Politique

  • Covid 19 accord des 24 bourgmestres de Liège Métropole sur une position commune

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    « COVID-19 : les 24 Bourgmestres de Liège Métropole adoptent une position commune sur les modalités du port du masque obligatoire » 

     

    Les 24 Bourgmestres des Villes et Communes liégeoises se sont réunis en vidéo-conférence ce jeudi 30 juillet à 10 h, en présence de Mme Catherine Delcourt, Gouverneur faisant fonction, Commissaire d'arrondissement. 

    L’objectif de cette réunion était, suite à l'entrée en vigueur des nouvelles mesures décidées par le CNS, à nouveau d’assurer la cohérence de l'action menée à l’échelle de la métropole liégeoise et de ses 625.000 habitants.

    Après avoir entendu l'exposé de Mme la Gouverneur ff, portant notamment sur la question du port généralisé du masque, échangé leur point de vue et reçu des réponses aux questions posées, les 24 Bourgmestres ont décidé que:  
    • à ce stade de la situation épidémiologique au sein de l'arrondissement de Liège, le port du masque ne sera pas imposé de manière généralisée sur l'ensemble d'un territoire communal pour des raisons de confort, par souci de cohérence parce que cela doit rester limité aux endroits fortement fréquentés comme le prescrit l’arrêté ministériel, et qu'en fonction de l'évolution de l'épidémie, cette position pourrait être adaptée ; 
    • l'obligation du port du masque sera d’application dans les rues et lieux privés ou publics fort fréquentés, qui ont été identifiés par les Bourgmestres sur leur territoire communal en fonction des réalités communales qui leur sont propres, sans limitation de temps, soit 24h/24h, dans un souci de clarté pour la population. 

      Les 24 Bourgmestres de l'arrondissement poursuivront leur travail de veille et de gestion de la situation par le maintien entre eux d’une concertation permanente. Ils réévalueront ensemble la nature des mesures à prendre selon l’évolution du contexte sanitaire et légal.

      Dans ce cadre, les Bourgmestres procéderont à l'examen, ou au réexamen, des autorisations sollicitées pour des manifestations ou évènements sur leur territoire au regard des nouvelles règles en vigueur depuis ce mercredi 29 juillet.

      Les Bourgmestres rappellent l’importance de respecter les gestes barrières (distanciation sociale, lavages fréquents des mains, port du masque quand il est obligatoire ou que la distanciation sociale est impossible, contacts sociaux à éviter en général, dans la sphère privée contacts limités à son foyer étendu à une bulle de 5 personnes identiques, ..).  

      Ils remercient vivement la population pour sa patience et son implication dans l’application des mesures -actuelles et nouvelles - pour maîtriser la propagation du virus.  


  • Aménagement de la place Reine Astrid : l'avis de Visons Demain au Conseil Communal

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    Nous voyons enfin l'aboutissement du projet de rénovation de la place Reine Astrid à Visé.

    L’échevin Xavier Malmendier a expliqué que la nouvelle place serait un lieu de rencontre, avec de la verdure, des matériaux durables, un mobilier urbain favorisant la rencontre, des gradins sur le côté,… Un kiosque y sera installé, d’abord pour dissimuler un coffret technique, mais surtout pour accueillir les visiteurs en été et lors des fêtes de fin d’année, et pour promouvoir les spectacles et événements dans la commune

    Pour les nouveaux conseillers, il aurait été intéressant de pouvoir comparer le projet initial (2009) et celui qui vient d'être soumis. Le projet retenu au départ prévoyait la suppression totale des emplacements de stationnement (le parking souterrain de l'Avenue Albert 1er devait compenser), la fermeture des voiries au bas de la place, l’inversion du sens de circulation de la Rue Haute et la mise en double sens du boulevard. Malheureusement, suite à la mobilisation de certains commerçants, le projet a été modifié :

    - il n’est toujours pas question de moderniser le plan de circulation notamment en créant un accès direct aux commerces en arrivant au rond-point,

    - la mise en piétonnier des voiries au bas de place qui permettraient notamment l’extension des terrasses n’est plus à l’ordre du jour,

    - malgré l’heure de parking gratuite Avenue Albert Ier, on maintient 19 emplacements sur la place au détriment de la fluidité de circulation 

    - que malgré les 19 places de stationnement, le nombre d’emplacements réservés aux PMR passera de 4 à 2.

    Alors que les emplacements PMR auraient justement pu être privilégiés.

    Certains s'étonnent

    La demande de permis d’urbanisme n’a pas été finalisée avant que le Cahier Spécial des Charges  soit présenté et que l’avis de la CCATM n’a pas été demandé. De plus, le coût passe de 2,789 millions TVAC en 2015 à 5,150 millions TVAC aujourd’hui!

    Maintenant le positif!

    - Les pierres bleues qui seront utilisées devront répondre aux prescriptions des pierres belges et les bois respecteront le label FSC (respect gestion durable des forêts).

    - Les cyclistes bénéficieront d’aménagements pour traverser ou pour se parquer sur ce site en toute sécurité.

    - Le kiosque est une bonne idée pour promouvoir les événements culturels. La Commission a été utile : des clauses anti-dumping social dans le CSC et des bornes de recharge pour les vélos électriques ont été ajoutées.

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    Notons que depuis son ouverture en juin 2019, le parking souterrain de l'Avenue Albert 1er ne compte que peu d'utilisateurs. Les abonnements avaient été proposés par le Collège il y a un an, mais reportés suite à l’opposition de plusieurs conseillers qui considéraient que ce parking public ne devait pas être privatisé.

    Selon l’échevin Ernur Colak, il y a eu un manque à gagner et il est temps de tirer des conclusions: “Il y a assez de places de parking à Visé, les abonnements sont nécessaires pour rentabiliser.”

     

    En commission, il avait été dit que ces conclusions étaient peut-être hâtives, vu le confinement et la fermeture des commerces. Une meilleure signalétique aurait pu se révéler utile

    De plus, la construction de ce parking a été pensée conjointement à l’aménagement de la nouvelle place Reine Astrid qui ne comptera “plus que” 19 places de stationnements, au lieu des 45 actuelles. E. Colak a répondu qu’une meilleure signalétique allait effectivement être placée pour améliorer la visibilité et l’utilisation des différents parkings de Visé et que la communication avait été faite via différents canaux et continuait. Le règlement “abonnements” a finalement été voté car il s’agit d’abonnements mensuels (24h/24 ou de jour ou de nuit) pouvant être annulés avec un préavis de 3 mois, max. 30 places en abonnement, sur une capacité totale de 100 places. Rien de définitif donc, l’idée étant d’attirer et de créer une habitude chez les utilisateurs pour pouvoir, à terme, proposer les 100 places en stationnement public.

    EN CONCLUSION: même s’il a perdu quelques éléments essentiels au fil des années, le projet a finalement voté car il donnera à la ville un espace public convivial et polyvalent. D’autant que le projet est conçu au-delà des intentions actuelles du Collège, de façon à permettre les évolutions, notamment la modernisation du plan de circulation. Pour Visons Demain, la nouvelle place doit devenir un lieu de rencontre permettant diverses animations culturelles, sociales et festives et les "Verts" proposent que la ville donne la parole aux citoyens pour faire surgir des idées et des dynamiques nouvelles.... à charge d’apporter son soutien ou de prendre en charge leur organisation. Et cela au profit de tous, en particulier des commerces.

    COÛT: Il s'agit en fait de marchés conjoints avec différentes intercommunales (RESA, AIDE, CILE, VOO,…). La Ville déboursera 3,350 millions EUR TVAC comprenant un subside de revitalisation urbaine et le PIC, ce qui signifie que la Ville déboursera réellement 1,875 millions EUR TVAC sur un budget total de travaux de 5, 150 millions EUR TVAC. (Source : communiqué Visons Demain)

  • La lettre du Roi Philippe aux Congolais et à leur Président

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    Le roi Philippe exprime ses "plus profonds regrets" pour les "actes de violence" et les "souffrances" infligés au Congo léopoldien puis belge, dans une lettre adressée au président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance du Congo. C'est ce que communique le Palais royal ce mardi matin.

    Le roi Philippe est le premier souverain régnant à exprimer ses regrets à ce sujet jugeant que "pour renforcer davantage nos liens et développer une amitié encore plus féconde, il faut pouvoir se parler de notre longue histoire commune en toute vérité et en toute sérénité".

    Notre histoire est faite de réalisations communes mais a aussi connu des épisodes douloureux

    "Notre histoire est faite de réalisations communes mais a aussi connu des épisodes douloureux. A l'époque de l'État indépendant du Congo, des actes de violence et de cruauté ont été commis, qui pèsent encore sur notre mémoire collective. La période coloniale qui a suivi a également causé des souffrances et des humiliations", décrit le descendant de Léopold II.

    "Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd'hui ravivée par les discriminations encore trop présentes dans nos sociétés", assure alors le roi des Belges à l'adresse du président de la République démocratique du Congo. Le roi Philippe ajoute qu'il entend continuer "à combattre toutes les formes de racisme" et encourage à cet égard "la réflexion qui est entamée par notre Parlement afin que notre mémoire soit définitivement pacifiée".

    Une prise de parole de Sophie Wilmès

    Dans son courrier, le roi présente également ses félicitations au président de la République démocratique du Congo à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance du Congo, regrettant - "compte tenu des circonstances actuelles" - ne pouvoir assister aux festivités auxquelles il avait été invité.

    La Libre Belgique indique que la Première ministre belge Sophie Wilmès (MR) devrait également prendre publiquement la parole mardi pour livrer un message au ton semblable à celui du chef de l'État.

    Ci-dessous, dans son intégralité, la lettre de félicitations à Felix-Antoine Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance du Congo.

    "En ce soixantième anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, je tiens à vous adresser ainsi qu’au peuple congolais mes vœux les plus chaleureux.

    Cet anniversaire est l’occasion de renouveler nos sentiments d’amitié profonde et de nous réjouir de la coopération intense qui existe entre nos deux pays dans tant de domaines, et notamment dans le domaine médical qui nous mobilise en cette période de pandémie. La crise sanitaire nous frappe au milieu d’autres préoccupations. Le partenariat privilégié entre la Belgique et le Congo est un atout pour y faire face. En ce jour de fête nationale, je souhaite réaffirmer notre engagement à vos côtés. 

    Pour renforcer davantage nos liens et développer une amitié encore plus féconde, il faut pouvoir se parler de notre longue histoire commune en toute vérité et en toute sérénité.

    Notre histoire est faite de réalisations communes mais a aussi connu des épisodes douloureux. A l’époque de l'État indépendant du Congo des actes de violence et de cruauté ont été commis, qui pèsent encore sur notre mémoire collective. La période coloniale qui a suivi a également causé des souffrances et des humiliations. Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd’hui ravivée par les discriminations encore trop présentes dans nos sociétés. Je continuerai à combattre toutes les formes de racisme. J’encourage la réflexion qui est entamée par notre parlement afin que notre mémoire soit définitivement pacifiée.

    Les défis mondiaux demandent que nous regardions vers l’avenir dans un esprit de coopération et de respect mutuel. Le combat pour la dignité humaine et pour le développement durable requiert d’unir nos forces. C'est cette ambition que je formule pour nos deux pays et pour nos deux continents, africain et européen.

    Les circonstances actuelles ne permettent malheureusement pas de me rendre dans votre beau pays, que j’aimerais tant mieux connaître. J’espère que j’en aurai bientôt l’opportunité." (Belga)

  • Ci-joint, le texte d'une motion déposée par le groupe Visons Demain préalablement à la réunion du Conseil Communal du 23 juin 2020

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    Motion contre le projet d’enfouissement des déchets hautement radioactifs de l’ONDRAF sur le territoire de la commune de Visé comme sur le territoire de communes du Pays de Herve ou de la Basse-Meuse.

     

    Considérant qu’il appartient à la commune d’assurer le respect de la salubrité publique et plus globalement de l’intérêt général sur son territoire ;

    Considérant l’importance des risques pour la santé et l’environnement liés aux déchets hautement radioactifs ;

    Considérant que la destination finale des déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie n’a pas été prévue au moment de la construction des centrales et qu’aucune décision politique n’a été prise jusqu’ici à cet égard ;

    Considérant que l’Organisme National des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (ONDRAF) propose au gouvernement fédéral d’adopter le « stockage géologique » (ou l’enfouissement) comme destination finale des déchets hautement radioactifs ;

    Considérant que la commune de Visé est potentiellement concernée comme d’autres communes de la Basse-Meuse et est proche des communes du Pays de Herve explicitement visées dans l’étude d’incidences environnementales de l’ONDRAF ;

    Considérant que l’ONDRAF mène une consultation publique portant sur ce projet (intitulée « Une destination finale pour les déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie en Belgique ») du 15 avril au 13 juin 2020 inclus, soit une enquête lancée en pleine période de confinement, durant laquelle l’attention de l’opinion publique est légitimement focalisée sur la gestion de la pandémie du Covid-19 et ses conséquences sanitaires, économiques et sociales ;

    Considérant que ce projet de l’ONDRAF est basé sur son Plan Déchets présenté en 2010, qui fut remis en question à deux reprises par l’AFCN (Agence fédérale de contrôle nucléaire), en 2016 et 2017 ;

    Considérant que les principaux aspects du présent projet restent inconnus, aucune information quant aux modalités concrètes du stockage de ces déchets (lieu, moment et méthodes) n’étant à ce stade spécifiée ;

    Considérant qu’il est impossible de s’assurer que la solution de « stockage géologique » proposée par l’ONDRAF soit totalement sécurisée, notamment parce que les aléas sismiques sont imprévisibles sur des échelles de temps aussi longues, de l’ordre du million d’années ;

    Considérant qu’en Suède, la justice a rejeté le 23 janvier 2018 le « projet de stockage géologique » dans la mesure où il comporte de trop nombreuses incertitudes sur la tenue à long terme des conteneurs de déchets qui seraient entreposés dans le stockage géologique tel qu’envisagé aujourd’hui ;

    Considérant qu’il n’existe aucune étude d’incidences à l’étranger sur le stockage géologique en tant que « concept », ni de site de stockage de déchets hautement radioactifs qui soit pleinement fonctionnel ailleurs dans le monde ;

    Considérant que l’enfouissement des déchets radioactifs engagerait la Belgique sur une durée d'au moins 300.000 ans et coûterait au moins 10,7 milliards ;

    Considérant qu’à terme, le « stockage géologique » des déchets radioactifs serait irréversible ;

    Considérant que l’ONDRAF n’a pas encore mené d’étude approfondie sur les solutions alternatives au « stockage géologique », comme exigé par l’AFCN et la population belge ;

    Considérant qu’il n’y a aucune nécessité pour la Belgique de se décider dès à présent sur une solution finale ou définitive de stockage des déchets hautement radioactifs (le gouvernement des Pays-Bas ayant, par exemple, décidé le 29 janvier 2018 de reporter toute décision définitive à l’an 2100) ;

    Considérant qu’il n’existe pas de « bonne solution » pour les déchets radioactifs, et qu’il est donc nécessaire de rechercher démocratiquement la moins mauvaise, et de la justifier publiquement ;

    Considérant que la création d’un centre d’enfouissement de déchets radioactifs sur le territoire d’une des communes du Pays de Herve ou de la Basse-Meuse serait de nature à nuire gravement à l’attrait touristique de notre région.

    Le Conseil communal de Visé, réuni en séance publique le 23 juin, à l’unanimité,

    DÉCIDE de s’opposer au projet d’enfouissement tel que proposé actuellement par l’ONDRAF que ce soit sur le territoire de la commune de Visé ou sur le territoire de toute autre commune appartenant au Pays de Herve ou à la Basse-Meuse.

    DEMANDE que le projet de stockage géologique en cause soit abandonné et qu’à défaut, une nouvelle enquête publique soit relancée avant toute décision et cela en dehors de toute période de confinement.

    CHARGE le Collège de transmettre la présente motion au Directeur général de l’ONDRAF et à la Ministre fédérale de l'Énergie, de l'Environnement et du Développement durable.