Le billet du C.A.L

  • Le cri de la chouette : "François Rabelais, moine truculent et médecin voyageur"

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    La Maison de la Laïcité de Visé et Culture et Action Laïque de la Basse-Meuse vous invitent à la conférence :

    « Rabelais, moine truculent et médecin voyageur »

    Par Jean Kokelberg.

    Professeur de rhétorique retraité, vivant 5 mois par an en Toscane. Lauréat du Mot d’Or en 1999 (Paris, Ministère de l’Economie).

    Quel talent polymorphe que ce François la guindaille ! Le droit, la médecine, le grec : il avale tout goulûment. Cette libido sciendi va déboucher, par tous les orifices, en une philosophie de vie où le rire, la gauloiserie et la volubile braguette constituent la médecine essentielle. L’écriture de notre ami François gicle, intarissable et gargantuesque … à la mesure de sa soif inextinguible de savoir. De savoir-vivre assurément

    Monsieur Kokelberg, conférencier talentueux, a déjà su nous subjuguer lors de différentes conférences.

    Le truculent auteur de Gargantua et de Pantagruel, né à Seuilly, tout près de Chinon, à la fin du XVe siècle, était un homme aux multiples facettes, en apparence parfois contradictoires : moine, il était un peu frondeur, soucieux de voir l’Église se réformer, il ne l’a pas épargnée dans ses satires.

    Maniant la parodie et la satire, Rabelais lutte en faveur de la tolérance, de la paix, ecclésiastique et anticlérical, chrétien et considéré par certains comme libre-penseur, médecin et ayant l'image d'un bon vivant, les multiples facettes de sa personnalité semblent parfois contradictoires.

    Illustre représentant de la Renaissance, Rabelais manifeste une confiance affirmée en la dignité de l'homme, en sa perfectibilité et ses capacités d'invention. En dépit d'un préjugé répandu, favorisé par les évocations gourmandes ou paillardes, ses romans ne relèvent guère que de l'épicurisme au sens propre du terme.

    Venez en apprendre plus sur l’homme et ce savoir-vivre.

    Quand ? Le mardi 26/11/2019 à 20h.

    Où ? Centre Culturel – Salle des échecs - Rue des Béguines 7A 4600 Visé Renseignement : 0477 / 78.34.79 ou laicité.vise@gmail.com

     

    JORIS Jean. Administrateur de la Maison de la Laïcité.

  • Le Cri de la Chouette

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    Le voile symbole de féminisme ? 

     

    « DISPARITION »  due à l'artiste yémenite Bouchra Almutawakel

    L’Islam est une religion en expansion numérique et géographique et non en déclin, une religion qui est vue comme coupée des réalisations culturelles de la modernité, fermée au doute et à l’esprit de recherche, réfractaire à la séparation du politique et du religieux. L’Islam s’implante en terre d’Europe et crée des peurs exacerbées, menant à de l’islamophobie et de nouvelles croisades, notamment contre le port du foulard.

    Du simple foulard couvrant la tête mais gardant le visage visible, le hijab, en passant par le niqab qui ne laisse que voir les yeux, le tchadri ou burqa, voile porté par les femmes afghanes recouvrant l’intégralité du corps, jusqu'au tchador, le voile porté par les femmes en Iran, qui ne cache pas le visage, les manières de porter le voile sont multiples. Le problème vient du fait que ce n’est pas un simple accessoire mais un symbole prosélytique principalement dans les milieux salafistes.

    Le foulard est donc aussi un symbole revendiqué d’émancipation féminine, qui est réclamée par certaines face à la fragilisation de l’identité individuelle, dans une société en perte de repères.

    Les enquêtes montrent que parmi les jeunes filles voilées, il y en a plus qu’on ne croit qui le font dans un souci d’affirmation de soi et non de conformité. Pour elles, le voile est, dans le cadre d’un code spécifique, un signe de modernité et non de tradition, le signe d’une dignité revendiquée et non d’une dignité bafouée.

    Les laïques ne devraient-ils pas tenir compte aussi de ces réalités ?

    La laïcité prône l’égalité des droits des sexes, l’absence de tout dogme, la liberté de penser et de pratiquer le libre examen. Alors, bien sûr, nous devons être tolérants, mais si une seule femme porte le voile non par choix mais par obligation — qu’elle soit sociétale ou autre — nous sommes complices d’un processus avilissant la femme.

    Il est à remarquer que les lois qui obligent à porter le voile viennent d’états pétroliers, théocratiques et autoritaires. Chez nous, le communautarisme a vite fait de nous taxer de racistes (rappelons qu’il n’existe que la race humaine et des ethnies différentes) et d’intolérants parce que nous, les laïques, ne respecterions pas les convictions religieuses ; il est alors tentant, face aux levées de bouclier et au poids politique que représentent ces « communautés », de parler d’accommodements raisonnables et de laisser tomber en attendant que les musulmans règlent ça entre eux.

    Ce n’est pas « raciste » que de lutter pied à pied pour que l’égalité hommes-femmes ne soit jamais sacrifiée sur l’autel de la « tolérance », du communautarisme ou du respect des convictions religieuses.

    Ce n’est pas intolérant d’être attentifs au recul que constituerait, pour tous et pour toutes, le retour à un obscurantisme religieux prôné par les éléments les plus radicaux de l’Islam, dont l’obsession première est le contrôle du corps des femmes.

    Le voile n’est pas un symbole de libération féministe, il ne doit pas servir de support prosélytique dans les institutions publiques — qui doivent rester neutres ; il ne doit pas non plus être un objet de stigmatisation pour la femme qui choisit de le porter librement dans la sphère privée sans en faire un outil de propagande.

    Mohammed Tantaoui, Grand Mufti de la Dar al-Ifta al-Misriyyah, célèbre centre de recherches islamiques créé en 1895, déclare :
    « Le niqab n'est pas une obligation religieuse mais une simple pratique coutumière. »

    Je suis donc POUR le droit de porter le voile mais CONTRE le fait de l’autoriser dans les institutions qui doivent rester NEUTRES.

    Jean Joris,
    administrateur

  • Le billet du C.A.L. Basse-Meuse

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     « L'après-midi sera courte »

    Plaidoyer pour le droit à l'euthanasie

    Par Nadia Geerts agrégée en philosophie.

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    Au départ de l’expérience de la mort choisie de sa maman, elle explore dans son livre les différentes facettes de l’euthanasie. Car il ne s’agit pas seulement d’apprendre à mourir, mais aussi et peut-être surtout d’apprendre à faire mourir et à laisser mourir, et ce afin de garantir à chacun, dans des conditions d’égalité, la jouissance de la liberté de conscience en matière de vie et de mort.

    « Tout est bien » : telle était ma conviction profonde en accompagnant Maman dans sa demande d’euthanasie. Tout est bien quand la loi, comme en Belgique, reconnaît aux individus le droit de disposer de leur vie, jusqu’ à y mettre fin. Car pourquoi notre vie devrait-elle être sacrée ? Il y a derrière la question de l’euthanasie un véritable enjeu de liberté individuelle, et donc de laïcité. C’est sous cet angle qu’il faut examiner le rôle du médecin : ni simple exécutant, ni volonté se substituant au malade, il s’agit de la main amie qui permet l’accomplissement de la volonté mûrement réfléchie et clairement exprimée de son patient, et ce dans des conditions de dignité.

    La mort est inexorable, soudaine et imprévisible. Elle nous enlève nos parents, nos enfants, nos amis. Elle est impitoyable à nos regrets, inattentive à nos larmes les plus amères. Pourtant nous y sommes habitués, la perte qu’elle soit soudaine ou après une « une longue maladie » fait partie de notre vie, les cérémonies qu’elles soient laïques ou religieuses permettent de faire son deuil. Cette mort inéluctable survient sans que l’on puisse vraiment y faire grand-chose.

    L’Euthanasie c’est autre chose, c’est une mort donnée, c’est une mort voulue et c’est bien différent d’un suicide. Comment se comporter face à ce choix, comment l’accepter, l’accompagner, ne pas se sentir coupable, plein d’autres questions vous trottinent surement encore en tête. Venez en débattre avec nous.

    Quand ? Le jeudi26 septembre 2019 à 20h. (entrée gratuite)

    Où ? Salle polyvalente des Tréteaux ,Rue de la Chinstrée4600 Visé

    Renseignement : 0477 78 34 79 ou laicité.vise@gmail.com

     

    JORIS Jean - Administrateur de la Maison de la Laïcité.

  • La Maison de la Laïcité vous invite

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    La Maison de la Laïcité de Visé asbl et Culture et Action Laïque de la Basse-Meuse vous invitent à la conférence : 

    De la Lumière aux Lumières ou de la Naissance à la Renaissance.

     

    Par Jacques GLAUDE, Licencié en psychologie clinique et neuropsychologie (ULIEGE 1970).

    Un exposé axé sur le transfert du rôle vital de la Lumière physique dans le développement de l’individu vers l’importance tout aussi vitale de la Pensée des Lumières dans l’avènement de nos sociétés démocratiques

    La lumière est un symbole pour l’Homme dès le début, ne dit-on pas que l’enfant voit le jour et c’est la NAISSANCE ; ce n’est pas que symbolique d’un point de vue physiologique et psychologique : les stimuli lumineux jouent un rôle primordial dans le développement de l’être humain et c’est encore accentué de nos jours puisque la lumière prend une place de plus en plus importante dans notre société basée sur l’image (Presse, TV, Numérique,etc.).

    Cette symbolique de la lumière a aussi été utilisée de manière spirituelle, d’abord déiste avec Ra, puis Zeus, Jupiter, Dieu, Allah, etc. La lumière divine est censée éclairer les hommes mais pas que… Après tout, le flambeau de la laïcité représente aussi la lumière, mais qui éclaire les consciences…

    Cette modification de la conscience, apparue à la fin du moyen-âge, fut appelée La Re-naissance et constitue donc le berceau d’un mouvement de pensée humaniste et non plus théiste, dans la mesure où les œuvres de cette époque ne s'inspirent plus du Moyen Âge chrétien mais de l'art gréco-romain. Au 16e siècle, le référentiel de la marche de l’Univers sera désormais L’HOMME et non plus DIEU, L’apogée de ce mouvement est appelée le siècle des lumières.

    Kant, Voltaire, Diderot, Montesquieu, Louis XVI (qui prête serment devant la constitution et non devant Dieu), Rousseau, …. La RENAISSANCE apporta un nouveau regard sur le monde ; l’esprit des lumières est le moteur de la démocratie.

    En conclusion, la philosophie des Lumières est un principe actif, symbole de la liberté d’apprendre, de critiquer et surtout de diffuser (« L’Encyclopédie de Diderot et de d’Alembert ») et sera, par-là, à l’origine de la rédaction des « Droits de l’Homme et du Citoyen » en 1789.

    À l’heure où l’obscurantisme revient en force, il est important de rappeler tout ceci. Venez-vous « éclairer » et discuter avec nous : le travail effectué en vue d’éclairer l’humanité est toujours à recommencer.

    Quand ? Le mardi 30/04/2019 à 20h.

    Où ? Salle Fricaud-Delhez, rue de la Station 54 à 4670 Blegny à 20h Renseignement : 0477 78 34 79 ou laicité.vise@gmail.com

     

    JORIS Jean - Administrateur de la Maison de la Laïcité.

  • Le bulletin trimestriel de la Maison de la Laïcité est sorti

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    Pour les lecteurs intéressés, l'entièreté du bulletin est disponible sur le site www.laicitevise.be