et demeure «sous réserve de l’approbation du tribunal» compétent, a réagi Bayer dans un communiqué transmis à l’AFP.

    L’actuel compromis est toutefois distinct du principal litige opposant depuis deux ans Bayer et des milliers de plaignants au sujet des risques supposés de cancer liés à l’utilisation de désherbants de Monsanto tels que le Roundup.

    Dans ce dossier, Bayer fait face à environ 48.600 poursuites aux États-Unis, a-t-il dernièrement communiqué.

    Le groupe de Leverkusen a perdu ses trois premiers procès aux Etats-Unis et a été condamné à des amendes élevées même si les montants ont été fortement réduits par le deuxième examen d’un juge.

    Aidé par l’avocat américain Ken Feinberg, Bayer tente de sortir de ce nœud judiciaire via une procédure amiable. Le groupe pourrait accepter pour cela de payer jusqu’à 10 milliards de dollars, a récemment écrit le Wall Street Journal.

    Il continue de contester le principe même de sa responsabilité, martelant depuis des mois qu’aucun régulateur dans le monde n’a conclu à la dangerosité du glyphosate depuis sa mise sur le marché au milieu des années 1970.

  • Un pont pour relier Cheratte à Chertal ? 

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    (Photo Sudinfo)

    Visé et Oupeye vont plus loin en suggérant la création d’une passerelle entre Chertal et Vivegnis 

    L’avenir du site de Chertal se dessine tout doucement. Et à Visé et Oupeye on se penche déjà sur son accessibilité. Avec l’idée de construire un pont et une passerelle qui permettraient d’optimaliser aussi le futur arrêt du Réseau Express Liégeois.
     
    Explications.  

    Si rien de concret n’a encore été décidé, il y a une chose dont on est certain : Chertal sera prochainement réhabilité. Les 200 hectares disponibles devraient accueillir plusieurs entreprises et, peut-être, une extension du Trilogiport.

    Un développement important qui amènera, inévitablement, du trafic supplémentaire puisqu’on peut s’attendre à plusieurs milliers de travailleurs.
    « D’après une étude réalisée en 2015 par la Foncière liégeoise, une fois que le site sera valorisé à plus de 50%, l’accès par le pont de Wandre sera insuffisant, explique Serge Fillot, bourgmestre d’Oupeye. Un problème que nous avons évoqué cette semaine avec Visé, lors d’une réunion commune entre nos deux collèges communaux. Car, mine de rien, même si Chertal se trouve en grande partie sur Oupeye et un peu sur Herstal, Visé est évidemment concerné par le redéploiement du site. »
     
    Relier Cheratte à Chertal
     
    Et une idée intéressante a été évoquée lors de cette réunion: relier Cheratte à Chertal par un nouveau pont. « Ce qui permettrait de valoriser Cheratte-bas et tout le projet de réhabilitation de l’ancien charbonnage. Mais surtout, ça permettrait de rentabiliser le futur point d’arrêt du Réseau Express Liégeois (R.E.L.). Le site de Chertal se trouve à 700 m à vol d’oiseau de Cheratte et du point d’arrêt. A pied, via le nouveau pont, on serait à un gros kilomètre. »
     
    On pourrait même imaginer la création d’une navette entre les deux points. Mais la réflexion de Serge Fillot va encore plus loin pour optimiser l’accès à Chertal et à l’arrêt R.E.L..
    « L’idée serait de faire une passerelle piétonne, au-dessus du canal Albert cette fois, entre Vivegnis et Chertal. Cela permettrait aux travailleurs de Chertal de se rendre facilement au complexe commercial de Basse-Campagne ou d’utiliser les lignes de bus qui relient Liège à Basse-Campagne.
    Pour les habitants de Vivegnis, l’avantage serait également énorme. Vivegnis serait relié à Cheratte. Et via la passerelle et puis le pont, les Vignerons pourraient rejoindre l’arrêt du R.E.L..
    C’est 1,5 km à vol d’oiseau. En terme de mobilité, ça n’aurait que des avantages. »
     
    Un avis partagé par Viviane Dessart, bourgmestre de Visé. « nous sommes tout à fait favorable à ces deux projets. Le redéploiement de Chertal est essentiel pour le développement de la Basse-Meuse. Créer un nouveau pont ne sera qu’un plus pour la mobilité. Cela permettrait d’inciter les travailleurs à utiliser le train et d’ainsi alléger la mobilité dans la région. »
    Visé compte bien soutenir Oupeye dans toutes les démarches qu’elle va entreprendre pour faire de cette idée, un projet bien réel. (Sudpresse - Aurélie Drion)
  • Visé : 37.000 tonnes de déchets vont être évacués

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    Bonne nouvelle pour les riverains de la société SAREC située quai des Fermettes à Visé, sur l’ancien site de Navagne.

    Cette société, spécialisée dans le recyclage et le traitement des déchets, a stocké, durant l’année 2017, 37.000 tonnes de sable, de déchets de construction mais pas seulement. Car de nombreux riverains ont subi d’importantes nuisances olfactives. « La composition de ces déchets n’était pas conforme aux conditions du permis unique, valable jusqu’en 2036, dont disposait SAREC. Le Collège communal n’a pas ménagé ses efforts pour mettre un terme à ces nuisances, notamment en modifiant le permis de façon restrictive et en le limitant au traitement de déchets inertes », explique le bourgmestre de Visé, Marcel Neven. SAREC a introduit plusieurs recours mais un ordre d’évacuation de ces déchets a été donné en décembre dernier par le Département de la Police et des Contrôles de Wallonie.

    Or, ces déchets sont toujours présents. Et en juillet dernier, le Collège visétois a refusé une nouvelle demande de permis unique qui prévoyait notamment la construction d’un hall de 8.000 m2 pour le traitement des déchets.

     

    SAREC REPRIS PAR MAES

    Bonne nouvelle pour les riverains. La société SAREC vient d’être rachetée par la sprl Yves Maes, spécialisée dans la gestion des déchets de construction, qui reprend à son compte le permis de SAREC en vigueur. « Il lui appartient de mettre fin aux infractions de l’exploitant précédent. Nous avons rencontré récemment les représentants de la sprl Maes qui ont déclaré qu’ils n’iraient pas en recours contre le refus de permis par le Collège. Et ils se sont engagés à évacuer les déchets litigieux. Ils ont entamé une procédure européenne complexe de transfert international de déchets qui seront traités aux Pays-Bas », se félicitent Marcel Neven et l’échevin Luc Lejeune. Plus que quelques mois de patience pour les riverains qui seront débarrassés de ces déchets, sous le contrôle du Collège. - (Marc Gérardy)

  • SAREC, Quai de l’Ile Quaden à 4600 VISE Modification des conditions particulières d’exploitation AVIS DE DECISION SUR RECOURS

     

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    Suite à de nombreuses plaintes relatives à des nuisances olfactives générées par le stockage de matières inertes mélangées à des matières organiques de la société SABLE DE RECYCLAGE (SAREC), Quai de l’Ile Quaden, le Fonctionnaire technique du Service Public de Wallonie, en collaboration avec la Ville de Visé, a introduit une demande de modification des conditions particulières d’exploitation du permis unique délivré à SAREC et modifié par arrêté ministériel sur recours.

    Le Collège communal de la Ville de Visé, pour éviter tout nouvel apport de matières organiques ou de matières pouvant provoquer d’autres nuisances olfactives, a décidé de n’autoriser que le stockage de matières inertes.

    SAREC a introduit un recours contre les modifications du permis décidées par le Collège.

    La décision querellée a été modifiée en date du 08 décembre 2017 par un nouvel arrêté ministériel.

    Les modifications apportées sont les suivantes :

    La rubrique « Déchets accueillis dans l’établissement – Limitations » du permis initial est remplacée par les termes suivants :

    DECHETS ENTRANTS :

    19.12.09 : Déchets minéraux (sable) de calibre 0-10 provenant du traitement mécanique des déchets – 59 500 tonnes
    17.01.01 : Béton – 4 000 tonnes
    17.01.03 : Tuiles et céramiques – 4 000 tonnes

    DECHETS SORTANTS :

    19.12.12 : Autres déchets non dangereux de calibre 0-10 provenant du traitement mécanique des déchets – 6 000 tonnes
    19.12.09 : Déchets minéraux (sable) de calibre 0-10 provenant du traitement mécanique des déchets – 80 000 tonnes
    19.08.14 : Gâteau solide sortant de la station d’épuration (et presse) : 150 tonnes
    Ce déchet est évacué journellement et particulièrement avant les week-ends et les jours fériées ou tout autre arrêt temporaire des activités de l’établissement
    17.05.04 : Terres et cailloux sans substances dangereuses : 4 000 tonnes
    17.05.06 : Boues de dragage sans substances dangereuses : 4 000 tonnes

    Toute partie justifiant d’une lésion ou d’un intérêt peut introduire un recours en annulation de la présente décision pour violation des formes soit substantielles, soit prescrites à peine de nullité après du Conseil d’Etat, par demande écrite à la section administration dans un délai de 60 jours à dater du 19 décembre 2017 soit jusqu’au 16 février 2018.

  • Le mot du Bourgmestre

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    Très bonne nouvelle pour l'usine Knauf Insulation du zoning de Visé

    L'histoire de l'usine Knauf Insulation se confond pratiquement avec celle du « Grand Visé » consécutif à la fusion des communes du 1er janvier 1977.

    L'entreprise fut en effet créée en 1979 sous un autre nom : Owens Corning. Elle produit des matériaux d'isolation à base de laine de verre. Depuis fin 2016, elle est également le centre de décision « Knauf Insulation Monde». L'emploi était jusqu'aujourd'hui de plus ou moins 280 personnes. La laine de verre est revendue dans un rayon de 800km.

    Le site de Visé dispose de 2 fours. Malheureusement depuis 2013, un des 2 fours était à l'arrêt en raison du mauvais contexte sur le marché de la construction. Le personnel fut maintenu ; cependant il y eut du chômage économique. Mais 2017 apporte 2 bonnes nouvelles : L'arrivée du Headquarter et des services régionaux Europe de l'Ouest à Visé (anciennement à Louvain-la-Neuve) et leur emménagement dans un bâtiment rénové (création d'environ 50 emplois).

    Le redémarrage du 2ème four à l'arrêt depuis 5 ans (création de quelque 25 emplois). Ce samedi 7 octobre, ces 2 événements seront l'objet d'une inauguration en présence notamment des Ministres, des autorités communales, des membres de l'AWEX, du SPW, de la fédération patronale, des travailleurs et des représentants de la direction. Très bonne nouvelle tant sur le plan de l'emploi que du point de vue économique.

     

    Marcel Neven,

    Bourgmestre