Musée

  • Le cloître du Centre Culturel se fait une beauté

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    LE CLOITRE DU CENTRE CULTUREL DES SEPULCRINES, RUE DU COLLEGE SE FAIT UNE BEAUTE

    Il a fallu 3 sessions de travaux pour que l’ensemble du cloître , c’est-à-dire les murs qui entourent cette surface soient renettoyés et reprennent toutes leurs couleurs. Fin novembre, les visiteurs pourront redécouvrir toute la beauté de cet espace.

    D’où vient l’origine de cet espace dans nos régions ? : une cour entourée sur les quatre côtés d’un couloir qui permet de pénétrer dans toutes les pièces adjacentes. Sûrement pas dans la lointaine architecture de nos régions , mais bien à l’apport de la conquête romaine. La chance que les archéologues ont eue, c’est la découverte de Pompeï dès le 18e s. avec ses maisons avec cour centrale. Ce type d’architecture s’est développé dans nos régions, comme le prouvent les fouilles de la grande villa (domaine agricole) gallo-romaine de Haccourt avec au moins deux cours importantes permettant aux habitants de se rendre d’une pièce à l’autre. Ce type de structure « méditerranéenne » a été repris par les fondations monacales (les Bénédictins…..) et collégiales. Il n’y avait pas que cette utilité qui était mise en avant (ne pas devoir traverser d’autres pièces comme dans nos maisons) mais bien l’aspect religieux. Pour nos Chanoinesses du Saint-Sépulcre qui s’implantèrent à Visé dans le premier quart du 17e s. Nous reprendrons ici un extrait de la revue de 128 pages de la Société archéo-historique parue en août 2016 pour les 400 ans de la fondation de l’ordre à Visé (Nouvelles Notices n°137-138) : Formé de quatre galeries ou couloirs, le cloître a pour fonction première de distribuer l’accès aux différentes pièces du rez-de-chaussée ; le cloître est également un espace de prières, puisqu’il accueille une procession quotidienne des religieuses qui cheminent devant des statues ou des tableaux représentant la Passion du Christ.

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    L’architecture mosane du 17e s. est de mise et à noter la marque que les soeurs ont placée sur les murs du cloître, la croix à double traverse typique de leur ordre (Non, ce n’est pas la croix de Lorraine de de Gaulle) !

    Il faut savoir que lors du départ de la dernière sépulcrine en 1824, le lieu prit une fonction scolaire avec un Collège agricole « Saint-Hadelin », puis une école moyenne pour garçons (1851) qui deviendra après la reconstruction de l’école suite à l’incendie de la Grande Guerre, un Athénée (professant non plus 3 mais 6 années du secondaire) en 1936. En 1983, cette école prit ses quartiers sur les hauteurs du Gollet et la ville récupéra ce lieu en en faisant un lieu culturel. Savez-vous que l’intérieur du cloitre (la cour) servit sous la férule de ces sœurs cloîtrées qu’étaient les Sépulcrines, de dernière demeure et que probablement comme dans d’autres couvents (Charleville), on a retrouvé les corps de ces simples moniales. (les sœurs supérieures étaient inhumées sous la chapelle).

    Savez-vous aussi que cet espace fut un jardin botanique que les élèves pouvaient découvrir lors des cours de sciences naturelles, il y a un siècle. Il sert maintenant de lieu de détente et parfois de culture (pièces de théâtre ou musicale).

    Si vous n’êtes pas un habitué de ce lieu, sachez que dans votre cheminement, au nord, vous découvrirez l’échevinat des affaires sociales, à l’est l’entrée du musée régional qui vous accueillera (en des temps meilleurs) à l’étage, au sud la chapelle des Sépulcrines, espace d’expositions et une salle de réunion et à l’ouest des ateliers créatifs des plus variés.

    PHOTO : L’espace botanique au centre du cloître.

    (Communiqué)

  • Curieuses et curieux, objets précieux, insolites ou improbables, pas seulement à Marche mais aussi à Visé

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    Visé : clefs magistrales

    Les visiteurs sont le plus souvent curieux des objets insolites que nous pouvons garder dans nos musées et exposer quelquefois.

    Le musée de Marche-en-Famenne en collaboration avec les 7 autres musées de la province du Luxembourg a réalisé ainsi une magnifique exposition qui vient de s’achever et les 74 objets exposés sont étonnants et quelques-uns sont aussi  présents dans nos collections visétoises: N’est ce pas dans l’espoir d’être surpris que l’on rentre dans un musée titre la préface du magnifique catalogue? 

    Notons dans les collections visétoises : des fers à repasser numérotés que l’on faisait chauffer sur  le poêle à charbon, des bouteilles à billes dite bouteille CODD dont la bille, fort appréciée des enfants, servait à conserver la boisson gazeuse….la firme ROENEN de la rue de la Fontaine en utilisa plusieurs, une tasse à moustache évitant au moustachus de mouiller sa lèvre supérieure, des lests de robes en plomb pour alourdir la robe et l’empêcher de se soulever au vent (à se souvenir de Marylin ou d’Anny Duperey), une scie égoine mais à double denture, une fusaïole gallo-romaine destinée à alourdir le fuseau à laine, une clé sous forme de bague original pour remplacer un trousseau, une trousse de toilette romaine avec plusieurs petites pointes comme des cures-oreilles ou pour préparer des onguents.

    Le  musée de Bastogne en PIconrue conserve ce qui a fait fantasmer maints auteurs : une ceinture de chasteté, qui ne fut réinventée que pour être exposée dans des cabinets de curiosités. Par contre, on peut citer d’autres objets curieux visétois comme ces travaux d’enfants, tissus cousus avec les lettres de l’alphabet, le prénom de l’élève et éventuellement l’une ou l’autre prière, un bracelet en verre gaulois (trouvé sur un site archéologique à Lanaye) ou encore un creuset gallo-romain en métal, preuve d’un bas-fourneau utilisé sur le site du centre culturel de Visé mais il y a 2000 ans.

    Au musée malheureusement confiné pour quelques semaines en ce début novembre, nous pouvons voir un fer à hosties, souvenir des Chanoinesses du Saint-Sépulcre de Visé et il  côtoie une tuile gallo-romaine qui n’a pas eu le temps de sécher  qu’un chat est passé laissant ses empreintes ou encore des clés magistrales qui étaient l’apanage des 2 bourgmestres de notre ancienne bonne ville . Aussi étonnant : une lanterne magique rappelant la  carrière de Robertson qui présenta dans des salons à l’époque révolutionnaire des plaques de verre avec des guillotinés célèbres, créant la stupeur dans l’assemblée. On peut y voir une pierre avec un personnage tricéphale (à 3 visages), qui faisait partie d’un piedroit de cheminée.

    A défaut de visiter le musée régional de Visé, quelques pistes de découvertes que nous livrons ainsi à votre curiosité.

     

    J.P.Lensen

  • LA VISITE D’UN MUSEE FORMIDABLE / LE REMEMBER MUSEUM 39-45 DE THIMISTER

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    LA VISITE D’UN MUSEE FORMIDABLE / LE REMEMBER MUSEUM 39-45 DE THIMISTER le dimanche 25 OCTOBRE A 15 H. Son adresse 4, Les Béolles à Thimister

    A quelques jours des élections américaines (le 3 novembre), un musée dans le Pays de Herve évoque l’apport décisif de l’armée américaine pour bouter hors de Belgique l’armée allemande en septembre 1944. M. et Mme Schmetz ont lié pas mal d’amitié avec des GI’s. Mais le musée évoque aussi toute la 2e guerre dans cette zone qui fut rattachée au Reich dès l’occupation fin mai 40.

    Voici ce qui est annoncé : "Musée fascinant et qui compte parmi les plus intéressants du genre, il est installé dans une ancienne ferme et constitué principalement d'objets abandonnés par les 110 soldats de la 1ère Division d'Infanterie américaine en repos à la ferme de Mr Schmetz-père et de souvenirs offerts par les vétérans".

    Musée à dimension humaine, grand par son accueil, son originalité, sa simplicité. Le musée veut être le témoin de notre reconnaissance à l'égard de tous ces G.I.s qui, au péril de leur vie, nous ont rendu la liberté. Le musée a ouvert ses portes le 12 juin 1994 et a été inauguré par Bennie Zuskin, vétéran de la 1ère Division d'Infanterie américaine. Ce fait aurait pu être anodin et anecdotique s'il ne symbolisait l'extraordinaire caractère humain de ce voyage pas comme les autres, bercé par le flot de paroles de Mathilde et Marcel Schmetz, concepteurs du projet.

    En effet, aucune visite ne se fait sans l'un d'eux parce que chaque parcelle de reconstitution (plus de 105 mannequins !), chaque drapeaux, vêtements et objets sont liés à des histoires vraies et des gens dont on peut découvrir le nom, le visage et l'histoire. On peut y voir des centaines de photos "avant-après" où de jeunes hommes habillés en militaire se confrontent à leur image de grand-papa d'aujourd'hui. Les Schmetz sont ainsi en relation avec des centaines de familles américaines qui agrémentent régulièrement le musée de l'une ou l'autre pièce toujours chargée d'histoire. Le musée régional de Visé y a mis en dépôt un réservoir auxiliaire d’avion anglais ainsi qu’un rare tonneau à orange.

    La visite commencera à 15h. ce dernier dimanche d’octobre (attention au changement d’heure). Un départ du parking de la Collégiale de Visé se fera à 14 h.30. La PAF pour le visite guidée et l’entrée du musée sera de 8 € pour le grand public et de 6 € pour le membre. Il est préférable de réserver à info@mahvi.be ou en téléphonant du 043748563 (aux heures de bureau). Nombre limité.

    JP Lensen.

  • Le Musée du Chemin de fer à Visé

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    Parmi les "Bons plans du week-end" publiés dans La Meuse du jour, nous avons épinglé celui-ci :

    Le Musée du Chemis de Fer à Visé vous ouvre ses portes tout ce week-end, samedi et dimanche de 10 à 18h. L’occasion d’y découvrir une reconstitution de portion de voie avec mise en situation d'anciens outils, des uniformes, du matériel, etc. Entrée libre. Infos : www.club-cheminot-vise.be et 0473/79.08.90.

  • Trois "trésors" exposés à Blégny Mine

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    Les trois appareils respiratoires de Théodore Schwann de la collection MMIL exposés au Puits-Marie à Blegny-Mine ont été classés comme « Trésors » par la Fédération Wallonie-Bruxelles 

    Ces trois objets sont une vraie rareté : il s’agit des prototypes originaux et uniques de Théodore Schwann.

     

    B9724186348Z.1_20200803180730_000+GFTGECRS9.1-0.jpgMais, qui est ce monsieur ? Et c’est quoi un appareil respiratoire ?

    Théodore Schwann est un scientifique allemand du XIXème siècle. Il est surtout connu pour sa théorie cellulaire qui est un apport fondamental à la biologie générale. Lors de ses travaux lorsqu’il était professeur de physiologie à l’Université de Liège, il s’intéresse à la respiration et surtout à une grande problématique liée au contexte industriel de l’époque : le sauvetage des mineurs. L’asphyxie était l’une des causes majeures de mortalité et, en cas d’incendie ou de coup de grisou, les sauveteurs étaient impuissants. De nombreux savants essayèrent de mettre au point des appareils respiratoires pour les équipes de secours.

    Les premiers modèles tentaient de transporter l’air de l’extérieur vers les sauveteurs au moyen d’une pompe à air ou d’un réservoir à air comprimé. Cette technique représente de nombreuses difficultés : faible volume d’air, poids élevé, distance et durée restreinte. Un appareil de ce type est visible dans le musée du Puits-Marie à Blegny-Mine, mais les amateurs de bande dessinée se souviendront également des pompes à bras utilisées par Dupond et Dupont pour alimenter en air le scaphandre de Tintin dans l’album Le Trésor de Rackham le Rouge !

    Théodore Schwann invente alors une autre technique : il propose des appareils régénérateurs d’air qui fonctionnaient par absorption de l’anhydride carbonique et par addition d’oxygène. Ils disposaient d’une autonomie de deux à quatre heures, une énorme avancée par rapport à leurs prédécesseurs !

    Les appareils respiratoires « Schwann » sont à l’origine de la plupart des équipements utilisés dans le monde par la suite comme les fameux appareils Dräger…

    Source Blégny Mine